Le jour ou l on s en sert, le poste est mort — et cloner le depot demande la cle SSH qui est dans l archive qu on essaie d ouvrir. Une procedure rangee dans le depot serait inaccessible exactement quand elle sert. L export depose donc restaurer_cles.py et un LISEZ-MOI a cote de l archive. La cle ne demande plus que gpg, python3 et la phrase de passe. Le script remet chaque fichier a sa place selon son NOM (machine neuve, parfois autre compte), repose les droits a 0600 — ssh refuse une cle privee lisible par d autres, et son message ne dit pas qu il s agit d un droit — et refuse d ecraser une cle presente, en regardant AVANT d ecrire. Le LISEZ-MOI porte les trois commandes manuelles. Un outil peut avoir un defaut ; gpg et tar seront la. EPROUVE : export vers une cle, poste neuf vide, restauration depuis la cle SEULE, empreintes comparees — identiques 4 sur 4, droits 700/600, et le refus d ecraser tire. Le filet manuel passe au meme test separement, identiques 4 sur 4. make cles-restaurer refusera puisque les cles sont en place — et ce refus est la preuve que l archive s ouvre et que la phrase de passe est la bonne. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_019f91zs9SDdwSzL2CVei6on
4.8 KiB
Pour qui : l'exploitant, le jour où il réalise que 1 644 octets valent toute l'installation. À faire une fois, puis à refaire quand une clé change.
Sortir les clés du poste
Ce qui est en jeu
Le code de Set-OPS est répliqué trois fois : eregion, la forge du site, patient 0.
Les voûtes chiffrées y sont aussi. Le coffre est solide.
Les clés qui l'ouvrent vivent dans neuf fichiers de ce poste — 1 644 octets — sans aucune copie ailleurs. S'y ajoutent les clés SSH par lesquelles on entre sur les hyperviseurs, la frontière et chaque machine.
Ce qu'on perd avec le poste, par ordre de gravité :
| Ce qui disparaît | Conséquence |
|---|---|
| Le poste seul | Les mots de passe restic restent lisibles sur les machines vivantes (/etc/setops/restic.pass) — récupérable, mais douloureux, et plus aucun déploiement possible entre-temps |
| Le poste et une machine | L'état de cette machine devient illisible |
| Le poste et le site | Terminal |
La manœuvre
make cles-recenser # voir ce qui sortirait, sans rien écrire
make cles-exporter VERS=/media/…/CLE # sortir, chiffrer, RELIRE
Lance-la toi-même, dans ton terminal. gpg demande une phrase de passe : elle ne doit
passer ni par un journal, ni par le contexte d'un assistant. C'est la seule façon de
s'en assurer.
L'outil refuse trois choses, et chacune a été éprouvée en la faisant échouer :
- une destination dans l'infrastructure — ces clés ouvrent les sauvegardes ; les y ranger ferait un coffre dont la clé est à l'intérieur ;
- écraser une archive existante — elle est peut-être la seule ;
- une archive qu'il n'arrive pas à rouvrir — elle est alors supprimée. Une sauvegarde de clés qu'on ne sait pas ouvrir est pire que rien : elle donne le sentiment d'être protégé.
Il ne montre jamais le contenu des clés — seulement leur nom, leur taille et leur empreinte. De quoi vérifier sans divulguer.
Les deux gestes qui restent, et qui ne sont pas facultatifs
1. La phrase de passe va ailleurs que le support. Séparés, ils ne valent rien l'un sans l'autre ; ensemble, ils valent l'installation. Un papier dans un autre lieu, ou un gestionnaire de mots de passe qui n'est pas sur ce poste.
2. Une seconde copie, dans un autre lieu physique. Un support unique dans un tiroir unique, c'est le problème qu'on vient de fermer, déplacé de quelques mètres.
Les rouvrir — la moitié qui compte
Le jour où l'on s'en sert, le poste est mort. Le dépôt Set-OPS est répliqué trois fois, mais le cloner demande la clé SSH… qui est dans l'archive qu'on essaie d'ouvrir. Une procédure rangée dans le dépôt serait donc inaccessible exactement quand elle sert.
La clé se suffit donc à elle-même. À côté de l'archive :
setops-cles-<poste>.tar.gpg les clés, chiffrées
restaurer_cles.py le script, autonome
LISEZ-MOI-RESTAURATION.txt le mode d'emploi, et les commandes manuelles
Sur la machine neuve, il ne faut que gpg, python3 et la phrase de passe :
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg --lister # voir sans rien écrire
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg # remettre en place
Le script remet chaque fichier à sa place selon son nom, et repose les droits à 0600.
Ce n'est pas cosmétique : ssh refuse une clé privée que d'autres peuvent lire, et son
message ne dit pas qu'il s'agit d'un droit — une archive extraite depuis un support FAT
arrive systématiquement dans cet état. Il refuse aussi d'écraser une clé déjà là :
lancé par erreur sur un poste qui fonctionne, il ne détruit rien.
Si même ce script refuse de tourner, le LISEZ-MOI porte les commandes manuelles — gpg,
tar, chmod. Les deux chemins ont été éprouvés le 2026-09-05 : export, poste vidé,
restauration depuis la clé seule, empreintes comparées — identiques, 4 sur 4, droits
700/600.
L'éprouver pendant qu'on a encore le choix
make cles-restaurer ARCHIVE=/media/…/setops-cles-*.tar.gpg
Il refusera, puisque les clés sont déjà en place — et ce refus est en soi la preuve que l'archive s'ouvre et que la phrase de passe est la bonne. C'est le test le moins cher qui existe, et il vaut d'être refait après chaque changement de clé.
Quand recommencer
Quand une voûte est créée ou sa clé changée (voutes.py), quand une paire SSH de runner
est refaite, et à l'arrivée d'un écosystème. make cles-recenser dit en une seconde si
l'archive rangée est encore complète : compare le nombre de fichiers et les empreintes.
Ce que ça ne couvre pas
La phrase de passe elle-même : si elle est perdue, l'archive est du bruit. C'est le prix du chiffrement, et c'est pour ça que le geste 1 n'est pas décoratif.