erplibre/script/proxmox/README.fr.md
Mathieu Benoit 01b77dfa80 [ADD] proxmox : déployer des VM sur un hôte Proxmox distant
Nouvelle entrée sous QEMU/KVM, avec l'équivalent de ses dix-sept commandes.
Toute la différence tient en une phrase : l'hyperviseur est ailleurs. On
choisit donc l'hôte — VM QEMU locale, adresse, ou ~/.ssh/config — et on le
vérifie : pveversion le prouve, id/sudo décident du privilège, et une clé
d'hôte inconnue s'enregistre par ssh-keyscan plutôt qu'en désactivant le
contrôle.

Quatre pièges trouvés sur un hôte réel. Une Proxmox installée sur Debian n'a
aucun pont : on en propose un INTERNE, car ajouter l'interface physique
déplace l'adresse de l'hôte et coupe la session — à distance, sans retour.

--- EN ---

A new entry under QEMU/KVM, with the counterpart of its seventeen commands.
The whole difference fits in one sentence: the hypervisor is elsewhere. So the
host is chosen — local QEMU VM, address, or ~/.ssh/config — and then checked:
pveversion proves it, id/sudo decide about privilege, and an unknown host key
is recorded with ssh-keyscan rather than by disabling the check.

Four traps found on a real host. A Proxmox installed on Debian has no bridge:
we offer an INTERNAL one, because adding the physical NIC moves the host
address and cuts the session — remotely, with no way back.

Assisted-by: Claude Opus 5
2026-08-23 05:54:38 -04:00

4.4 KiB
Raw Blame History

Déployer des VM sur un hôte Proxmox VE

Deux choses différentes vivent dans ce répertoire :

  • install_proxmox.sh transforme une Debian en hyperviseur Proxmox. Voir script/qemu/README.fr.md, qui documente la distro proxmox du catalogue de déploiement.
  • proxmox_deploy.py déploie des VM sur un tel hôte, depuis TODO › Execute › Deploy › Proxmox VE, juste sous QEMU/KVM.

Toute la différence : l'hyperviseur est ailleurs

Avec QEMU/KVM, l'hyperviseur est la machine qui exécute le script. Avec Proxmox il est ailleurs : la première question est donc quel hôte — et la réponse est retenue pour la session. Trois voies, toutes proposées par le menu :

  1. Depuis les VM QEMU locales — une VM proxmox déployée ici. Son adresse vient du bail DHCP, rien à retaper.
  2. Par adresse — utilisateur@hôte, plus un rebond SSH facultatif.
  3. Depuis ~/.ssh/config — l'alias porte déjà l'utilisateur, le port et le ProxyJump ; on ne demande rien d'autre.

L'hôte choisi est ensuite vérifié, pas supposé : pveversion prouve que c'en est un, id -u et sudo -n true décident s'il faut sudo, et une clé d'hôte inconnue est proposée à l'enregistrement (par ssh-keyscan, jamais en désactivant la vérification — un hyperviseur n'est pas une VM jetable).

# Ce que l'outil envoie, et qu'on peut rejouer à la main :
ssh erplibre@pve1 sudo sh -c 'qm list'
ssh erplibre@pve1 sudo sh -c 'pvesm status --content images'

Pourquoi SSH et qm, pas l'API REST

L'API demande un jeton ou un ticket à créer et à renouveler. qm est la voie que tout administrateur Proxmox connaît, le dépôt sait déjà gérer des accès SSH (~/.ssh/config, ProxyJump, clés), et les commandes restent lisibles dans le journal — donc rejouables à la main. C'est ainsi que chaque panne de ce module a été diagnostiquée.

sudo sh -c '<toute la commande>' et non sudo <commande> : ces commandes sont des suites et des redirections. Préfixer par sudo n'élèverait que le premier mot, et la redirection resterait celle du shell non privilégié.

Quatre pièges rencontrés sur un hôte réel

Une Proxmox installée sur Debian n'a aucun vmbr0 — l'installateur ISO en crée un, cette procédure non. Or qm create exige un pont.

Le menu propose alors un pont interne (vmbr0, 10.10.10.1/24, NAT par la sortie). Ne jamais ajouter l'interface physique à un pont est un choix : cela déplace l'adresse de l'hôte et coupe la session SSH en cours — à distance, sans retour. Pour un pont donnant sur le LAN, la strophe est affichée, à appliquer depuis une console.

Sur un pont interne, aucun DHCP ne répond : l'adresse est donc fixe, dérivée du VMID — donc connue avant que la VM ne démarre. La chercher ensuite était absurde.

L'image cloud Debian n'embarque pas qemu-guest-agent, et Proxmox ne connaît pas l'adresse d'un invité en DHCP : il ne distribue pas les baux. Le repli est le voisinage de l'hôte (ip neigh), qui ne demande rien à l'invité.

Le menu, entrée par entrée

Les dix-sept entrées de QEMU/KVM ont leur équivalent. Quatre sont le même code, parce que c'est le même travail : rouvrir le suivi d'installation, le tunnel bureau distant, l'émulateur Android et le catalogue d'images. Elles atteignent les invités Proxmox par les entrées ~/.ssh/config que l'entrée 13 écrit, avec l'hôte Proxmox en ProxyJump.

[1] Déployer une VM        [8]  Redimensionner un disque   [15] Émulateur Android *
[2] Prévisualiser          [9]  Effacer des VM             [16] Catalogue d'images *
[3] Télécharger une image  [10] Nettoyer (orphelins)       [17] Exemple (dry-run)
[4] Rouvrir le suivi *     [11] Tester une VM (Odoo)       [18] Changer d'hôte
[5] Lister (qm list)       [12] Statistiques
[6] Adresse IP d'une VM    [13] Configuration SSH
[7] Console d'une VM       [14] Tunnel bureau distant *
                                        * code partagé avec le menu QEMU/KVM

Vérifié

Déploiement d'une VM dans une Proxmox qui tourne elle-même dans une VM libvirt : image téléchargée sur l'hôte, pont interne créé, adresse fixe, utilisateur et clé par cloud-init, disque redimensionné, qm start. Puis ssh vm-essai depuis l'extérieur l'atteint par le rebond — trois niveaux imbriqués. Redimensionnement 12G → 16G, effacement avec --purge, recherche d'orphelins : tout contrôlé contre Proxmox VE 9.2.11.