Set-OPS-Public/docs/hebergement/hebergeur-exploitation.md
Daniel Allaire aab1bcc83a doc : rangee par lecteur, trois portes d'entree (architecture, setup, usage) et un index
README reduit au role du projet et au demarrage rapide. docs/architecture.md (schemas
Mermaid), docs/setup.md, docs/usage.md (154 cibles en 13 familles), docs/README.md (index).
Documents ranges en conception/, exploitation/, hebergement/, projet/ ; 598 chemins suivis.
QUICKSTART.md, SOLUTION.md, architecture-set-ops.md et la carte fondus puis retires.

Preuves : P48 lit l'index et conception/mecanismes.md ; les gardes parcourent docs/ sous-
dossiers compris (_documents) ; usage.md suit le Makefile dans les deux sens.

Co-Authored-By: Claude Opus 5.5 <noreply@anthropic.com>
2026-10-15 01:01:54 -04:00

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Raw Blame History

Les services d'exploitation de l'hébergeur

Pour qui : le mainteneur — quels services l'hébergeur se doit à lui-même, et de quoi chacun doit survivre.

Décision du 2026-08-04. Tout ce qu'un hébergeur fait tourner n'appartient pas à un tenant. Ce document dit où va quoi, et pourquoi certains services ne peuvent pas vivre dans l'overlay qu'ils observent. Rien n'est construit : la décision est consignée, le chantier reste devant.

1. Le test qui tranche

Pour chaque service, une seule question : de quoi doit-il survivre ?

Un service qui observe ou répare la fabric ne peut pas dépendre de la fabric. Mettez Prometheus dans une zone EVPN pour surveiller les hyperviseurs, et le jour où le VXLAN tombe vous perdez la supervision et la raison de la panne en même temps. Pire pour les sauvegardes : on veut restaurer la configuration d'un commutateur précisément quand le réseau est cassé.

C'est le motif in-band / out-of-band, et il ne se contourne pas.

2. Trois catégories, pas deux

Le tenant de l'hébergeur — son courriel, sa forge, son nuage, son site. L'hébergeur comme entreprise. Aucune différence avec un client : même plan, même machinerie, mêmes preuves, même EVPN. Chezlepro est ici hébergeur et tenant, ce qui a longtemps masqué la distinction (D-13).

Les opérations de l'hébergeur — ce qui fait tenir la fabric. Doit rester hors overlay.

Le plan de contrôle — Set-OPS lui-même, les dépôts, la voûte. Déjà dehors, sur le poste de l'opérateur et sa forge. Rien à changer.

3. Ce qui n'a pas de maison aujourd'hui

Constaté le 2026-08-04, révisé le 2026-09-05. La moitié du constat a été levée entre-temps ; l'autre tient toujours, et il faut distinguer les deux.

Ce qui a une maison désormais : les VM du site ont leur inventaire Ansible (scripts/site_inventaire.py — 7 machines, 23 groupes, dérivé d'underlay.yml sans fichier intermédiaire), leur socle, leur durcissement, leurs sauvegardes et leur supervision (site-mon-01, depuis le 2026-09-02).

Ce qui n'en a toujours pas : les équipements eux-mêmes — hyperviseurs, commutateurs, frontière. C'est là que le constat d'origine reste entier.

Besoin État
Supervision des hyperviseurs, commutateurs, frontière personne — site-mon-01 ne voit que les VM du site
Journaux de ces équipements personne
Sauvegarde de leurs configs (running-config, config.xml, /etc/pve) personne — vérifié le 2026-09-05, aucun rôle ne les touche
Résolution des noms d'underlay (asgard, bifrost-3, bifrost-1) personne — vérifié : site-dns-01 ne les résout pas
Certificats pour leurs interfaces web personne

Ce n'est pas un oubli de conception : ces besoins tombaient entre les chaises. Ils ne sont d'aucun tenant, et underlay.yml ne décrit que du matériel, sans service.

4. Où ça va

Dans le dépôt de l'hébergeur — celui qui porte déjà underlay.yml et proxmox-hebergeur.yml. Ses services d'exploitation lui appartiennent au même titre que sa fabric ; les loger ailleurs recréerait la confusion qu'on vient de défaire.

Ce dépôt a désormais son inventaire Ansible — scripts/site_inventaire.py, dynamique plutôt que généré, parce qu'un site ne dérive de rien : sa déclaration est déjà sa forme finale. Ce qui reste à faire, c'est d'y loger les équipements, qui n'y sont pas.

Rattachement réseau : un pont VLAN ordinaire, jamais un VNet du SDN. C'est la contrainte qui découle du §1, et la seule qui distingue ces VM de celles d'un tenant.

5. Ce que ça ne change pas

Les commutateurs et la frontière restent hors flotte : le premier n'a pas d'agent, la seconde se pilote par API. Ils reçoivent des devis, pas des rôles (D-23).

Les hyperviseurs sont un cas différent, et la doctrine « hors flotte » les englobait à tort : ce sont des machines Debian, joignables en SSH. Rien n'empêche de les gérer par Ansible depuis l'inventaire de l'hébergeur — c'est même la seule façon d'y poser un node_exporter et un expéditeur de journaux.

6. Question ouverte, non tranchée

L'index du tenant propre de l'hébergeur. L'idée d'un 0 réservé — local par construction, donc jamais à coordonner entre hébergeurs, et jamais porté par un tenant qui déménage — est séduisante et reste en attente.

Deux obstacles mesurés le 2026-08-04, à lever avant :

  • l'index 0 produit les VNI 1001–1006, et le parc hérité utilise déjà 1001 (TechnoLibre historique, 8 VM) et 1003 (KBR). C'est une condition de séquence : la place se libère quand l'ancien monde s'éteint ;
  • P21 vérifie l'unicité des index entre dépôts frères. Si tout hébergeur a un tenant 0, poser deux dépôts d'hébergeurs côte à côte déclencherait une fausse collision — il faudrait exempter 0, donc inscrire dans la garde que cette valeur est locale.

À noter au passage : la convention héritée était déjà 1000 + numéro de tenant. La formule de Set-OPS (1000 + index×10 + zone) en est un raffinement, pas une invention.

7. La vocation du dépôt réseau : une interface normalisée

Ce dépôt n'est pas seulement un rangement. Il porte le contrat entre l'Alliance Boréale et ses hébergeurs : si chacun présente la même interface, un tenant se déplace de l'un à l'autre sans rien changer chez lui.

Il sert aussi de couche d'abstraction du matériel. Le tenant est encapsulé dans sa zone SDN EVPN, et le VRF devient la frontière de ce qu'il a le droit de connaître.

Ce que l'hébergeur fournit Ce que le tenant en voit
une zone EVPN par tenant son VRF, dérivé de son index
six VNets et leurs sous-réseaux ses passerelles .1, dérivées
un pool son regroupement
un chemin de sortie vers la frontière « l'extérieur »
des classes de nœud et de stockage un besoin, pas un nom d'équipement

Le tenant ne nomme aucun de ces objets. C'est la mesure de sa portabilité.

Où en est-on, mesuré

Aucun tenant ne nomme un commutateur, un VLAN, une adresse d'underlay ni une zone EVPN : tout dérive de son index. Au 2026-08-04, les seules mentions d'équipement de l'hébergeur, dans les deux dépôts de tenants :

proxmox_clone_noeud:    asgard
proxmox_clone_stockage: TrueNAS
proxmox_clone_pont:     vmbr1 / vmbr3      ← corrigé, voir ci-dessous

Trois valeurs, dans un seul fichier. L'architecture tenait déjà la promesse avant qu'on l'ait formulée.

La troisième n'était pas seulement non portable : elle était fausse

proxmox_clone_pont faisait brancher la VM sur vmbr1 avec une étiquette VLAN — l'ancien monde. En SDN, une VM appartient à son VNet. C'est ce qu'il a fallu corriger à la main sur infra-pki-01, et les treize suivantes auraient suivi.

Le VNet est dérivable : index + zone de sécurité → t17serv, comme le VMID et l'adresse le sont déjà. deriver_nomenclature() expose désormais la zone, instancier émet proxmox_pont et une étiquette vide (le VNet porte déjà le tag), et la chaîne va jusqu'à make creer-vm.

C'est le meilleur argument pour cette vocation : ce qui n'est pas dérivé finit par diverger du réel.

Ce qui reste à abstraire

noeud et stockage désignent de vraies offres de l'hébergeur. Un tenant ne peut pas les emporter — mais il ne devrait pas non plus les nommer. L'interface normalisée les rendrait abstraits : le tenant déclare un besoin, l'hébergeur publie la correspondance. proxmox_noeuds et proxmox_stockages sont déjà chez lui ; il manque la classe, pas le catalogue.

8. Un dépôt à part pour l'hébergeur — FAIT

Cette section disait « Rien n'est fait » jusqu'au 2026-09-06. Le dépôt existe : SITE-Chezlepro, frère de OPS-Chezlepro, et le symlink underlay.yml du moteur y pointe (../SITE-Chezlepro/underlay.yml).

Le raisonnement qui l'a motivé, et qui vaut pour tout hébergeur : underlay.yml et proxmox-hebergeur.yml décrivent une infrastructure — des câbles, des VLAN, un cluster ; le plan d'un tenant décrit une organisation — ses serveurs, ses applications, ses comptes. Un tenant peut déménager ; une fabric ne déménage pas. Les garder dans le même dépôt obligeait, à chaque commit, à trancher lequel des deux on touchait.

Ce que le dépôt de l'hébergeur porte aujourd'hui :

Fichier Ce qu'il décrit
underlay.yml la fabric physique — réseaux, VLAN, MTU, commutateurs, hyperviseurs
proxmox-hebergeur.yml l'API du cluster, ses nœuds, ses stockages, ses ponts
opnsense.yml la frontière nord/sud (paramètres non sensibles)
underlay.vault.yml ses secrets à lui — voûte séparée, clé séparée (2026-08-28)
plan/ ses propres VM : sept machines de service (pilotage, autorité, génome, cache, sauvegarde, supervision, DNS)

C'est cette dernière ligne qui a le plus changé : l'hébergeur n'est plus seulement un porteur de fabric, c'est un exploitant — avec son inventaire (scripts/site_inventaire.py), son socle, son durcissement, ses sauvegardes et sa supervision.

9. Le plan d'administration, et ce qu'il n'est pas

Les adresses de cette section ont toutes changé avec la bascule D-77/D-78, terminée le 2026-08-22. Elle désignait 10.0.0.0/24 et les « VLAN 11 (transport VXLAN) et 40 (sortie tenant) » ; 10.0.0.0/24 n'existe plus, et le transport est passé au VLAN 50.

Le plan d'administration — 10.17.0.0/24, dans la bande basse du supernet du tenant Chezlepro (D-77) — est réservé aux équipements et à l'exploitant. Il n'a aucun VLAN : c'est un segment physique, et aucun pont d'hyperviseur ne le touche, donc aucune VM ne peut y naître. Le validateur refuse d'ailleurs qu'on y déclare une machine.

Distinct de lui, le contrôle de la grappe (192.168.11.0/24, vmbr0) porte l'interface web de Proxmox et le dialogue entre nœuds.

Aucun trafic tenant ne traverse ni l'un ni l'autre — ni encapsulé, ni décapsulé. C'est précisément la raison d'être du VLAN 50 (transport VXLAN) et du VLAN 40 (transit vers la frontière) : les avoir sortis de ces domaines de diffusion. (Le transport a porté le numéro 11 jusqu'à la bascule ; 192.168.11.0/24 étant pris par le contrôle de la grappe, il est passé au 50.)