Set-OPS-Public/docs/authentification.md
Daniel Allaire c9d31e9a60 preuves : trois gardes pour ce que ma lecture ne tiendra pas
Une revision de documentation vieillit comme le reste. Ce qui tient, c est ce
qu une machine verifie — et trois lacunes etaient nommees sans etre gardees.

P58  HABILITATIONS. autorisation.md posait la regle (un service nomme un
     GROUPE, jamais une personne, D-66) et meta/acces.yml la portait ; rien ne
     la verifiait. P29 gardait les POSITIONS d authentification, personne ne
     gardait les DROITS.

     Le controle qui porte la preuve est un croisement : une entree
     porte_par: role-realm affirme que l habilitation voyage par un role de
     realm projete depuis un groupe LDAP. P58 le confronte a serveur_keycloak.
     Sans ca, un service annonce une habilitation que rien ne transporte, et l
     ecran reste vide sans que personne sache pourquoi.

     CE QU ELLE N EXIGE PAS, et c est le point le plus important : que les
     groupes nommes existent dans l annuaire. Ce serait contredire le regime du
     paragraphe 2 — le depot AMORCE un acces et se retire, les appartenances
     appartiennent a une personne. dev et personnel n existent dans aucun code,
     et ce n est pas un defaut.

P59  ENUMERATIONS ANNONCEES. Les deux ecarts trouves a la main pendant la
     tournee — cinq portes annoncees devant une table de six, huit lignes
     renvoyees vers une fiche qui en compte dix — etaient d une forme que P57
     ne voit pas.

     Ma premiere version a signale CINQ ecarts, et les cinq etaient du bruit :
     dans « reprise dans les deux devis : », le nombre qualifie autre chose que
     la liste. Cent pour cent de faux positifs — la preuve qui crie sur un cas
     sain et qu on apprend a ignorer. Resserree aux deux formes ou le nombre ne
     peut compter rien d autre. Etroite et vraie plutot que large et devineuse.

P60  WIKI PUBLIE. Le wiki est publie DEPUIS le depot ; rien ne mesurait l ecart,
     et il s est creuse de VINGT-SEPT JOURS en silence. Deux unites jamais
     publiees, vingt et une differentes : pour qui lit la forge plutot que le
     depot, toute la revision n existait pas.

     Le harnais est STATIQUE, zero appel reseau — cloner la forge romprait la
     seule propriete qui fasse qu une preuve vaille hors de ce poste. La mesure
     passe donc par un TEMOIN que make wiki-publier depose. Amorce avec la
     valeur MESUREE : le wiki d eregion porte b6167f2, dont le message dit
     source: ac85278.

     Ce qu elle ne prouve pas : un temoin dit ce qui est PARTI, jamais ce qui
     est ARRIVE.

LES TROIS SONT EPROUVEES DANS LES DEUX SENS

Douze essais negatifs, douze refus : groupe non projete, acces.yml disparu,
personne au lieu d un groupe, mecanisme invente, raison manquante, compte
revenu a cinq, septieme porte ajoutee sans toucher au compte, renvoi croise
fausse, temoin absent, temoin d un autre depot. Une garantie qu on n a jamais vu
dire non n est pas une garantie, c est une habitude.

ETAT : NON CONFORME, 58 OK, 1 echec, 1 saute.

P60 est rouge, et c est le comportement voulu : le registre a le droit de
perdre. Le retard qu elle signale est reel et anterieur a elle. Une commande le
ferme, et elle vient ensuite.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-08 12:47:18 -04:00

7.8 KiB

Authentification : Keycloak devant, LDAP dessous, sudo en secours

Pour qui : le mainteneur — la doctrine d'authentification, avant de brancher un service.

Directive d'architecture du 2026-08-03. Trois règles, décidées ensemble et volontairement indissociables — chacune crée le problème que la suivante résout.

  1. Toute authentification web passe par Keycloak. Aucun service ne tient son propre répertoire de comptes.
  2. LDAP est la source de vérité unique des comptes d'un tenant. Keycloak le fédère ; les protocoles qui ne parlent pas OIDC s'y lient directement.
  3. Chaque service garde un accès de secours, atteint par sudo sur l'hôte.

1. Pourquoi les trois vont ensemble

La chaîne est en série : service → Keycloak → LDAP. C'est ce qui donne « une identité, un mot de passe » — et c'est aussi trois points de panne alignés. Si LDAP tombe, plus personne n'entre nulle part, y compris pour réparer.

La règle 3 n'est donc pas une entorse au SSO : c'est ce qui rend les deux premières tenables. Sans elle, la panne d'un maillon devient une exclusion totale.

2. Portée : le web, et seulement le web

Protocole Chemin d'authentification Pourquoi
HTTP(S) — interfaces humaines Keycloak (OIDC natif, ou oauth2-proxy devant) c'est là que la directive s'applique
IMAP / SMTP LDAP direct (Dovecot, Postfix) ces protocoles ne parlent pas OIDC ; le flux est prouvé de bout en bout
SSH clé publique (PasswordAuthentication no) pas de mot de passe du tout, donc rien à fédérer
PostgreSQL, Redis secrets applicatifs en voûte comptes de service, pas d'humains

Ce qui est interdit partout, c'est qu'un service tienne son propre répertoire d'humains. Le chemin varie ; la source ne varie pas.

3. La posture retenue : la porte de secours n'est pas annoncée

Le compte local de chaque service existe — il ne peut pas dépendre de Keycloak, sinon il tomberait avec lui. Mais son formulaire de connexion n'est pas proposé au repos.

Ce n'est pas une préférence esthétique. Un formulaire local ouvert en permanence :

  • contourne la politique de mot de passe et le MFA ;
  • contourne surtout la révocation centrale — désactiver quelqu'un dans LDAP laisserait son compte local valide, sans que rien ne le signale ;
  • offre une cible de bourrage d'identifiants sur admin, en continu, pour un usage qui devrait être exceptionnel.

Le coût de la fermeture est nul depuis qu'on a tranché que sudo suffit : sudo est le mécanisme de réouverture.

Ce que chaque service sait vraiment faire

Vérifié auprès de l'amont le 2026-08-03, puis par rendu réel des gabarits dans les deux postures — pas seulement lu.

Service Réglage Effet réel Secours par sudo
Grafana GF_AUTH_DISABLE_LOGIN_FORM=true ferme le formulaire grafana-cli admin reset-admin-password
Forgejo ≥ 10 ENABLE_INTERNAL_SIGNIN=false + ENABLE_BASIC_AUTHENTICATION=false ferme la connexion interne et l'API en Basic forgejo admin user change-password
Nextcloud hide_login_form=true masque seulement occ user:resetpassword, ou …/login?direct=1

Nextcloud est une exception, et il faut la dire. hide_login_form masque le formulaire ; …/login?direct=1 y accède encore, et l'amont le documente comme voulu — c'est ainsi qu'un administrateur entre. La protection est donc de ne plus l'annoncer, pas de l'interdire. Le présenter comme équivalent à Grafana ou Forgejo donnerait un faux confort.

Le réglage s'appelle <rôle>_connexion_locale dans les trois rôles, et vaut false par défaut. Le passer à true rouvre la porte, explicitement.

Garde de version. ENABLE_INTERNAL_SIGNIN n'existe que depuis Forgejo v10 (suivi amont, ticket 7476 : « This option was added to Forgejo v10 »). Sur une version antérieure il serait ignoré sans erreur — le rôle croirait avoir fermé la porte. Un assert refuse donc connexion_locale: false sous 10.0.0 plutôt que de laisser croire.

4. La chaîne de secours

Trois maillons, aucun ne dépendant d'une porte web ouverte :

1. SSO            Keycloak → LDAP                     ← la voie normale
2. sudo via SSH   occ / grafana-cli / forgejo admin   ← Keycloak ou LDAP en panne
3. console Proxmox de la VM                           ← SSH inaccessible

Un accès de secours qu'on ne sait pas emprunter n'existe pas : les commandes exactes sont dans le tableau ci-dessus, et les mots de passe locaux vivent dans la voûte unique de l'instance.

5. La garde : chaque rôle déclare sa position

Une directive qu'aucune garde ne vérifie finit par ne plus être vraie. Chaque rôle serveur_* porte donc un meta/authentification.yml, et P29 le confronte à son code.

Portée Sens Rôles
web-sso authentification humaine web → Keycloak (mecanisme: natif ou oauth2-proxy) 5
socle-identite est la chaîne d'identité, ne peut pas se déléguer à elle-même keycloak, openldap
ldap-direct protocole non-OIDC lié à LDAP dovecot, postfix
interne-sans-auth interface joignable dans le tenant sans authentification, non exposée prometheus, loki
sans-auth-humaine aucun point d'authentification humaine 21

La preuve refuse l'oubli et le mensonge : un rôle sans déclaration, une portée inventée, un web-sso sans accès de secours ou sans posture de formulaire, un web-sso natif sans réglage <rôle>_connexion_locale défini dans defaults, et une déclaration que le code contredit.

Et depuis le 2026-09-07, sa sœur P58 garde les habilitations — ce que P29 ne fait pas : elle tient les positions (qui s'authentifie comment), pas les droits (qui obtient quoi). Voir autorisation.md §5.

Depuis le 2026-09-06, elle refuse aussi que ce tableau mente. Les chiffres et les listes de la troisième colonne sont confrontés aux déclarations réelles. Ils avaient cessé d'être vrais sans que rien ne le signale : la ligne sans-auth-humaine annonçait 12 rôles, il y en avait 21 — la preuve lisait les déclarations depuis le début, mais ne regardait pas ce que le document en disait.

Les indices doivent être nommés. Une première version cherchait les mots « ldap » et « oidc » dans le rôle. Le mot LDAP, présent dans un commentaire de serveur_grafana, suffisait alors à valider une déclaration ldap-direct mensongère. La preuve exige désormais une variable du namespace du rôle (<rôle>_oidc, <rôle>_ldap) ou une URI ldap:// — ce qu'une phrase en prose ne produit pas.

Une valeur mérite d'être expliquée : formulaire_local: aucun. Elle distingue un service qui n'a pas de compte local du tout — oauth2-proxy est une passerelle — de celui qui en a un et l'a fermé. Sans elle, on écrirait « fermé », ce qui laisserait croire qu'une porte a été close alors qu'il n'y en a jamais eu.

Les lacunes sont comptées, pas masquées

interne-sans-auth ne fait pas échouer la preuve : c'est une lacune assumée et nommée. Mais elle est comptée à chaque exécution, donc visible dans chaque rapport. La refuser bloquerait le harnais sur une décision déjà prise ; la taire la ferait oublier.

Prometheus et Loki sont dans ce cas. À noter, contre une idée reçue de la veille : ils ne sont pas exposés publiquement — aucun expose au plan. Seuls six groupes le sont (collabora, forgejo, grafana, keycloak, nextcloud, oauth2-proxy). Le risque est donc intra-tenant, pas frontalier — plus petit qu'annoncé, réel quand même. oauth2-proxy est déjà éprouvé devant Icinga Web 2 : le patron existe, il reste à l'appliquer.