Ajout de meta/supervision.yml a six roles, chacun deposant sa propre sonde selon le contrat des greffons Nagios. DEUX PRINCIPES POSES AU DOCUMENT DE CONCEPTION, parce que la premiere sonde les a imposes : 1. UNE SONDE DOIT POUVOIR ETRE MISE EN DEFAUT PAR PARAMETRE. Cible et seuils sont des variables du role : on la prouve rouge avec un port ferme ou un seuil impossible, sur une machine reelle, sans rien casser, et aussi souvent qu on veut. Une sonde qu on ne peut prouver qu en cassant un service ne sera prouvee qu une fois. 2. LA SONDE VIT LA OU VIT LA VERITE. « Ce noeud est-il collecte ? » est une sonde de serveur_prometheus, pas de client_metrique : une seule y voit les N noeuds, et surtout elle voit le cas SILENCIEUX — celui qui a cesse d etre collecte ne peut pas s en plaindre. LES SIX : cache-apt (artefacts, repond + place), resolution (resolveur, zone interne ET Internet — deux chemins distincts), forge (forgejo, son propre /api/healthz), collecte (prometheus, 15/15 cibles), tableaux (grafana, base ok), ingestion (loki, PRET a ingerer, pas seulement en ecoute). TROIS FOIS J AI ECRIT LA SONDE AVANT DE MESURER, ET TROIS FOIS ELLE A EU TORT. La forge : port 443 et chemin des depots INVENTES — elle ecoute en 3000 derriere l edge et n a legitimement aucun depot. Loki : j ai conclu « panne persistante » sur deux lectures prises a quelques secondes d intervalle, juste apres un redemarrage ; l anneau etait ACTIVE et la reponse est passee a ready moins d une minute plus tard. Le delai de stabilisation est desormais un AVERTISSEMENT nomme, pas une panne. On demande au service ce qu il pense de lui-meme quand il sait le dire (healthz, /ready, /api/health) plutot que d inventer un critere de l exterieur. make prouver : CONFORME. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
7 KiB
Supervision dérivée des rôles
Pour qui : celui qui ajoute un rôle à Set-OPS et se demande comment sa supervision arrive dans Icinga — et celui qui exploite et veut savoir d'où sortent les services qu'il voit.
La règle en une phrase. Un rôle déclare les sondes de sa propre supervision ; le moteur en dérive les objets Icinga, la permission d'API et les preuves. Comme
meta/flux.ymlengendre nftables et OPNsense.
Pourquoi
Le 2026-09-09, mesure du dépôt sur lui-même :
au 2026-09-09 :
39 rôles déclarent leurs flux -> nftables + OPNsense, dérivés
32 déclarent leur empreinte -> ressources des VM, dérivées
32 déclarent leur authentification -> habilitations, dérivées
19 groupes déclarent `surveillance:` -> RIEN
Au 2026-09-09, les dix-neuf lignes surveillance: de docs/dependances-groupes.yml sont écrites,
versionnées, relues — et aucune n'est exécutée. Icinga surveillait deux choses :
sauvegarde et sante.
C'est la classe d'échec que ce dépôt nomme partout ailleurs, en version documentaire : la carte dit ce qui est surveillé, et personne ne surveille. Une intention écrite n'est pas une mesure.
Le contrat d'une sonde : c'est celui des greffons Nagios
Une sonde est un script local, déposé par le rôle qui la possède, dans
/usr/local/lib/setops/sondes/<nom>.sh (0750, root).
| sortie standard | TEXTE lisible puis, optionnellement, | métriques |
| code de sortie | 0 OK · 1 AVERTISSEMENT · 2 CRITIQUE · 3 INCONNU |
| réseau | aucun besoin : c'est le porteur qui pousse le résultat |
| durée | courte ; le porteur passe toutes les 15 min |
Ce contrat n'est pas de nous. C'est l'API des greffons Nagios, que
monitoring-pluginsimplémente depuis vingt ans et qu'Icinga parle nativement. La première rédaction de ce document la décrivait sans la nommer — autrement dit la réinventait.positionnement.mddit l'inverse : adopter aux seuils, ne pas réimplémenter.
La conséquence pratique est grande. Un greffon standard est une sonde valide, sans
la moindre colle : check_disk, check_load, check_procs, check_ntp_time,
check_file_age, check_smtp, check_pgsql… Le paquet en fournit 54. Une sonde ne
s'écrit à la main que lorsque la vérité à mesurer est propre à Set-OPS — et c'était le cas
pour client_pki/certificat, qui compare l'empreinte servie à celle du disque : aucun
greffon ne sait ça.
Écrire du shell là où un greffon existe, c'est se donner du code à maintenir et se priver de vingt ans de cas limites déjà rencontrés par d'autres.
Le rôle qui possède la sonde la déploie lui-même : il connaît ses chemins, ses
secrets, sa vérité de terrain. Il la déclare dans meta/supervision.yml, et c'est
cette déclaration que le moteur lit.
# roles/<rôle>/meta/supervision.yml
sondes:
- nom: certificat
ttl: 5400
raison: "..."
Passif, et à durée de vie — jamais actif
Un contrôle actif ne voit pas la machine muette : si elle ne répond plus, la sonde
échoue et on met ça sur le compte du réseau. Ici c'est le nœud qui parle, et le ttl de
son envoi fait la fraîcheur — sans nouvelle, Icinga périme le service tout seul.
Le silence alerte autant que l'échec. C'est exactement ce qui a manqué à
openipmi.service : une unité en échec à chaque démarrage pendant une semaine, et
systemctl --failed à zéro partout parce qu'aucune machine n'avait redémarré.
C'est aussi ce qu'impose la vérification suit la clé : la sonde tourne là où vit la vérité, pas sur le superviseur. Un dépôt de sauvegarde chiffré côté client ne peut être jugé que par qui détient la clé.
Ce qui n'a rien à faire ici
Une métrique à seuil — durée de collecte, volume de journaux, taux d'occupation — appartient à Prometheus et Grafana. Icinga répond à une seule question : est-ce cassé ? Mélanger les deux rendrait les deux moins lisibles.
Chaque sonde vient avec son contrôle négatif
Une sonde qu'on n'a jamais vue échouer n'est pas une sonde, c'est une habitude. Dix-neuf voyants verts non éprouvés seraient un recul par rapport à deux voyants prouvés : ils rassureraient.
Toute sonde ajoutée doit donc être accompagnée de la manière de la faire échouer pour de vrai, et cette manière doit être rejouée au moins une fois, sur une machine réelle. Le CHANGELOG en porte la trace.
Et contre un état sain, tout autant. La première version de la sonde du certificat a
rendu 14 machines sur 14 en CRITIQUE — sur une PKI qui se portait très bien. Elle
utilisait openssl verify -CAfile racine, alors que nos certificats sont signés par un
intermédiaire que seul step certificate verify sait retrouver. Une alarme toujours
allumée ne vaut pas mieux qu'une alarme jamais allumée : elle apprend à ne plus regarder.
Une sonde se prouve donc deux fois — verte sur le sain, rouge sur le cassé.
Une sonde doit pouvoir être mise en défaut par paramètre
Corollaire des deux règles précédentes, et c'est ce qui rend la discipline tenable à l'échelle : une sonde dont on ne peut prouver le rouge qu'en cassant un service ne sera prouvée qu'une fois, puis plus jamais.
Chaque sonde expose donc sa cible et ses seuils en variables du rôle. On la met en défaut en lui donnant un port fermé, un nom qui n'existe pas, un seuil impossible — sur une machine réelle, sans rien abîmer, et aussi souvent qu'on veut.
Où vit la sonde : là où vit la vérité, pas là où vit le symptôme
« La vérification suit la clé. » Un nœud sait qu'il a lancé sa sauvegarde ; seul le dépôt sait qu'elle a abouti. Un nœud sait qu'il expose ses métriques ; seul Prometheus sait qu'il les collecte.
D'où un choix qui peut surprendre : « ce nœud est-il bien collecté ? » est une sonde de
serveur_prometheus, pas de client_metrique. Une seule sonde y voit les N nœuds à la
fois — et surtout, elle voit le cas silencieux : celui qui a cessé d'être collecté et
qui, par définition, ne peut pas s'en plaindre lui-même.
Un contrôle négatif ne doit pas pouvoir abîmer
Éprouver la sonde du certificat, le 2026-09-09, a consisté à remplacer le certificat
d'hôte par un auto-signé. La sonde a bien viré au rouge — et le script de synchronisation
a propagé ce certificat vers node_exporter, dont la clé était restée l'ancienne :
failed to load X509KeyPair: tls: private key does not match public key
Un service réel est tombé pour éprouver une sonde. Le contrôle avait un rayon d'action que je ne lui avais pas donné volontairement.
La règle qui en découle : un contrôle négatif se fait sur une copie, ou sur un chemin que la sonde accepte en paramètre — jamais en substituant l'artefact que d'autres consomment. Quand c'est impossible, on le fait sur la machine la moins critique, on l'annonce, et on vérifie l'état des consommateurs après, pas seulement celui de la sonde.