Set-OPS-Public/docs/devis-services.md
Daniel Allaire 935a64a1bf plan : sauvegarder n emportait plus quarante lignes de commentaire
En voulant generer deux formulaires de plus, j ai trouve pire que ce que
je cherchais.

CE QUI ETAIT DEJA LA. Les quatre ecrivains de registre ecrasaient le
fichier au safe_dump. Mesure sur les fichiers reels : domaines.yml 6->3,
applications.yml 27->5, serveurs.yml 18->3. Quarante lignes, detruites
par n importe quel clic sur Sauvegarder dans les vues Serveurs,
Applications ou Domaines. Parmi elles, celle qui explique pourquoi
backup-01 a ete retire, et celle qui dit dans quel ordre les deux roles
du runner s appliquent. C etait l incident du 2026-08-18, jamais corrige
pour les registres du plan. Les quatre passent par _ecrire_registre :
aller-retour a vide identique a l octet, sur les quatre fichiers.

TROIS ECARTS DE SCHEMA, trouves en confrontant le schema aux VALIDATEURS
et non aux seuls plans :
 - edge designe un GROUPE, pas un hote. Le schema disait serveurs : un
   formulaire genere aurait offert une valeur qu aucun hote ne reconnait,
   donc aucun SAN, donc la panne du 2026-08-25 reintroduite ;
 - exposition, entierement valide par le moteur, manquait au schema ;
 - liens etait items: {type: object} — une liste d objets sans forme.
Et mail, offert par la vue Domaines depuis sa creation, decrit ici comme
un booleen, saisi la-bas comme du texte, lu par rien : retire.

P62 garde tout ca. Elle separe l entite du reste mecaniquement : un
validateur lit son entite par des variables LOCALES, les autres registres
par ses PARAMETRES. Controle negatif rejoue.

LES FORMULAIRES. Serveurs de BD et Domaines sont generes, chargement et
sauvegarde compris. Quatre registres sur six. Le generateur a appris la
liste d objets.

LIMITE : restent serveurs et applications, les deux plus gros ; et je n ai
toujours pas ouvert ces pages dans un navigateur.

make prouver : CONFORME, 61 OK, 0 echec, 1 saute (62 preuves).

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-08 17:54:49 -04:00

265 lines
15 KiB
Markdown

# Les devis de service : ce qui tourne correspond-il à ce qui est déclaré ?
> **Pour qui :** l'**exploitant** qui veut savoir si ce qui tourne correspond à ce qui est déclaré.
> **Instrument ajouté le 2026-08-08**, après une série de défauts qu'aucun test n'avait
> signalés. Lecture seule — il ne modifie rien.
```
make identite-plan # realm, fédération, mappeurs, politique, comptes
make certificats-plan # certificats sur disque contre certificats réellement servis
make expositions-plan # chaque `expose:` du plan répond-il, depuis l'edge et depuis le poste
make postgresql-plan # chiffrement imposé, et à quels réseaux
make courriel-plan # Postfix → LDAP → LMTP → Dovecot → IMAP
make frontiere-mesurer # ce qui n'est pas déclaré à la frontière est-il refusé ?
make mtu-mesurer # l'invité porte-t-il le MTU de sa zone SDN ?
make versions-mesurer # de combien nos épinglages ont-ils vieilli ?
```
**Le patron a été porté sous les services, au monde physique** — mêmes pièces (un playbook
qui relève, un script qui compare), même refus d'écrire. Ce document ne traite que la
moitié haute ; ces cinq-là existent aussi :
```
make frontiere-plan # les règles de la frontière OPNsense contre leur devis
make proxmox-fw-plan # le pare-feu est-ouest de l'hyperviseur contre le registre des flux
make sdn-plan # la zone EVPN, ses VNets, et la sortie des VRF
make underlay-plan # l'underlay déclaré contre ce que le cluster porte vraiment
make placement-plan # chaque VM est-elle là où le plan la met
```
## Le trou qu'il comble
`scripts/prouver.py` porte 62 preuves (dont une conditionnelle, sautée sans la clé de la voûte). Elles sont toutes **statiques** : elles lisent le
dépôt. Zéro appel réseau, zéro SSH, zéro `ansible`. Elles établissent que le dépôt est
cohérent **avec lui-même** — que les handlers existent, que les intrants ont un
propriétaire, que rien n'est codé en dur.
Aucune ne demande au système déployé s'il ressemble à ce que le dépôt annonce.
Les quatre défauts du 2026-08-08 vivaient tous dans cet angle :
| Défaut | Le dépôt disait | La machine portait |
|---|---|---|
| politique de mot de passe | `length(12)…` | *aucune* — `abcd` accepté |
| entrée `ppolicy` figée | `pwdMustChange: TRUE` | `FALSE` |
| fédération en écriture | comptes écrits dans LDAP | `syncRegistrations` absent |
| prénom | `givenName` | `cn` (le nom complet) |
Chacun a été trouvé en relisant après avoir écrit. Aucun n'a été signalé.
## Ce qu'il vérifie
Le playbook `playbooks/maintenance/devis-identite.yml` **relève** deux dictionnaires — le
déclaré et le réel — et les dépose en JSON. `scripts/devis_identite.py` **compare**. La
séparation est délibérée : la comparaison en Jinja est illisible, et le dépôt a déjà cette
forme pour les devis réseau (Python raisonne, Ansible relève).
- **realm** — politique de mot de passe, anti-force-brute, « mot de passe oublié », relais SMTP
- **fédération** — mode d'écriture et les six clés de durcissement
- **mappeurs** — chaque attribut LDAP projeté
- **annuaire** — l'entrée `pwdPolicy`, attribut par attribut
- **comptes** — ceux qui n'ont pas d'adresse, pour qui « mot de passe oublié » ne mène nulle part
Le déclaré n'est jamais recopié ici : le playbook charge les défauts du rôle et appelle les
résolveurs. **Un devis qui redéclare ce qu'il vérifie ne vérifie rien.**
## Le devis des certificats
Il traque un défaut connu et récurrent : un certificat renouvelé **sur disque** mais
toujours servi **périmé** depuis la mémoire du service, tant que nginx / postfix / dovecot
/ slapd / step-ca n'ont pas été rechargés.
**Ce qu'il a fallu désapprendre pour l'écrire.** Les certificats step-ca vivent 24 h et le
minuteur les renouvelle toutes les ~14 minutes. Une empreinte servie *différente* de celle
sur disque est donc l'état **normal** : comparer les empreintes aurait produit un
vérificateur qui crie en permanence, et qu'on aurait appris à ignorer. Le signal utile est
l'**échéance de ce qui est réellement servi**, plus l'absence de `client_pki_reload_services`
— car alors rien ne rafraîchira jamais la copie en mémoire.
Il a trouvé quelque chose à sa première exécution : sur `infra-pki-01`, l'autorité
elle-même, le certificat était **expiré depuis plus de huit heures** et le renouvellement
échouait toutes les quatorze minutes sur `'step ca renew' requires the '--ca-url' flag`.
Rien ne le signalait.
## Le devis des versions
Il répond à une question posée le 2026-08-10 : *« ne devrait-on pas prendre les versions les
plus récentes ? »* Non — résoudre « la dernière » au moment du déploiement détruirait la
reproductibilité et ferait de chaque reconstruction une loterie. Mais **l'écart, lui, était
invisible** : il a fallu quatre requêtes à la main pour découvrir que Forgejo avait six
versions majeures de retard.
Ce devis ne juge pas, il **renseigne**. Un retard n'est pas une faute ; monter de version
reste un acte explicite — on édite, on relit, on reconstruit, on repasse les devis.
La liste des versions épinglées est **dérivée** du dépôt (`roles/*/defaults/*_version`). La
source amont de chacune, elle, ne peut pas se dériver — elle dépend de l'éditeur — et vit
donc dans une table. **Toute version épinglée sans entrée dans cette table fait sortir le
devis en erreur** : sans cette garde, un épinglage ajouté demain vieillirait sans que
personne ne le voie, et on croirait tout surveillé. Une exemption reste possible, mais
**écrite et motivée**.
Il rappelle enfin ce que l'on n'épingle pas : les paquets Debian, Grafana, smallstep et
Icinga prennent ce que leur dépôt sert au moment du déploiement. Deux régimes coexistent, et
les taire donnerait l'illusion que tout est maîtrisé.
## Le devis d'étanchéité de la frontière
Le devis des expositions pose la question **positive** — chaque exposition déclarée
répond-elle. Celui-ci pose la **négative** : la frontière laisse-t-elle passer ce que la
politique n'autorise pas ? Les deux sont nécessaires. Un pare-feu peut très bien servir
tout ce qu'on lui demande *et* laisser passer tout le reste.
Rien n'y est saisi. Les **cibles** sont les ports réellement en écoute dans la flotte —
sonder un port fermé ne prouverait rien du pare-feu, le refus viendrait de la machine. La
**politique attendue** est lue dans `devis_opnsense.py`, la source même qui configure la
frontière.
`scripts/sonde_tcp.py` porte deux principes, tirés de trois faux diagnostics :
- **Un contrôle avant tout verdict** — une adresse où personne n'écoute. S'il **livre** des
données, le relevé est déclaré **NUL**. Mieux vaut pas de mesure qu'une mesure fausse.
- **Établir n'est pas livrer.** La sonde fait parler le service : bannière, sinon requête
HTTP minimale, sinon poignée TLS. Sans réponse, le verdict est **AMBIGU**, jamais
« ouvert » — LDAP et PostgreSQL attendent un message qu'on ne fabrique pas ici, et un
synproxy se comporte exactement pareil.
**Seule la livraison compte, et c'est l'enseignement de la semaine.** Sur ce réseau, la
frontière répond elle-même à la poignée TCP pour toute destination qu'elle route, sans
jamais relayer : le contrôle ressort AMBIGU à chaque exécution, et le rapport le dit. Vérifié
**à la destination** le 2026-08-09 — pendant que le poste tenait une connexion « établie »
vers `idm-01:389`, `idm-01` n'en voyait aucune. Un port est donc conforme s'il livre quand il
doit livrer et ne livre rien quand il ne doit pas ; ce que fait la poignée ne regarde
personne.
Reste un écart de nature différente, et le devis le nomme comme tel : *livré attendu, rien
livré* = la bordure autorise et l'hôte refuse. Rien ne fuit, mais les deux couches ne
déclarent pas la même politique — et une politique qu'on ne peut plus lire est une politique
qu'on ne tient plus. C'est ce qui a fait naître le mot-clé `poste: false` dans
`meta/flux.yml` (voir [`frontiere-opnsense.md`](frontiere-opnsense.md)).
## Le devis des expositions
Il pose la question que se pose vraiment un utilisateur : **est-ce que mes services
répondent ?** Et quand la réponse est non, il dit *où* ça casse.
**Une vraie requête, jamais un `connect()`.** À travers l'OPNsense (anti-spoofing), toute
connexion TCP réussit — y compris vers une adresse où aucune machine n'existe. Et « lire
des données après connexion » ne vaut rien en TLS, où c'est le *client* qui parle en
premier : le port 443 d'un edge sain se comporte exactement comme un port mort. Seul le
code de retour d'une requête HTTPS complète tranche.
**Deux points de vue, et c'est leur différence qui diagnostique :**
| Point de vue | Ce qu'il traverse |
|---|---|
| depuis l'edge | edge + dorsal |
| depuis le poste | DNS + frontière + edge + dorsal — le chemin d'un vrai utilisateur |
L'un répond et pas l'autre : ce n'est pas le service, c'est le chemin.
**Un code n'est pas un verdict.** Un 502 ou un 504 *est* une réponse, et pourtant le dorsal
est mort derrière. Le premier jet ne testait que la présence d'un code et laissait donc
passer un dorsal tombé — trouvé par le test négatif, pas par la relecture. Un 302 ou un 401,
en revanche, est un service parfaitement vivant qui redirige vers l'IdP ou exige une
authentification.
## Le devis PostgreSQL
Deux défauts déjà vécus dans ce dépôt, et qu'il rend visibles : un réseau **écrit** dans
`pg_hba.conf` au lieu d'être dérivé (`10.11.0.0/16` sous un commentaire « AJUSTER » que
personne n'a suivi), et une ligne `host` en clair là où il faut `hostssl` — le verrou saute
sans bruit, puisque les clients en `verify-full` continuent de fonctionner.
**Interroger l'état effectif, jamais le fichier.** Un `grep` de `postgresql.conf` annonce
`ssl_cert_file = snakeoil` sur `data-sql-01`, alors que le serveur sert bien le certificat
de l'AC : la valeur vient d'un `conf.d/99-setops.conf` que le grep ne voyait pas. C'était
l'instrument qui était incomplet, pas la configuration. Le devis lit `pg_settings`.
## Le devis du courriel
La chaîne est longue — Postfix → LDAP → LMTP → Dovecot → IMAP — et chaque maillon peut
casser sans que le suivant s'en aperçoive. Chacun est donc interrogé là où il dit la
vérité : `postmap -q` pour la résolution LDAP de Postfix, `doveadm user` pour celle de
Dovecot — précisément le maillon où la livraison avait bloqué — et une vraie conversation
SMTP/IMAP pour ce que les serveurs annoncent.
Il vérifie aussi qu'une adresse **inexistante** ne résout pas. Ce n'est pas un luxe :
Dovecot a `allow_all_users = yes` et accepte donc n'importe quelle partie locale — le
garde-fou est entièrement chez Postfix.
**Et il regarde la file d'attente.** C'est la leçon la plus chère de la série : sa première
version disait `CONFORME` pendant que *toute* livraison interne était différée. Résolution
correcte, dialectes corrects, et rien qui arrive — Postfix exigeait TLS
(`lmtp_tls_security_level = verify`) vers un port Dovecot qui écoutait en clair. Les deux
côtés d'un même flux avaient été durcis séparément. **Un devis qui ne regarde que les
réglages ne dit pas si le service rend son service** ; la file est le seul endroit qui
révèle que le courrier ne bouge pas.
Le routage local se fait par **identifiant** (`uid`), pas par l'attribut `mail` — voir le
gabarit `ldap-mailboxes.cf.j2` pour la raison et le coût assumé.
## La règle dont ces devis découlent (D-68)
> **Écrire, puis relire et comparer** — quelle que soit l'interface. Choisir celle dont le
> chemin de *lecture* parle le même langage que le chemin d'*écriture*.
Ce n'est pas « toujours préférer l'API ». Cette règle-là n'aurait prédit aucune des pannes
du 2026-08-08. Sur six familles de défauts ce jour-là, **deux** venaient d'un CLI :
| Ce qui a menti | Interface |
|---|---|
| `kcadm -s` sur une map : succès, rien d'écrit | CLI |
| `grafana-cli` : « password changed ✔ » dans une base fantôme | CLI |
| `ldap_entry` : crée, ne modifie jamais | module Ansible |
| `grep postgresql.conf` : valeur fausse (surcharge `conf.d`) | lecture de fichier |
| `include_vars` : le devis rapportait le défaut, pas le réel | précédence Ansible |
| le comparateur d'expositions : un 502 compté comme vivant | mon propre code |
Le facteur commun n'est pas l'interface, c'est d'avoir **écrit sans relire**. Et la plupart
de la flotte n'a pas d'API du tout — Postfix, Dovecot, nginx, slapd, nftables. `postconf -h`
et `postconf -e` sont parfaitement symétriques : lecture et écriture dans le même
vocabulaire, c'est tout ce qu'on demande.
Une API est souvent préférable, mais pour une raison précise : elle rend la ressource
**entière**, ce qui permet le patron qu'on retrouve dans chaque devis — *fusionner
l'attendu dans le réel ; si rien ne change, c'est conforme*. Une interface qui n'accepte
que des écritures ne peut pas le soutenir.
**Ces devis sont cette relecture**, faite après coup et par une autre main que celle
qui a écrit. C'est ce qui les distingue d'un déploiement : `make deployer` réconcilie, les
devis constatent.
## Un piège de construction, à connaître avant d'écrire le prochain
`include_vars` au niveau du *play* **prime sur les `group_vars`**. Charger les défauts d'un
rôle tels quels fait donc mentir le devis : il compare au défaut du dépôt au lieu de la
valeur réellement déclarée par l'inventaire. Le premier jet rapportait
`client_pki_reload_services: []` sur les quatorze hôtes alors que quatre groupes le
déclarent — **le devis portait exactement le défaut qu'il est censé traquer.**
La forme correcte, reprise dans les deux devis :
1. retenir ce que l'inventaire déclare, **avant** tout chargement de défauts ;
2. charger les défauts du rôle (`include_vars`, sans `name:` — les défauts se citent entre
eux, et ces références ne se résolvent plus une fois enfermées dans un dictionnaire) ;
3. réimposer les valeurs de l'inventaire **clé par clé**, en boucle. `set_fact` n'accepte
pas un dictionnaire entier passé en argument libre : il le prend sans erreur et n'en
fait rien — c'est ainsi que le premier correctif a paru fonctionner tout en laissant le
devis mentir.
## Ce qu'ils ne font pas
Ils ne corrigent pas — c'est `make deployer` qui réconcilie. Ils répondent à l'autre
question, et sortent en code 1 s'il y a un écart.
**Ce paragraphe disait, en dernière ligne du document, que le courriel, la base de données
et les expositions web « attendent le même traitement ».** Ils l'ont reçu — ce document
décrit leurs trois devis quelques écrans plus haut, et le patron a même été porté sous les
services, au monde physique (frontière, pare-feu de l'hyperviseur, SDN, underlay, placement).
Ce qui reste vraiment hors de leur portée, et qu'aucun ne mesure : la **tenue sous charge**
et le **comportement dans la durée**. Un devis dit que le service rend son service à
l'instant où on le lui demande, pas qu'il le rendra encore à mille utilisateurs, ni dans six
mois.