Il valait partout ; il ne vaut que dans l'adressage dérivé des tenants, où passerelle_de(index, zone) produit le même .1 dans les treize sous-réseaux d'un tenant. C'est une propriété de la dérivation, pas une loi universelle. Dans l'underlay il produisait deux effets pervers. Un seuil arbitraire : les sous-réseaux plus étroits qu'un /24 étaient exemptés, donc élargir un /29 changeait la validité du fichier sans que rien d'autre bouge. Et une couture entre propriétaires : l'octet attendu venait de la nomenclature d'un tenant, appliquée à la fabric de l'hébergeur — la validité de l'underlay aurait dépendu du tenant actif. Ce qui reste est plus fort et suffit (D-52) : une passerelle doit être l'adresse d'un hôte déclaré sur ce réseau. Elle attrape les passerelles fantômes, ce que le comptage d'octets ne faisait pas. Vérifié : la garde mord toujours. À noter, parce que l'ordre était mauvais : le ré-adressage de l'OPNsense en .1 a été demandé au nom de cette règle, deux messages avant qu'elle soit recadrée. Pas perdu — .1 est la position conventionnelle d'une passerelle — mais la portée aurait dû être questionnée avant de faire changer une adresse en service. D-53 : le réseau et l'underlay de l'hébergeur méritent leur propre dépôt. underlay.yml décrit une infrastructure, le dépôt de tenant une organisation ; un tenant peut déménager, une fabric non. Consigné, non fait. D-54 : 10.0.0.0/24 est réservé à l'IPAM, la gestion des équipements et l'OOB, accès sysadmin. Aucun hyperviseur, aucune VM, aucun trafic tenant. C'est la raison d'être des VLAN 11 et 40. 30 preuves OK. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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Registre des décisions d'architecture
À quoi sert ce document. Les décisions sont écrites là où elles s'appliquent —
frontiere-opnsense.md,sdn-evpn.md,migration-tenant.md,underlay.yml.example— et leur histoire vit dans leCHANGELOG. Ce registre ne les répète pas : il dit quelles décisions existent, pourquoi, et où lire le détail. Sans lui, « pourquoi le/29et pas le/30? » demande de relire vingt entrées de journal.
Ce n'est pas la doctrine de conduite (AGENTS.md §Principes), ni le registre des
affirmations prouvables (docs/audit/affirmations.md). Une décision peut n'être gardée par
aucune preuve : elle reste une décision.
Qui décide. Toutes ces décisions sont celles de l'opérateur du dépôt. Plusieurs ont été prises sur recommandation — l'assistance propose et argumente, elle ne tranche pas. La distinction compte pour la suite : une décision se renverse par celui qui l'a prise, et savoir qu'elle a été choisie plutôt que héritée change ce qu'on s'autorise à en faire.
Les dates de la §5 sont celles de l'historique git, pas du moment de la conversation : ce sont les seules vérifiables.
1. Le réseau
| # | Décision | Pourquoi | Détail | Garde |
|---|---|---|---|---|
| D-01 | OPNsense est une frontière nord/sud, pas la passerelle des zones | le routage inter-zone reste au débit ligne ; la bordure ne voit pas l'est-ouest | frontiere-opnsense.md §1 |
— |
| D-02 | Le lien de transit vit dans l'underlay, pas dans un tenant | la frontière route vers tous les tenants par le même saut : il ne peut dériver d'aucun index |
frontiere-opnsense.md §6 |
P23 |
| D-04 | Un point de routage porte le même dernier octet sur tous ses sous-réseaux — dans l'adressage dérivé des tenants seulement | on retient une adresse, pas treize. Dans l'underlay, l'adressage est dicté par les participants d'un lien physique : la règle y imposait un seuil arbitraire et empruntait sa valeur à la nomenclature d'un tenant | frontiere-opnsense.md §4 |
P20 |
| D-52 | Dans l'underlay, une passerelle doit être l'adresse d'un hôte déclaré sur ce réseau | remplace le comptage d'octets par une règle plus forte : elle attrape les passerelles fantômes | underlay.py |
P23 |
| D-49 | Aucun commutateur ne route. La frontière est le seul équipement L3 | l'EVPN a retiré les VLAN tenants du fil, puis la fusion du lien de sortie a rendu les nœuds de sortie adjacents à la frontière : plus un seul flux à router | underlay.yml |
P23 |
| D-50 | passerelle = la passerelle du sous-réseau, où qu'elle vive ; le SVI se dérive du rôle de son porteur |
la clé signifiait « adresse du SVI du switch » — une hypothèse, pas une donnée. Un même moteur sert désormais les deux postures | devis_reseau.py |
P23 |
| D-51 | Deux commutateurs en paire, pas trois en étoile | le centre d'une étoile est sur tous les chemins : point de panne unique du plan de données. Deux liens vers deux commutateurs donnent la redondance qu'une étoile ne peut pas donner | underlay.yml |
— |
| D-06 | Les réseaux déclarent leur fabric ; un devis ne parle que de la sienne | le stockage jumbo vit sur ses propres commutateurs — un devis est une configuration, pas un inventaire | sdn-evpn.md §4 |
P23 |
| D-07 | Pas d'ACL sur cette fabric (acl_inter_tenant: false) |
le matériel ne sait pas lier une ACL à un SVI ; des règles jamais liées auraient l'air d'isoler | frontiere-opnsense.md §1 |
— |
| D-43 | Les objets SDN d'un tenant (zone, VNets, sous-réseaux) sont dérivés du seed et émis par make devis-sdn |
ajouter un tenant implique 13 objets de cluster ; les créer à la main dans un dépôt où tout dérive était la dernière lacune | sdn-evpn.md §2 |
P30 |
| D-44 | Le nommage SDN dérive du tenant : zone <PRÉFIXE><index>, VNet <préfixe><index><zone> |
se lit sans table de correspondance ; les zones faites à la main (VRF0017) sont remplacées tant qu'elles sont vides. Seule contrainte conservée : 8 caractères, imposée par Proxmox |
sdn-evpn.md §2 |
P30 |
| D-08 | Le routage tenant passe au SDN EVPN — une zone par tenant | une zone EVPN est un VRF : l'isolation devient structurelle, pas réglementaire | sdn-evpn.md |
P23 (MTU) |
| D-09 | Le filtrage inter-zone d'un tenant se fait au même niveau (EVPN) | là où le routage a lieu | sdn-evpn.md §3 |
— |
| D-31 | Le filtrage est-ouest est appliqué deux fois : hyperviseur puis nftables d'hôte | défense en profondeur ; les deux dérivent du même registre par les mêmes fonctions, donc ne peuvent pas diverger | sdn-evpn.md §3 |
P25 |
| D-32 | Tout ce qui entre ou sort d'un tenant passe par la frontière | un VRF n'a qu'une sortie ; conséquence : la frontière devient un prérequis de déploiement | sdn-evpn.md §3 |
— |
| D-10 | L'inter-tenant passe obligatoirement par la frontière | il sort du VRF, donc traverse une bordure en block par défaut : il ne peut plus être oublié |
sdn-evpn.md §3 |
— |
| D-11 | La sortie générale est déclarée dans le registre des flux | block out est un vrai default-deny ; un besoin oublié ne se manifeste pas par un refus clair |
frontiere-opnsense.md §8 |
P09 |
| D-29 | L'overlay EVPN plafonne à 1450 ; le transport doit donc dépasser 1500 | choix d'exploitation ; l'encapsulation VXLAN coûte 50 octets | sdn-evpn.md §5 |
P23 (MTU du transport) |
| D-30 | L'ICMP « fragmentation nécessaire » est déclaré, dans les deux sens | à 1450, tout ce qui traverse la frontière dépend de la découverte de MTU de chemin ; une bordure en default-deny la casse en silence | roles/serveur_debian/meta/flux.yml |
P09 |
| D-12 | Nommage : bifrost aux frontières, sleipnir à la fabric |
Bifröst est le pont vers l'extérieur ; Sleipnir traverse les mondes sans en sortir | frontiere-opnsense.md §6 |
— |
2. Qui possède quoi
| # | Décision | Pourquoi | Détail | Garde |
|---|---|---|---|---|
| D-13 | Un hébergeur sert plusieurs tenants et a son tenant par défaut | Chezlepro est les deux à la fois, ce qui masquait la distinction | frontiere-opnsense.md §2 |
— |
| D-14 | underlay.yml appartient à l'hébergeur, monté par symlink |
ce sont ses commutateurs, ses câbles ; le moteur est générique, un tenant n'en possède pas | sdn-evpn.md, underlay.yml.example |
— |
| D-15 | Ce symlink ne suit pas make instance-utiliser |
basculer le tenant actif ne change pas la fabric | frontiere-opnsense.md §2 |
— |
| D-16 | Les intrants de la frontière se lisent chez l'hébergeur | un hébergeur n'a qu'une frontière pour tous ses tenants | frontiere-opnsense.md §2 |
— |
| D-17 | L'hébergeur n'est pas déclaré : le symlink le désigne | une seconde déclaration ouvrirait deux valeurs contradictoires | frontiere-opnsense.md §2 |
— |
| D-35 | Le cluster Proxmox appartient à l'hébergeur ; seuls le golden template et les défauts de placement restent au tenant | recopié chez chaque tenant, l'inventaire du cluster avait déjà divergé — deux listes de stockages contradictoires pour le même matériel | config-proxmox.md |
P27 |
| D-36 | Le panneau nomme le propriétaire de chaque section d'intrants | éditer une section « hébergeur » vaut pour tous ses tenants ; l'écran ne le disait pas | scripts/inventory_gui.py (INTRANTS_SCHEMA) |
— |
| D-37 | Chaque tenant a son pool Proxmox ; les noms courts de VM restent identiques d'un tenant à l'autre | 11 serveurs sur 14 sont homonymes — c'est la preuve que la nomenclature est un gabarit ; le coût est humain (la console affiche le nom), et le pool le corrige sans rien renommer | devis_proxmox_pools.py |
P28 |
| D-45 | L'affinité de VM (garder un groupe sur le même hyperviseur) attend Proxmox 9 ; tenue à la main d'ici là | les resource affinity rules n'existent qu'en 9 ; en 8.4 seuls les groupes HA épinglent à des nœuds, pas des VM entre elles. Sans ressource HA déclarée, rien ne déplace ni ne sépare les VM — le sujet ne devient réel qu'en activant la HA | sdn-evpn.md |
— |
| D-46 | Un hébergeur porte trois catégories, pas deux : son tenant, ses opérations, le plan de contrôle | Chezlepro est hébergeur ET tenant, ce qui masquait des besoins n'appartenant à aucun tenant | hebergeur-exploitation.md §2 |
— |
| D-47 | Les services d'exploitation de l'hébergeur vivent dans son dépôt, et leurs VM se rattachent à un pont VLAN, jamais un VNet | un service qui observe la fabric ne peut pas dépendre d'elle : l'EVPN tombe, et la supervision tombe avec la raison de la panne | hebergeur-exploitation.md §1, §4 |
— |
| D-48 | Les hyperviseurs sont gérables par Ansible ; « hors flotte » ne vaut que pour les commutateurs et la frontière | ce sont des Debian joignables en SSH ; c'est la seule façon d'y poser un exportateur de métriques | hebergeur-exploitation.md §5 |
— |
| D-53 | Le réseau et l'underlay de l'hébergeur méritent leur propre dépôt, séparé de son tenant | underlay.yml et le cluster décrivent une infrastructure ; le dépôt de tenant décrit une organisation. Les mêler oblige à trancher qui possède quoi à chaque commit |
hebergeur-exploitation.md §7 |
— |
| D-54 | 10.0.0.0/24 est réservé à l'IPAM, la gestion des équipements et l'OOB — accès sysadmin |
aucun hyperviseur, aucune VM, aucun trafic tenant ; c'est la raison d'être des VLAN 11 et 40 | underlay.yml |
— |
| D-18 | Chaque tenant a un responsable désigné | sans lui, « qui peut décider de déménager cette organisation ? » se pose au pire moment | migration-tenant.md §3 |
— |
| D-38 | Toute authentification web passe par Keycloak ; LDAP est la source unique des comptes | une identité, un mot de passe ; aucun service ne tient son propre répertoire d'humains | authentification.md §1-2 | — |
| D-39 | Les protocoles qui ne parlent pas OIDC (IMAP, SMTP) se lient directement à LDAP | le chemin varie, la source ne varie pas | authentification.md §2 | — |
| D-40 | L'accès de secours passe par sudo sur l'hôte, pas par un compte web permanent | service → Keycloak → LDAP est en série : sans secours, une panne exclut tout le monde, y compris pour réparer | authentification.md §4 | — |
| D-41 | Le formulaire de connexion locale n'est pas proposé au repos (<rôle>_connexion_locale: false) | il contourne la politique de mot de passe, le MFA et surtout la révocation centrale ; sudo est le mécanisme de réouverture | authentification.md §3 | — |
| D-42 | Chaque rôle déclare sa position d'authentification (meta/authentification.yml), gardée par une preuve | une directive qu'aucune garde ne vérifie finit par ne plus être vraie — c'était le cas des 28 lignes d'intégration recopiées | authentification.md §5 | P29 |
3. Les secrets
| # | Décision | Pourquoi | Détail | Garde |
|---|---|---|---|---|
| D-19 | Une seule voûte par instance (group_vars/all/vault.yml) |
un mot de passe, un endroit | config-proxmox.md |
P18 |
| D-20 | La liste des secrets se recense, elle ne s'écrit pas | trois copies manuelles ont existé, toutes ont divergé | intrants-communs.md §H |
P18 |
| D-21 | L'empreinte du root CA n'est pas un secret : elle se dérive à chaud | un from-zero régénère l'AC ; figée en voûte, elle serait périmée |
roles/client_pki/README.md |
— |
| D-22 | Migrer un tenant, c'est révoquer, pas transmettre | sinon l'ancien hébergeur garde à vie l'accès aux secrets d'un client parti | migration-tenant.md §6 |
— |
4. La méthode
| # | Décision | Pourquoi | Détail | Garde |
|---|---|---|---|---|
| D-23 | Les cibles hors flotte reçoivent un devis, pas un rôle | commutateurs, frontière et SDN sont des objets de cluster ; un rôle boucle sur des hôtes | sdn-evpn.md §7 |
— |
| D-24 | Un devis n'écrit rien : il se relit, puis s'applique | proportionné au risque — une config ratée partitionne tout un cluster | frontiere-opnsense.md §7 |
— |
| D-25 | Le dépôt n'affirme pas que ses devis s'appliquent, il affirme qu'ils dérivent | leur syntaxe dépend d'un matériel que le dépôt ne possède pas | audit/affirmations.md §10 |
— |
| D-26 | Un modèle peut porter un underlay ; tous les hébergeurs n'ont pas le même matériel | générique public, étoffés en privé | exemples/modeles/socle/README.md |
P17 |
| D-27 | Migration : le receveur est prouvé prêt avant tout gel | l'interruption se réduit au delta et à la propagation DNS | migration-tenant.md §4 |
— |
| D-28 | Le mandat de migration est signé par le tenant, pas convenu entre hébergeurs | il n'y a pas de registre central pour arbitrer ; une organisation n'est pas la propriété de son hébergeur | migration-tenant.md §2 |
— |
| D-33 | Une intégration universelle est déclarée par le rôle, jamais recopiée par serveur | 28 des 57 lignes du plan disaient oui à ce qui vaut pour tous : elles n'existaient que pour être oubliées — et quatre l'avaient été | integrations-vm.md §Politique |
P26 |
| D-34 | Une exemption se dérive du service rendu (sauf_role), jamais d'un nom d'hôte |
l'AC ne s'enrôle pas auprès d'elle-même ; l'exemption doit suivre step-ca si on le déplace | roles/client_pki/meta/integration.yml |
P26 |
5. Décisions renversées
Les garder évite de refaire le chemin, et explique pourquoi le code porte encore des branches qui semblent inutiles.
| Décision | Tenue du … au … | Renversée par | Pourquoi | Ce qu'il en reste |
|---|---|---|---|---|
| L'isolation inter-tenant est portée par des ACL de commutateur | 2026-07-07 → 08-03 | 059d76a |
le matériel ne sait pas lier une ACL à une interface de routage | acl_inter_tenant: true reste le défaut : une autre fabric peut en être capable |
| Le routage inter-zone est porté par les commutateurs L3 | 2026-07-07 → 08-03 | e5ce2b9 |
sans ACL, l'isolation devenait déclarative ; EVPN la rend structurelle | routage_tenants: switch reste le défaut et reste généré |
L'underlay.yml vit à la racine du moteur, gitignoré |
2026-07-24 → 08-02 | 0eae97c |
consommé par deux générateurs, validé par une preuve, versionné nulle part | SETOPS_UNDERLAY permet toujours de le pointer ailleurs |
| D-05 — un seul commutateur route, les autres en L2 pur | 2026-07-07 → 08-04 | 2026-08-04 | deux décisions séparées (EVPN, puis fusion du lien de sortie) ont vidé le rôle sans qu'on regarde leur effet cumulé : les trois SVI n'avaient plus aucun consommateur | le moteur sait toujours émettre des SVI — le modèle public s'en sert |
D-03 — le /29 de transit, SVI en .6, .3 réservée CARP |
2026-07-24 → 08-04 | 2026-08-04 | élargi en /24 pour y loger les nœuds de sortie ; l'exemption d'invariant sous le /24 tombe alors, et le .1 revient à la passerelle |
le plan .1 passerelle / .2 .3 pare-feux survit, décalé d'un cran |
Ce que ces renversements ont en commun. Aucun ne vient d'un changement d'avis : les trois viennent d'un fait découvert après la décision — une commande absente de l'aide du matériel, une capacité manquante, une dizaine de modifications irrécupérables. C'est l'argument le plus fort pour éprouver avant de figer.