Set-OPS-Public/docs/sortir-les-cles-du-poste.md
Daniel Allaire c0f610be33 patient 0 efface : l index 29 est libere, et le site n ouvre plus rien a 10.29.0.0/16
Ses machines n existaient plus depuis le 2026-09-06 (D-83), mais son plan
restait sur disque : la federation lui reservait l index 29 et quatre machines
du site lui ouvraient SSH, apt, DNS et HTTPS. Les commentaires et documents
vivants gardent leur lecon sans le nommer ; les archives restent telles quelles.

Pas encore sur le reseau : les regles regenerees attendent le runner du site.

Co-Authored-By: Claude Opus 5.5 <noreply@anthropic.com>
2026-09-27 21:55:27 -04:00

5.4 KiB

Pour qui : l'exploitant, le jour où il réalise que 1 644 octets valent toute l'installation. À faire une fois, puis à refaire quand une clé change.

Sortir les clés du poste

Ce qui est en jeu

Le code de Set-OPS est répliqué deux fois : eregion et la forge du site. Les voûtes chiffrées y sont aussi.

Ce chiffre était trois, et il a baissé sans que rien ne le signale. Un coffre répliqué deux fois reste solide — mais c'est la redondance du génome qui a diminué, pas le chiffrement, et c'est exactement ce que la page Filiation, signatures & témoins appelle la vraie mesure de résistance d'une lignée : combien de copies vivantes, sur combien de machines distinctes.

Les clés qui l'ouvrent vivent dans neuf fichiers de ce poste — 1 644 octets — sans aucune copie ailleurs. S'y ajoutent les clés SSH par lesquelles on entre sur les hyperviseurs, la frontière et chaque machine.

Ce qu'on perd avec le poste, par ordre de gravité :

Ce qui disparaît Conséquence
Le poste seul Les mots de passe restic restent lisibles sur les machines vivantes (/etc/setops/restic.pass) — récupérable, mais douloureux, et plus aucun déploiement possible entre-temps
Le poste et une machine L'état de cette machine devient illisible
Le poste et le site Terminal

La manœuvre

make cles-recenser                       # voir ce qui sortirait, sans rien écrire
make cles-exporter VERS=/media/…/CLE     # sortir, chiffrer, RELIRE

Lance-la toi-même, dans ton terminal. gpg demande une phrase de passe : elle ne doit passer ni par un journal, ni par le contexte d'un assistant. C'est la seule façon de s'en assurer.

L'outil refuse trois choses, et chacune a été éprouvée en la faisant échouer :

  • une destination dans l'infrastructure — ces clés ouvrent les sauvegardes ; les y ranger ferait un coffre dont la clé est à l'intérieur ;
  • écraser une archive existante — elle est peut-être la seule ;
  • une archive qu'il n'arrive pas à rouvrir — elle est alors supprimée. Une sauvegarde de clés qu'on ne sait pas ouvrir est pire que rien : elle donne le sentiment d'être protégé.

Il ne montre jamais le contenu des clés — seulement leur nom, leur taille et leur empreinte. De quoi vérifier sans divulguer.

Les deux gestes qui restent, et qui ne sont pas facultatifs

1. La phrase de passe va ailleurs que le support. Séparés, ils ne valent rien l'un sans l'autre ; ensemble, ils valent l'installation. Un papier dans un autre lieu, ou un gestionnaire de mots de passe qui n'est pas sur ce poste.

2. Une seconde copie, dans un autre lieu physique. Un support unique dans un tiroir unique, c'est le problème qu'on vient de fermer, déplacé de quelques mètres.

Les rouvrir — la moitié qui compte

Le jour où l'on s'en sert, le poste est mort. Le dépôt Set-OPS est répliqué trois fois, mais le cloner demande la clé SSH… qui est dans l'archive qu'on essaie d'ouvrir. Une procédure rangée dans le dépôt serait donc inaccessible exactement quand elle sert.

La clé se suffit donc à elle-même. À côté de l'archive :

setops-cles-<poste>.tar.gpg      les clés, chiffrées
restaurer_cles.py                le script, autonome
LISEZ-MOI-RESTAURATION.txt       le mode d'emploi, et les commandes manuelles

Une clé faite avant cette version ne porte pas les compagnons. make cles-compagnons VERS=/media/…/CLE les y dépose sans refaire l'archive : ni phrase de passe redemandée, ni risque d'écraser ce qui est déjà vérifié.

Sur la machine neuve, il ne faut que gpg, python3 et la phrase de passe :

python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg --lister   # voir sans rien écrire
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg            # remettre en place

Le script remet chaque fichier à sa place selon son nom, et repose les droits à 0600. Ce n'est pas cosmétique : ssh refuse une clé privée que d'autres peuvent lire, et son message ne dit pas qu'il s'agit d'un droit — une archive extraite depuis un support FAT arrive systématiquement dans cet état. Il refuse aussi d'écraser une clé déjà là : lancé par erreur sur un poste qui fonctionne, il ne détruit rien.

Si même ce script refuse de tourner, le LISEZ-MOI porte les commandes manuelles — gpg, tar, chmod. Les deux chemins ont été éprouvés le 2026-09-05 : export, poste vidé, restauration depuis la clé seule, empreintes comparées — identiques, 4 sur 4, droits 700/600.

L'éprouver pendant qu'on a encore le choix

make cles-restaurer ARCHIVE=/media/…/setops-cles-*.tar.gpg

Il refusera, puisque les clés sont déjà en place — et ce refus est en soi la preuve que l'archive s'ouvre et que la phrase de passe est la bonne. C'est le test le moins cher qui existe, et il vaut d'être refait après chaque changement de clé.

Quand recommencer

Quand une voûte est créée ou sa clé changée (voutes.py), quand une paire SSH de runner est refaite, et à l'arrivée d'un écosystème. make cles-recenser dit en une seconde si l'archive rangée est encore complète : compare le nombre de fichiers et les empreintes.

Ce que ça ne couvre pas

La phrase de passe elle-même : si elle est perdue, l'archive est du bruit. C'est le prix du chiffrement, et c'est pour ça que le geste 1 n'est pas décoratif.