Question posee : « une sonde par role, est-ce parce qu elles agregent plusieurs verifications ? » Oui — et « une par role » n etait pas mon critere, c etait une coincidence : la plupart de ces roles n ont qu une preoccupation. Mesure : les quatorze sondes agregent de 2 a 6 chemins d echec chacune. Le critere, applique en silence jusqu ici, est desormais ecrit : UNE SONDE PAR CAUSE D ACTION — ni par role, ni par verification. CE QUE COUTE UNE AGREGATION ABUSIVE, dans le modele d Icinga : un service = un etat, un historique, un acquittement. Fondre deux causes qui appellent des gestes differents, c est ne plus pouvoir acquitter l une pendant que l autre alerte, et lire comme un service instable ce qui est deux faits distincts qui alternent. CE QUE COUTE L EXCES INVERSE : un voyant de plus est un voyant de moins regarde. Le test : les deux echecs appellent-ils le meme geste, de la meme personne, dans le meme delai ? Si oui une sonde, et le message nomme lequel a parle. Si non, deux. Par ce critere, deux sondes existantes sont abusives : `certificat` (trois gestes — minuteur bloque, AC changee, consommateur a recharger) et `cache-apt` (deux delais — panne immediate contre billet pour demain). Non scindees : c est une decision sur le nombre de voyants au mur. make prouver : CONFORME, 64 OK, 0 echec, 0 saute. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
8.6 KiB
Supervision dérivée des rôles
Pour qui : celui qui ajoute un rôle à Set-OPS et se demande comment sa supervision arrive dans Icinga — et celui qui exploite et veut savoir d'où sortent les services qu'il voit.
La règle en une phrase. Un rôle déclare les sondes de sa propre supervision ; le moteur en dérive les objets Icinga, la permission d'API et les preuves. Comme
meta/flux.ymlengendre nftables et OPNsense.
Pourquoi
Le 2026-09-09, mesure du dépôt sur lui-même :
au 2026-09-09 :
39 rôles déclarent leurs flux -> nftables + OPNsense, dérivés
32 déclarent leur empreinte -> ressources des VM, dérivées
32 déclarent leur authentification -> habilitations, dérivées
19 groupes déclarent `surveillance:` -> RIEN
Au 2026-09-09, les dix-neuf lignes surveillance: de docs/dependances-groupes.yml sont écrites,
versionnées, relues — et aucune n'est exécutée. Icinga surveillait deux choses :
sauvegarde et sante.
C'est la classe d'échec que ce dépôt nomme partout ailleurs, en version documentaire : la carte dit ce qui est surveillé, et personne ne surveille. Une intention écrite n'est pas une mesure.
Le contrat d'une sonde : c'est celui des greffons Nagios
Une sonde est un script local, déposé par le rôle qui la possède, dans
/usr/local/lib/setops/sondes/<nom>.sh (0750, root).
| sortie standard | TEXTE lisible puis, optionnellement, | métriques |
| code de sortie | 0 OK · 1 AVERTISSEMENT · 2 CRITIQUE · 3 INCONNU |
| réseau | aucun besoin : c'est le porteur qui pousse le résultat |
| durée | courte ; le porteur passe toutes les 15 min |
Ce contrat n'est pas de nous. C'est l'API des greffons Nagios, que
monitoring-pluginsimplémente depuis vingt ans et qu'Icinga parle nativement. La première rédaction de ce document la décrivait sans la nommer — autrement dit la réinventait.positionnement.mddit l'inverse : adopter aux seuils, ne pas réimplémenter.
La conséquence pratique est grande. Un greffon standard est une sonde valide, sans
la moindre colle : check_disk, check_load, check_procs, check_ntp_time,
check_file_age, check_smtp, check_pgsql… Le paquet en fournit 54. Une sonde ne
s'écrit à la main que lorsque la vérité à mesurer est propre à Set-OPS — et c'était le cas
pour client_pki/certificat, qui compare l'empreinte servie à celle du disque : aucun
greffon ne sait ça.
Écrire du shell là où un greffon existe, c'est se donner du code à maintenir et se priver de vingt ans de cas limites déjà rencontrés par d'autres.
Le rôle qui possède la sonde la déploie lui-même : il connaît ses chemins, ses
secrets, sa vérité de terrain. Il la déclare dans meta/supervision.yml, et c'est
cette déclaration que le moteur lit.
# roles/<rôle>/meta/supervision.yml
sondes:
- nom: certificat
ttl: 5400
raison: "..."
Passif, et à durée de vie — jamais actif
Un contrôle actif ne voit pas la machine muette : si elle ne répond plus, la sonde
échoue et on met ça sur le compte du réseau. Ici c'est le nœud qui parle, et le ttl de
son envoi fait la fraîcheur — sans nouvelle, Icinga périme le service tout seul.
Le silence alerte autant que l'échec. C'est exactement ce qui a manqué à
openipmi.service : une unité en échec à chaque démarrage pendant une semaine, et
systemctl --failed à zéro partout parce qu'aucune machine n'avait redémarré.
C'est aussi ce qu'impose la vérification suit la clé : la sonde tourne là où vit la vérité, pas sur le superviseur. Un dépôt de sauvegarde chiffré côté client ne peut être jugé que par qui détient la clé.
Ce qui n'a rien à faire ici
Une métrique à seuil — durée de collecte, volume de journaux, taux d'occupation — appartient à Prometheus et Grafana. Icinga répond à une seule question : est-ce cassé ? Mélanger les deux rendrait les deux moins lisibles.
Chaque sonde vient avec son contrôle négatif
Une sonde qu'on n'a jamais vue échouer n'est pas une sonde, c'est une habitude. Dix-neuf voyants verts non éprouvés seraient un recul par rapport à deux voyants prouvés : ils rassureraient.
Toute sonde ajoutée doit donc être accompagnée de la manière de la faire échouer pour de vrai, et cette manière doit être rejouée au moins une fois, sur une machine réelle. Le CHANGELOG en porte la trace.
Et contre un état sain, tout autant. La première version de la sonde du certificat a
rendu 14 machines sur 14 en CRITIQUE — sur une PKI qui se portait très bien. Elle
utilisait openssl verify -CAfile racine, alors que nos certificats sont signés par un
intermédiaire que seul step certificate verify sait retrouver. Une alarme toujours
allumée ne vaut pas mieux qu'une alarme jamais allumée : elle apprend à ne plus regarder.
Une sonde se prouve donc deux fois — verte sur le sain, rouge sur le cassé.
Combien de sondes : une par CAUSE D'ACTION
Ni une par rôle, ni une par vérification. Une par geste que le verdict appelle.
Les quatorze premières sondes agrègent chacune de deux à six chemins d'échec, et ce choix avait été fait sans être écrit — d'où cette section, ajoutée le 2026-09-10 après la question : « est-ce parce qu'elles agrègent plusieurs vérifications ? »
Ce que coûte une agrégation abusive, dans le modèle d'Icinga : un service = un état, un historique, un acquittement. Fondre deux causes qui appellent des gestes différents, c'est ne plus pouvoir acquitter l'une pendant que l'autre alerte — et lire comme un service instable ce qui est en réalité deux faits distincts qui alternent.
Ce que coûte l'excès inverse : un voyant de plus est un voyant de moins regardé. Le dépôt le répète assez — une supervision creuse est pire qu'aucune.
Le test pratique, à appliquer sans état d'âme :
Les deux échecs appellent-ils le même geste, de la même personne, dans le même délai ? Si oui, une seule sonde, et le message nomme lequel des deux a parlé. Si non, deux sondes.
Exemple d'agrégation légitime — moteur : icinga2 mort, icingadb mort, état figé en
base. Trois causes, un seul geste : va regarder la supervision. Le message dit laquelle.
Exemple d'agrégation abusive — cache-apt : « ne répond pas » arrête tout apt de
l'écosystème, « volume à 90 % » est un billet pour demain. Même personne, gestes et
délais différents : deux sondes.
Une sonde doit pouvoir être mise en défaut par paramètre
Corollaire des deux règles précédentes, et c'est ce qui rend la discipline tenable à l'échelle : une sonde dont on ne peut prouver le rouge qu'en cassant un service ne sera prouvée qu'une fois, puis plus jamais.
Chaque sonde expose donc sa cible et ses seuils en variables du rôle. On la met en défaut en lui donnant un port fermé, un nom qui n'existe pas, un seuil impossible — sur une machine réelle, sans rien abîmer, et aussi souvent qu'on veut.
Où vit la sonde : là où vit la vérité, pas là où vit le symptôme
« La vérification suit la clé. » Un nœud sait qu'il a lancé sa sauvegarde ; seul le dépôt sait qu'elle a abouti. Un nœud sait qu'il expose ses métriques ; seul Prometheus sait qu'il les collecte.
D'où un choix qui peut surprendre : « ce nœud est-il bien collecté ? » est une sonde de
serveur_prometheus, pas de client_metrique. Une seule sonde y voit les N nœuds à la
fois — et surtout, elle voit le cas silencieux : celui qui a cessé d'être collecté et
qui, par définition, ne peut pas s'en plaindre lui-même.
Un contrôle négatif ne doit pas pouvoir abîmer
Éprouver la sonde du certificat, le 2026-09-09, a consisté à remplacer le certificat
d'hôte par un auto-signé. La sonde a bien viré au rouge — et le script de synchronisation
a propagé ce certificat vers node_exporter, dont la clé était restée l'ancienne :
failed to load X509KeyPair: tls: private key does not match public key
Un service réel est tombé pour éprouver une sonde. Le contrôle avait un rayon d'action que je ne lui avais pas donné volontairement.
La règle qui en découle : un contrôle négatif se fait sur une copie, ou sur un chemin que la sonde accepte en paramètre — jamais en substituant l'artefact que d'autres consomment. Quand c'est impossible, on le fait sur la machine la moins critique, on l'annonce, et on vérifie l'état des consommateurs après, pas seulement celui de la sonde.