Directive : toute authentification web passe par Keycloak, LDAP est la source unique des comptes, chaque service garde un accès de secours par sudo sur l'hôte. Les trois sont indissociables — la chaîne service → Keycloak → LDAP est en série, donc sans secours une panne exclut tout le monde, y compris pour réparer. Portée : le web seulement ; IMAP/SMTP se lient à LDAP directement et SSH est en clé seule. Posture <rôle>_connexion_locale, false par défaut. Le compte local existe — il ne peut pas dépendre de Keycloak — mais son formulaire n'est plus proposé au repos : ouvert en permanence, il contourne la politique de mot de passe, le MFA et surtout la révocation centrale. Vérifié auprès de l'amont, puis par rendu réel des gabarits dans les deux postures : - Grafana GF_AUTH_DISABLE_LOGIN_FORM → ferme ; - Forgejo ENABLE_INTERNAL_SIGNIN + ENABLE_BASIC_AUTHENTICATION → ferme, API Basic comprise. N'existe que depuis la v10 (ticket amont 7476) ; le rôle épingle 10.0.0 et un assert refuse la fermeture en deçà, car le réglage serait ignoré sans erreur ; - Nextcloud hide_login_form → MASQUE seulement : ?direct=1 reste le chemin de secours documenté par l'amont. Écrit comme tel, sans prétendre à l'équivalence. Défaut attrapé par le rendu : la condition Forgejo sans `| bool` n'émettait rien dans aucune posture — une valeur en chaîne est vraie au sens Jinja, la connexion locale serait restée ouverte en silence. docs/authentification.md, décisions D-38 à D-41. ansible-lint (production) sans échec, 28 preuves OK. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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# Authentification : Keycloak devant, LDAP dessous, `sudo` en secours
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> **Directive d'architecture du 2026-08-03.** Trois règles, décidées ensemble et
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> volontairement indissociables — chacune crée le problème que la suivante résout.
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1. **Toute authentification web passe par Keycloak.** Aucun service ne tient son propre
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répertoire de comptes.
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2. **LDAP est la source de vérité unique** des comptes d'un tenant. Keycloak le fédère ;
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les protocoles qui ne parlent pas OIDC s'y lient directement.
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3. **Chaque service garde un accès de secours**, atteint par `sudo` sur l'hôte.
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## 1. Pourquoi les trois vont ensemble
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La chaîne est en série : `service → Keycloak → LDAP`. C'est ce qui donne « une identité, un
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mot de passe » — et c'est aussi trois points de panne alignés. Si LDAP tombe, plus personne
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n'entre nulle part, y compris pour réparer.
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La règle 3 n'est donc pas une entorse au SSO : c'est ce qui rend les deux premières
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tenables. Sans elle, la panne d'un maillon devient une exclusion totale.
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## 2. Portée : le web, et seulement le web
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| Protocole | Chemin d'authentification | Pourquoi |
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| **HTTP(S)** — interfaces humaines | **Keycloak** (OIDC natif, ou `oauth2-proxy` devant) | c'est là que la directive s'applique |
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| **IMAP / SMTP** | **LDAP direct** (Dovecot, Postfix) | ces protocoles ne parlent pas OIDC ; le flux est prouvé de bout en bout |
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| **SSH** | **clé publique** (`PasswordAuthentication no`) | pas de mot de passe du tout, donc rien à fédérer |
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| **PostgreSQL, Redis** | secrets applicatifs en voûte | comptes de service, pas d'humains |
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Ce qui est interdit partout, c'est qu'un service tienne **son propre répertoire d'humains**.
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Le chemin varie ; la source ne varie pas.
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## 3. La posture retenue : la porte de secours n'est pas annoncée
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Le compte local de chaque service **existe** — il ne peut pas dépendre de Keycloak, sinon il
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tomberait avec lui. Mais son formulaire de connexion **n'est pas proposé au repos**.
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Ce n'est pas une préférence esthétique. Un formulaire local ouvert en permanence :
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- contourne la politique de mot de passe et le MFA ;
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- contourne surtout la **révocation centrale** — désactiver quelqu'un dans LDAP laisserait
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son compte local valide, sans que rien ne le signale ;
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- offre une cible de bourrage d'identifiants sur `admin`, en continu, pour un usage qui
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devrait être exceptionnel.
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Le coût de la fermeture est nul depuis qu'on a tranché que **`sudo` suffit** : `sudo` *est*
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le mécanisme de réouverture.
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### Ce que chaque service sait vraiment faire
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Vérifié auprès de l'amont le 2026-08-03, puis par **rendu réel des gabarits** dans les deux
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postures — pas seulement lu.
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| Service | Réglage | Effet réel | Secours par `sudo` |
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|---|---|---|---|
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| **Grafana** | `GF_AUTH_DISABLE_LOGIN_FORM=true` | ferme le formulaire | `grafana-cli admin reset-admin-password` |
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| **Forgejo** ≥ 10 | `ENABLE_INTERNAL_SIGNIN=false` + `ENABLE_BASIC_AUTHENTICATION=false` | ferme la connexion interne **et** l'API en Basic | `forgejo admin user change-password` |
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| **Nextcloud** | `hide_login_form=true` | **masque seulement** | `occ user:resetpassword`, ou `…/login?direct=1` |
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> **Nextcloud est une exception, et il faut la dire.** `hide_login_form` **masque** le
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> formulaire ; `…/login?direct=1` y accède encore, et l'amont le documente comme voulu —
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> c'est ainsi qu'un administrateur entre. La protection est donc de **ne plus l'annoncer**,
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> pas de l'interdire. Le présenter comme équivalent à Grafana ou Forgejo donnerait un faux
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> confort.
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Le réglage s'appelle `<rôle>_connexion_locale` dans les trois rôles, et vaut `false` par
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défaut. Le passer à `true` rouvre la porte, explicitement.
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**Garde de version.** `ENABLE_INTERNAL_SIGNIN` n'existe **que depuis Forgejo v10** (suivi
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amont, ticket 7476 : *« This option was added to Forgejo v10 »*). Sur une version
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antérieure il serait ignoré **sans erreur** — le rôle croirait avoir fermé la porte. Un
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`assert` refuse donc `connexion_locale: false` sous 10.0.0 plutôt que de laisser croire.
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## 4. La chaîne de secours
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Trois maillons, aucun ne dépendant d'une porte web ouverte :
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1. SSO Keycloak → LDAP ← la voie normale
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2. sudo via SSH occ / grafana-cli / forgejo admin ← Keycloak ou LDAP en panne
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3. console Proxmox de la VM ← SSH inaccessible
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Un accès de secours qu'on ne sait pas emprunter n'existe pas : les commandes exactes sont
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dans le tableau ci-dessus, et les mots de passe locaux vivent dans la voûte unique de
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l'instance.
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## 5. Ce qui reste à faire
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- **Prometheus et Loki** exposent une interface sans SSO. `oauth2-proxy` est déjà éprouvé
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devant Icinga Web 2 : le patron existe, il reste à l'appliquer.
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- **Aucune preuve ne garde cette directive.** C'est le même risque que les intégrations
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universelles avant leur inversion : une règle qu'aucune garde ne vérifie finit par ne
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plus être vraie. Le remède symétrique serait qu'un rôle **déclare sa position**
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(`web-sso` / `ldap-direct` / `sans-auth-humaine`, plus son accès de secours) et qu'une
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preuve refuse une interface humaine sans SSO ni secours déclaré.
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