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Demande de l'exploitant : « il faut vraiment faire une distinction entre l'underlay et les tenants. Definis bien la frontiere entre les deux mondes. L'underlay et son tenant doivent avoir chacun sa voute. » LA DOCTRINE (docs/frontiere-physique-virtuel.md) : qui possede quoi, ou ca vit, qui l'administre. Et la regle qui la rend operante — UN TENANT NE DETIENT JAMAIS UN SECRET DU MONDE PHYSIQUE. Aujourd'hui chaque tenant porte le jeton d'API du cluster ; patient 0 a du le recopier pour exister. C'est la faute des neuf copies, appliquee aux secrets : une valeur qui vit a N endroits diverge, et on ne peut plus en revoquer une sans les autres. L'INSTRUMENT (`make underlay-plan`) confronte le fichier au reel : l'API du cluster pour les adresses REELLEMENT portees, une sonde TCP pour ce qui repond. N'ecrit rien. CE QU'IL A TROUVE, des le premier passage : management 10.0.0.0/24, stockage 10.0.1.0/24, ceph 10.0.2-3.0/24 -> PERSONNE transit 10.0.4.0/24, vxlan 10.0.5.0/24 -> occupes (3 noeuds) portes par les noeuds et declares NULLE PART : 192.168.11.x (la vraie gestion), 10.11.5-7.x, 192.168.50.x, 10.1.110.254 La frontiere avait deja migre vers 10.17.0.1 ; les hyperviseurs, non. Le fichier decrivait le monde d'avant — et c'est pour cela que la regle d'admin de patient 0 atterrissait sur `wan`, ou elle n'aurait jamais laisse passer personne. DEUX PRECAUTIONS ECRITES DANS L'INSTRUMENT, apprises en l'ecrivant : - l'AUTORITE DEPEND DU ROLE. L'API de Proxmox connait ses hyperviseurs, et eux seuls. Declarer un commutateur « porte par personne » parce que le cluster l'ignore, c'est accuser le monde de ce que l'instrument ne voit pas. - « pas joignable d'ici » n'est pas « absent ». Les reseaux de CHEMIN (transit, VXLAN, stockage) ne sont jamais joignables de l'exterieur, par construction (D-78). Le premier jet les declarait morts. Le devis a donc corrige DEUX FOIS sa propre facon de mesurer avant de rendre un verdict. RESTE, dans l'ordre : ecrire dans underlay.yml ce qui EST ; separer les voutes ; et alors seulement appliquer la frontiere. make verifier 41/41. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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# La frontière entre les deux mondes — physique et virtuel
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> **Pour qui :** l'**exploitant** et le **mainteneur**. Ce document tranche une question qui
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> revenait à chaque décision : *qui possède quoi, et où ça vit ?*
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Set-OPS manipule deux mondes qui se ressemblent et n'obéissent pas aux mêmes règles. Les
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confondre a coûté plusieurs soirées ; les séparer proprement rend la plupart des questions
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suivantes évidentes.
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## Les deux mondes
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| | **Monde PHYSIQUE** — l'underlay | **Monde VIRTUEL** — le tenant |
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| Ce que c'est | commutateurs, hyperviseurs, frontière, stockage, transport VXLAN | VM, applications, données |
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| Possédé par | l'**hébergeur** | l'**organisation** |
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| Adressage | bande basse du site : `10.<index>.0-15.x` | zones : `10.<index>.16+.x` |
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| Décrit dans | `underlay.yml`, `proxmox-hebergeur.yml` | `plan/` |
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| Monté par | le symlink `underlay.yml` | le symlink `instance` |
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| Change quand | on touche au **matériel** | on touche au **service** |
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| Ses secrets | jeton d'API Proxmox, clé d'API de la frontière, accès aux commutateurs | LDAP, forge, SSO, bases |
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| Sa voûte | **la sienne**, chez l'hébergeur | `group_vars/all/vault.yml` |
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**Les deux symlinks sont indépendants** (D-80) : `instance` dit *quel tenant*,
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`underlay.yml` dit *sur quelle fabric*. Un tenant se déplace d'une fabric à l'autre sans
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qu'on touche à son plan — c'est ce qui rend la portabilité possible.
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## La règle qui rend la frontière opérante
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> **Un tenant ne détient jamais un secret du monde physique.**
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Aujourd'hui, chaque tenant porte dans sa voûte le jeton d'API du cluster. Patient 0 a dû le
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recopier pour exister. C'est exactement la faute des **neuf copies** de la résolution
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d'instance, appliquée aux secrets : une valeur qui vit à N endroits finit par diverger, et
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on ne peut plus révoquer l'une sans révoquer les autres.
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Conséquence : **l'underlay a sa propre voûte**, chez l'hébergeur, à côté d'`underlay.yml`.
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Les opérations qui parlent au matériel — cloner une VM, poser une zone SDN, écrire sur la
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frontière — l'y lisent. Les tenants n'y ont pas accès et n'en ont pas besoin.
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## Qui administre quoi, et depuis où
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L'administration du monde physique se fait **depuis le tenant de l'hébergeur** : c'est lui
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qui porte les outils, les clés et les traces. Le plan de gestion du site
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(`10.<index>.0.0/24`) est la seule source autorisée à ouvrir SSH sur la flotte et à
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franchir la frontière.
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Ce n'est pas un détail de commodité. Une machine qui administre depuis l'extérieur des deux
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mondes — un portable sur le réseau de la maison — n'est ni sauvegardée, ni reconstructible,
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ni prouvée. Le jour où elle disparaît, l'écosystème est intact et personne ne peut plus y
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entrer.
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## Ce que la confusion a coûté
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**Une règle qui ne peut jamais correspondre.** `devis_opnsense` dérive l'interface d'une
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règle de l'**attachement réel** de sa source (D-61), et cet attachement se lit dans
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`underlay.yml`. Un plan d'administration absent du fichier est classé « distant », et sa
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règle atterrit sur `wan`. Le 22 août, on s'apprêtait à poser 89 objets sur la frontière
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avec une règle d'admin qui n'aurait jamais laissé passer personne.
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**Un fichier qui décrit un monde disparu.** Mesuré le même jour :
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management 10.0.0.0/24 déclaré → PERSONNE
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stockage 10.0.1.0/24 déclaré → PERSONNE
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ceph 10.0.2-3.0/24 déclaré → PERSONNE
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transit 10.0.4.0/24 déclaré → occupé (3 nœuds)
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vxlan 10.0.5.0/24 déclaré → occupé (3 nœuds)
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et, portés par les nœuds sans être déclarés nulle part :
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192.168.11.x 10.11.5-7.x 192.168.50.x 10.1.110.254
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La frontière avait déjà migré vers `10.17.0.1` ; les hyperviseurs, non. Le fichier était
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resté au monde d'avant.
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## L'instrument
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make underlay-plan # confronte le fichier au réel, n'écrit rien
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Il interroge l'API du cluster pour les adresses **réellement portées**, et sonde en TCP ce
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qui répond. Deux précautions y sont inscrites, toutes deux apprises en l'écrivant :
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- **l'autorité dépend du rôle.** L'API de Proxmox connaît ses hyperviseurs, et eux seuls.
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Déclarer un commutateur « porté par personne » parce que le cluster l'ignore, c'est
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accuser le monde de ce que l'instrument ne voit pas ;
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- **« pas joignable d'ici » n'est pas « absent ».** Les réseaux de *chemin* (transit,
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transport VXLAN, stockage) ne sont **jamais** joignables depuis l'extérieur, par
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construction (D-78). Le premier jet du devis les déclarait morts.
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## Ce qui reste à faire, dans l'ordre
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- [ ] **Reconnaître** : `make underlay-plan`, puis écrire dans `underlay.yml` ce qui est —
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pas ce qui était prévu. Chaque réseau porté et non déclaré est un réseau que le
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moteur ne sait pas classer.
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- [ ] **Séparer les voûtes** : créer celle de l'underlay, y déplacer le jeton Proxmox et la
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clé de la frontière, les retirer des voûtes de tenants.
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- [ ] **Alors seulement**, appliquer la frontière — ses règles dépendent des deux points
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ci-dessus.
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