Set-OPS-Public/docs/supervision-conception.md
Daniel Allaire 1832530f29 sondes : les six premieres, et le patron qui les rend eprouvables
Ajout de meta/supervision.yml a six roles, chacun deposant sa propre sonde
selon le contrat des greffons Nagios.

DEUX PRINCIPES POSES AU DOCUMENT DE CONCEPTION, parce que la premiere
sonde les a imposes :

1. UNE SONDE DOIT POUVOIR ETRE MISE EN DEFAUT PAR PARAMETRE. Cible et
seuils sont des variables du role : on la prouve rouge avec un port ferme
ou un seuil impossible, sur une machine reelle, sans rien casser, et
aussi souvent qu on veut. Une sonde qu on ne peut prouver qu en cassant un
service ne sera prouvee qu une fois.

2. LA SONDE VIT LA OU VIT LA VERITE. « Ce noeud est-il collecte ? » est
une sonde de serveur_prometheus, pas de client_metrique : une seule y voit
les N noeuds, et surtout elle voit le cas SILENCIEUX — celui qui a cesse d
etre collecte ne peut pas s en plaindre.

LES SIX : cache-apt (artefacts, repond + place), resolution (resolveur,
zone interne ET Internet — deux chemins distincts), forge (forgejo, son
propre /api/healthz), collecte (prometheus, 15/15 cibles), tableaux
(grafana, base ok), ingestion (loki, PRET a ingerer, pas seulement en
ecoute).

TROIS FOIS J AI ECRIT LA SONDE AVANT DE MESURER, ET TROIS FOIS ELLE A EU
TORT. La forge : port 443 et chemin des depots INVENTES — elle ecoute en
3000 derriere l edge et n a legitimement aucun depot. Loki : j ai conclu
« panne persistante » sur deux lectures prises a quelques secondes d
intervalle, juste apres un redemarrage ; l anneau etait ACTIVE et la
reponse est passee a ready moins d une minute plus tard. Le delai de
stabilisation est desormais un AVERTISSEMENT nomme, pas une panne.

On demande au service ce qu il pense de lui-meme quand il sait le dire
(healthz, /ready, /api/health) plutot que d inventer un critere de l
exterieur.

make prouver : CONFORME.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-10 02:48:55 -04:00

7 KiB

Supervision dérivée des rôles

Pour qui : celui qui ajoute un rôle à Set-OPS et se demande comment sa supervision arrive dans Icinga — et celui qui exploite et veut savoir d'où sortent les services qu'il voit.

La règle en une phrase. Un rôle déclare les sondes de sa propre supervision ; le moteur en dérive les objets Icinga, la permission d'API et les preuves. Comme meta/flux.yml engendre nftables et OPNsense.

Pourquoi

Le 2026-09-09, mesure du dépôt sur lui-même :

au 2026-09-09 :
  39 rôles déclarent leurs flux        -> nftables + OPNsense, dérivés
  32 déclarent leur empreinte          -> ressources des VM, dérivées
  32 déclarent leur authentification   -> habilitations, dérivées
  19 groupes déclarent `surveillance:` -> RIEN

Au 2026-09-09, les dix-neuf lignes surveillance: de docs/dependances-groupes.yml sont écrites, versionnées, relues — et aucune n'est exécutée. Icinga surveillait deux choses : sauvegarde et sante.

C'est la classe d'échec que ce dépôt nomme partout ailleurs, en version documentaire : la carte dit ce qui est surveillé, et personne ne surveille. Une intention écrite n'est pas une mesure.

Le contrat d'une sonde : c'est celui des greffons Nagios

Une sonde est un script local, déposé par le rôle qui la possède, dans /usr/local/lib/setops/sondes/<nom>.sh (0750, root).

sortie standard TEXTE lisible puis, optionnellement, | métriques
code de sortie 0 OK · 1 AVERTISSEMENT · 2 CRITIQUE · 3 INCONNU
réseau aucun besoin : c'est le porteur qui pousse le résultat
durée courte ; le porteur passe toutes les 15 min

Ce contrat n'est pas de nous. C'est l'API des greffons Nagios, que monitoring-plugins implémente depuis vingt ans et qu'Icinga parle nativement. La première rédaction de ce document la décrivait sans la nommer — autrement dit la réinventait. positionnement.md dit l'inverse : adopter aux seuils, ne pas réimplémenter.

La conséquence pratique est grande. Un greffon standard est une sonde valide, sans la moindre colle : check_disk, check_load, check_procs, check_ntp_time, check_file_age, check_smtp, check_pgsql… Le paquet en fournit 54. Une sonde ne s'écrit à la main que lorsque la vérité à mesurer est propre à Set-OPS — et c'était le cas pour client_pki/certificat, qui compare l'empreinte servie à celle du disque : aucun greffon ne sait ça.

Écrire du shell là où un greffon existe, c'est se donner du code à maintenir et se priver de vingt ans de cas limites déjà rencontrés par d'autres.

Le rôle qui possède la sonde la déploie lui-même : il connaît ses chemins, ses secrets, sa vérité de terrain. Il la déclare dans meta/supervision.yml, et c'est cette déclaration que le moteur lit.

# roles/<rôle>/meta/supervision.yml
sondes:
  - nom: certificat
    ttl: 5400
    raison: "..."

Passif, et à durée de vie — jamais actif

Un contrôle actif ne voit pas la machine muette : si elle ne répond plus, la sonde échoue et on met ça sur le compte du réseau. Ici c'est le nœud qui parle, et le ttl de son envoi fait la fraîcheur — sans nouvelle, Icinga périme le service tout seul.

Le silence alerte autant que l'échec. C'est exactement ce qui a manqué à openipmi.service : une unité en échec à chaque démarrage pendant une semaine, et systemctl --failed à zéro partout parce qu'aucune machine n'avait redémarré.

C'est aussi ce qu'impose la vérification suit la clé : la sonde tourne là où vit la vérité, pas sur le superviseur. Un dépôt de sauvegarde chiffré côté client ne peut être jugé que par qui détient la clé.

Ce qui n'a rien à faire ici

Une métrique à seuil — durée de collecte, volume de journaux, taux d'occupation — appartient à Prometheus et Grafana. Icinga répond à une seule question : est-ce cassé ? Mélanger les deux rendrait les deux moins lisibles.

Chaque sonde vient avec son contrôle négatif

Une sonde qu'on n'a jamais vue échouer n'est pas une sonde, c'est une habitude. Dix-neuf voyants verts non éprouvés seraient un recul par rapport à deux voyants prouvés : ils rassureraient.

Toute sonde ajoutée doit donc être accompagnée de la manière de la faire échouer pour de vrai, et cette manière doit être rejouée au moins une fois, sur une machine réelle. Le CHANGELOG en porte la trace.

Et contre un état sain, tout autant. La première version de la sonde du certificat a rendu 14 machines sur 14 en CRITIQUE — sur une PKI qui se portait très bien. Elle utilisait openssl verify -CAfile racine, alors que nos certificats sont signés par un intermédiaire que seul step certificate verify sait retrouver. Une alarme toujours allumée ne vaut pas mieux qu'une alarme jamais allumée : elle apprend à ne plus regarder. Une sonde se prouve donc deux fois — verte sur le sain, rouge sur le cassé.

Une sonde doit pouvoir être mise en défaut par paramètre

Corollaire des deux règles précédentes, et c'est ce qui rend la discipline tenable à l'échelle : une sonde dont on ne peut prouver le rouge qu'en cassant un service ne sera prouvée qu'une fois, puis plus jamais.

Chaque sonde expose donc sa cible et ses seuils en variables du rôle. On la met en défaut en lui donnant un port fermé, un nom qui n'existe pas, un seuil impossible — sur une machine réelle, sans rien abîmer, et aussi souvent qu'on veut.

Où vit la sonde : là où vit la vérité, pas là où vit le symptôme

« La vérification suit la clé. » Un nœud sait qu'il a lancé sa sauvegarde ; seul le dépôt sait qu'elle a abouti. Un nœud sait qu'il expose ses métriques ; seul Prometheus sait qu'il les collecte.

D'où un choix qui peut surprendre : « ce nœud est-il bien collecté ? » est une sonde de serveur_prometheus, pas de client_metrique. Une seule sonde y voit les N nœuds à la fois — et surtout, elle voit le cas silencieux : celui qui a cessé d'être collecté et qui, par définition, ne peut pas s'en plaindre lui-même.

Un contrôle négatif ne doit pas pouvoir abîmer

Éprouver la sonde du certificat, le 2026-09-09, a consisté à remplacer le certificat d'hôte par un auto-signé. La sonde a bien viré au rouge — et le script de synchronisation a propagé ce certificat vers node_exporter, dont la clé était restée l'ancienne :

failed to load X509KeyPair: tls: private key does not match public key

Un service réel est tombé pour éprouver une sonde. Le contrôle avait un rayon d'action que je ne lui avais pas donné volontairement.

La règle qui en découle : un contrôle négatif se fait sur une copie, ou sur un chemin que la sonde accepte en paramètre — jamais en substituant l'artefact que d'autres consomment. Quand c'est impossible, on le fait sur la machine la moins critique, on l'annonce, et on vérifie l'état des consommateurs après, pas seulement celui de la sonde.