Set-OPS-Public/docs/devis-services.md
Daniel Allaire 4bfcf4944f devis PostgreSQL et courriel : la serie des devis de service est complete
PostgreSQL — rend visibles deux defauts deja vecus ici : un reseau ECRIT dans
pg_hba au lieu d'etre derive, et une ligne host en clair la ou il faut hostssl
(verrou qui saute sans bruit, les clients verify-full continuant de marcher).
Interroge pg_settings, jamais le fichier : un grep de postgresql.conf annonce
ssl_cert_file=snakeoil alors que le serveur sert le certificat de l'AC — la
valeur vient d'un conf.d que le grep ne voyait pas. L'instrument etait
incomplet, pas la configuration.

Courriel — chaque maillon interroge la ou il dit la verite : postmap -q pour
la resolution LDAP de Postfix, doveadm user pour celle de Dovecot (le maillon
exact ou la livraison avait bloque), vraies conversations SMTP/IMAP. Verifie
aussi qu'une adresse INEXISTANTE ne resout pas — sinon la boite est un
fourre-tout et le devis ne mesure plus rien.

Trouve immediatement une divergence reelle : Dovecot connait la boite de
sysadmin@chezlepro.internal, Postfix ne sait pas y router (query_filter
(mail=%s), et l'attribut mail porte sysadmin@chezlepro.ca). Collision de
roles : une identite ne porte qu'une adresse mail et on lui en demande deux —
notification joignable hors du systeme, et cle de routage local. Arbitrage a
rendre avant correction.

Tests negatifs : PostgreSQL 3 ecarts nommes, code 1. Une variable morte
trouvee dans une branche que le cas nominal n'emprunte jamais.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-08 08:53:49 -04:00

7.5 KiB

Les devis de service : ce qui tourne correspond-il à ce qui est déclaré ?

Instrument ajouté le 2026-08-08, après une série de défauts qu'aucun test n'avait signalés. Lecture seule — il ne modifie rien.

make identite-plan       # realm, fédération, mappeurs, politique, comptes
make certificats-plan    # certificats sur disque contre certificats réellement servis
make expositions-plan    # chaque `expose:` du plan répond-il, depuis l'edge et depuis le poste
make postgresql-plan     # chiffrement imposé, et à quels réseaux
make courriel-plan       # Postfix → LDAP → LMTP → Dovecot → IMAP

Le trou qu'il comble

scripts/prouver.py porte 30 preuves. Elles sont toutes statiques : elles lisent le dépôt. Zéro appel réseau, zéro SSH, zéro ansible. Elles établissent que le dépôt est cohérent avec lui-même — que les handlers existent, que les intrants ont un propriétaire, que rien n'est codé en dur.

Aucune ne demande au système déployé s'il ressemble à ce que le dépôt annonce.

Les quatre défauts du 2026-08-08 vivaient tous dans cet angle :

Défaut Le dépôt disait La machine portait
politique de mot de passe length(12)… aucuneabcd accepté
entrée ppolicy figée pwdMustChange: TRUE FALSE
fédération en écriture comptes écrits dans LDAP syncRegistrations absent
prénom givenName cn (le nom complet)

Chacun a été trouvé en relisant après avoir écrit. Aucun n'a été signalé.

Ce qu'il vérifie

Le playbook playbooks/maintenance/devis-identite.yml relève deux dictionnaires — le déclaré et le réel — et les dépose en JSON. scripts/devis_identite.py compare. La séparation est délibérée : la comparaison en Jinja est illisible, et le dépôt a déjà cette forme pour les devis réseau (Python raisonne, Ansible relève).

  • realm — politique de mot de passe, anti-force-brute, « mot de passe oublié », relais SMTP
  • fédération — mode d'écriture et les six clés de durcissement
  • mappeurs — chaque attribut LDAP projeté
  • annuaire — l'entrée pwdPolicy, attribut par attribut
  • comptes — ceux qui n'ont pas d'adresse, pour qui « mot de passe oublié » ne mène nulle part

Le déclaré n'est jamais recopié ici : le playbook charge les défauts du rôle et appelle les résolveurs. Un devis qui redéclare ce qu'il vérifie ne vérifie rien.

Le devis des certificats

Il traque un défaut connu et récurrent : un certificat renouvelé sur disque mais toujours servi périmé depuis la mémoire du service, tant que nginx / postfix / dovecot / slapd / step-ca n'ont pas été rechargés.

Ce qu'il a fallu désapprendre pour l'écrire. Les certificats step-ca vivent 24 h et le minuteur les renouvelle toutes les ~14 minutes. Une empreinte servie différente de celle sur disque est donc l'état normal : comparer les empreintes aurait produit un vérificateur qui crie en permanence, et qu'on aurait appris à ignorer. Le signal utile est l'échéance de ce qui est réellement servi, plus l'absence de client_pki_reload_services — car alors rien ne rafraîchira jamais la copie en mémoire.

Il a trouvé quelque chose à sa première exécution : sur infra-pki-01, l'autorité elle-même, le certificat était expiré depuis plus de huit heures et le renouvellement échouait toutes les quatorze minutes sur 'step ca renew' requires the '--ca-url' flag. Rien ne le signalait.

Le devis des expositions

Il pose la question que se pose vraiment un utilisateur : est-ce que mes services répondent ? Et quand la réponse est non, il dit ça casse.

Une vraie requête, jamais un connect(). À travers l'OPNsense (anti-spoofing), toute connexion TCP réussit — y compris vers une adresse où aucune machine n'existe. Et « lire des données après connexion » ne vaut rien en TLS, où c'est le client qui parle en premier : le port 443 d'un edge sain se comporte exactement comme un port mort. Seul le code de retour d'une requête HTTPS complète tranche.

Deux points de vue, et c'est leur différence qui diagnostique :

Point de vue Ce qu'il traverse
depuis l'edge edge + dorsal
depuis le poste DNS + frontière + edge + dorsal — le chemin d'un vrai utilisateur

L'un répond et pas l'autre : ce n'est pas le service, c'est le chemin.

Un code n'est pas un verdict. Un 502 ou un 504 est une réponse, et pourtant le dorsal est mort derrière. Le premier jet ne testait que la présence d'un code et laissait donc passer un dorsal tombé — trouvé par le test négatif, pas par la relecture. Un 302 ou un 401, en revanche, est un service parfaitement vivant qui redirige vers l'IdP ou exige une authentification.

Le devis PostgreSQL

Deux défauts déjà vécus dans ce dépôt, et qu'il rend visibles : un réseau écrit dans pg_hba.conf au lieu d'être dérivé (10.11.0.0/16 sous un commentaire « AJUSTER » que personne n'a suivi), et une ligne host en clair là où il faut hostssl — le verrou saute sans bruit, puisque les clients en verify-full continuent de fonctionner.

Interroger l'état effectif, jamais le fichier. Un grep de postgresql.conf annonce ssl_cert_file = snakeoil sur data-sql-01, alors que le serveur sert bien le certificat de l'AC : la valeur vient d'un conf.d/99-setops.conf que le grep ne voyait pas. C'était l'instrument qui était incomplet, pas la configuration. Le devis lit pg_settings.

Le devis du courriel

La chaîne est longue — Postfix → LDAP → LMTP → Dovecot → IMAP — et chaque maillon peut casser sans que le suivant s'en aperçoive. Chacun est donc interrogé là où il dit la vérité : postmap -q pour la résolution LDAP de Postfix, doveadm user pour celle de Dovecot — précisément le maillon où la livraison avait bloqué — et une vraie conversation SMTP/IMAP pour ce que les serveurs annoncent.

Il vérifie aussi qu'une adresse inexistante ne résout pas : sans ce contrôle, une boîte fourre-tout accepterait n'importe quel nom, et le devis ne mesurerait plus rien.

Un piège de construction, à connaître avant d'écrire le prochain

include_vars au niveau du play prime sur les group_vars. Charger les défauts d'un rôle tels quels fait donc mentir le devis : il compare au défaut du dépôt au lieu de la valeur réellement déclarée par l'inventaire. Le premier jet rapportait client_pki_reload_services: [] sur les quatorze hôtes alors que quatre groupes le déclarent — le devis portait exactement le défaut qu'il est censé traquer.

La forme correcte, reprise dans les deux devis :

  1. retenir ce que l'inventaire déclare, avant tout chargement de défauts ;
  2. charger les défauts du rôle (include_vars, sans name: — les défauts se citent entre eux, et ces références ne se résolvent plus une fois enfermées dans un dictionnaire) ;
  3. réimposer les valeurs de l'inventaire clé par clé, en boucle. set_fact n'accepte pas un dictionnaire entier passé en argument libre : il le prend sans erreur et n'en fait rien — c'est ainsi que le premier correctif a paru fonctionner tout en laissant le devis mentir.

Ce qu'ils ne font pas

Ils ne corrigent pas — c'est make deployer qui réconcilie. Ils répondent à l'autre question, et sortent en code 1 s'il y a un écart.

Ils couvrent l'identité et les certificats. Le courriel, la base de données et les expositions web attendent le même traitement ; le patron est là pour être repris.