Set-OPS-Public/docs/autorisation.md
Daniel Allaire c9d31e9a60 preuves : trois gardes pour ce que ma lecture ne tiendra pas
Une revision de documentation vieillit comme le reste. Ce qui tient, c est ce
qu une machine verifie — et trois lacunes etaient nommees sans etre gardees.

P58  HABILITATIONS. autorisation.md posait la regle (un service nomme un
     GROUPE, jamais une personne, D-66) et meta/acces.yml la portait ; rien ne
     la verifiait. P29 gardait les POSITIONS d authentification, personne ne
     gardait les DROITS.

     Le controle qui porte la preuve est un croisement : une entree
     porte_par: role-realm affirme que l habilitation voyage par un role de
     realm projete depuis un groupe LDAP. P58 le confronte a serveur_keycloak.
     Sans ca, un service annonce une habilitation que rien ne transporte, et l
     ecran reste vide sans que personne sache pourquoi.

     CE QU ELLE N EXIGE PAS, et c est le point le plus important : que les
     groupes nommes existent dans l annuaire. Ce serait contredire le regime du
     paragraphe 2 — le depot AMORCE un acces et se retire, les appartenances
     appartiennent a une personne. dev et personnel n existent dans aucun code,
     et ce n est pas un defaut.

P59  ENUMERATIONS ANNONCEES. Les deux ecarts trouves a la main pendant la
     tournee — cinq portes annoncees devant une table de six, huit lignes
     renvoyees vers une fiche qui en compte dix — etaient d une forme que P57
     ne voit pas.

     Ma premiere version a signale CINQ ecarts, et les cinq etaient du bruit :
     dans « reprise dans les deux devis : », le nombre qualifie autre chose que
     la liste. Cent pour cent de faux positifs — la preuve qui crie sur un cas
     sain et qu on apprend a ignorer. Resserree aux deux formes ou le nombre ne
     peut compter rien d autre. Etroite et vraie plutot que large et devineuse.

P60  WIKI PUBLIE. Le wiki est publie DEPUIS le depot ; rien ne mesurait l ecart,
     et il s est creuse de VINGT-SEPT JOURS en silence. Deux unites jamais
     publiees, vingt et une differentes : pour qui lit la forge plutot que le
     depot, toute la revision n existait pas.

     Le harnais est STATIQUE, zero appel reseau — cloner la forge romprait la
     seule propriete qui fasse qu une preuve vaille hors de ce poste. La mesure
     passe donc par un TEMOIN que make wiki-publier depose. Amorce avec la
     valeur MESUREE : le wiki d eregion porte b6167f2, dont le message dit
     source: ac85278.

     Ce qu elle ne prouve pas : un temoin dit ce qui est PARTI, jamais ce qui
     est ARRIVE.

LES TROIS SONT EPROUVEES DANS LES DEUX SENS

Douze essais negatifs, douze refus : groupe non projete, acces.yml disparu,
personne au lieu d un groupe, mecanisme invente, raison manquante, compte
revenu a cinq, septieme porte ajoutee sans toucher au compte, renvoi croise
fausse, temoin absent, temoin d un autre depot. Une garantie qu on n a jamais vu
dire non n est pas une garantie, c est une habitude.

ETAT : NON CONFORME, 58 OK, 1 echec, 1 saute.

P60 est rouge, et c est le comportement voulu : le registre a le droit de
perdre. Le retard qu elle signale est reel et anterieur a elle. Une commande le
ferme, et elle vient ensuite.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-08 12:47:18 -04:00

426 lines
22 KiB
Markdown

# Accès et habilitations : Set-OPS amorce, le sysadmin gouverne
> **Pour qui :** l'**exploitant**, le jour de la reprise — le §6 est la partie utile. La doctrine qui précède (§1-5) s'adresse au mainteneur.
> **Directive d'architecture du 2026-08-07.** L'authentification dit *qui tu es*
> (`authentification.md`). Ce document dit *ce que tu peux faire* — et surtout **qui en
> décide**. La réponse n'est pas « le dépôt ».
## 1. Le constat, mesuré
`ou=groups` est créé par `serveur_openldap` depuis le début. Au 2026-08-07, c'est un
**conteneur vide qu'aucun service ne lit** : pas un `memberOf`, pas un filtre de groupe
dans les 29 rôles du catalogue.
Toute personne qui s'authentifie obtient donc le défaut du service — tout, ou rien. Et
aucun humain n'a de compte : `ou=people` est vide aussi. L'écosystème est déployé et
personne ne peut y entrer autrement que par les comptes de secours en voûte.
> **Révisé le 2026-09-05 — le constat ci-dessus est daté, et il a bougé.** `ou=groups`
> n'est plus un conteneur que personne ne lit : `amorcage_acces`, `serveur_keycloak` et
> `serveur_icingaweb2` s'en servent. La mesure du 2026-08-07 est conservée telle quelle
> parce qu'elle explique *pourquoi* ce document existe — mais elle ne décrit plus l'état
> du dépôt. Le §2 et la suite, eux, restent la doctrine en vigueur.
## 2. Deux régimes, et la frontière entre eux
C'est la décision principale, et elle **contredit délibérément la doctrine du dépôt**.
Partout ailleurs, un écart entre le déclaré et le réel est un défaut à corriger : les devis
réconcilient, les applicateurs retirent ce qui n'est plus demandé. **Ici, l'écart est
légitime** — c'est le sysadmin qui fait son travail.
| | Qui décide | Régime |
|---|---|---|
| **Infrastructure** — quel groupe accorde quoi dans un service | Set-OPS | réconcilié à chaque déploiement, comme le reste |
| **Habilitations** — qui appartient à quel groupe | **une personne** | **amorcé une fois, jamais réconcilié** |
Le mapping « le groupe `sysadmin` vaut `Admin` dans Grafana » est de la configuration
d'infrastructure : il se déclare, se dérive et se corrige. Savoir **qui** est dans
`sysadmin` ne l'est pas — c'est une décision d'exploitation, prise par un humain, souvent
en urgence, et le dépôt n'a pas à la défaire au prochain `make deployer`.
Un dépôt qui réconcilierait les appartenances effacerait le compte créé la veille pour un
nouvel employé. C'est exactement le genre de « correction » qu'il ne faut pas faire.
## 3. L'amorçage est un one-shot
Set-OPS crée **un** accès : celui du sysadmin, pour qu'il puisse prendre la main. Rien de
plus.
**Idempotence par non-intervention.** La condition n'est pas la conformité, c'est
l'**existence** : si le compte est là, on n'y touche pas — ni son mot de passe, ni ses
groupes, ni ses attributs. Il a pu être renommé, promu, déplacé ; c'est le droit de celui
qui exploite.
```
compte sysadmin absent → créé, mot de passe généré en voûte, changement forcé
compte sysadmin présent → aucune action, quel que soit son état
```
C'est la différence entre `state: present` et une réconciliation. Le second serait un
défaut ici.
**Le premier mot de passe n'est pas *le* mot de passe de quelqu'un.** Généré, déposé en
voûte, **changement forcé à la première ouverture** : c'est un jeton d'amorçage à usage
unique. Sans ce changement, l'auteur du déploiement connaîtrait le mot de passe du
sysadmin — ce qui contredit « une identité, une personne ».
### 3.1 Raser un hôte d'identité réarme le jeton — et détruit tout le reste
Le « one-shot » tient **tant que l'annuaire vit**. `make raser` sur l'hôte qui porte
`openldap` (dérivé : `applications.openldap.hote`) détruit `ou=people` et `ou=groups` avec
la VM.
La condition étant l'**existence** et non la conformité, le redéploiement retrouve un compte
absent et le recrée. Mesuré le 2026-08-11, après rasage de `idm-01` :
```
dn: uid=sysadmin,ou=people,dc=chezlepro,dc=internal
pwdReset: TRUE
```
Le jeton d'amorçage de la voûte redevient donc la valeur en vigueur, et le changement forcé
est réarmé. **Le mot de passe que l'exploitant avait choisi n'existe plus.**
**Ce n'est pas la perte principale.** Par le §2, les appartenances ne sont *jamais*
réconciliées : Set-OPS crée **un** compte, et rien d'autre. Tout compte créé depuis, toute
appartenance à un groupe, toute promotion décidée en exploitation sont détruits — et **ne
seront pas recréés**. Le code ne peut pas reconstruire ce qu'il a délibérément choisi de ne
pas posséder. C'est la contrepartie exacte du régime qui protège ces décisions du prochain
`make deployer`.
> **Il y a désormais quelque chose à restaurer — depuis le 2026-08-11 seulement.** Jusque-là
> `client_backup_jobs` valait `[]` et rien ne le surchargeait : onze hôtes lançaient chaque
> nuit un timer qui échouait sur `Fatal: nothing to backup`, et `infra-pki-01` — les clés de
> l'AC — n'avait aucune sauvegarde. `client_backup` dérive maintenant ses jeux de
> l'appartenance aux groupes, et **P36** prouve statiquement que tout détenteur d'état porte
> `client_backup`. L'annuaire de `idm-01` est sorti par `slapcat` à chaque exécution.
La sauvegarde ne dispense pas de la vérifier avant un geste destructeur. Sortir l'annuaire à
la main reste le réflexe juste avant de raser :
```
ansible <hote_openldap> -m shell -a "slapcat -b dc=<domaine> > /tmp/annuaire.ldif" -b
ansible <hote_openldap> -m fetch -a "src=/tmp/annuaire.ldif dest=./ flat=yes" -b
```
## 4. Où vivent les habilitations : LDAP, pas Keycloak
**Les groupes LDAP sont la source unique.** Keycloak les *projette* en rôles pour le web ;
les services non-OIDC les lisent directement.
L'argument est mécanique, pas doctrinal : **Dovecot et Postfix ne savent pas lire un rôle
Keycloak.** L'y loger rendrait la moitié courriel du système aveugle, et imposerait au
sysadmin de tenir deux modèles de permissions — donc de les voir diverger.
Conséquence pratique pour l'exploitant : **un seul endroit à administrer**. Ajouter
quelqu'un au groupe `sysadmin` dans LDAP lui ouvre Grafana, Forgejo, Icinga et le courriel,
sans toucher à un seul service.
## 5. Un service nomme un groupe, jamais une personne
C'est la règle qui rend la reprise possible. Chaque rôle déclare le **groupe** qu'il
reconnaît, dans son `meta/acces.yml` :
```yaml
acces:
- groupe: sysadmin # groupe LDAP
accorde: Admin # ce que ça vaut DANS ce service
raison: >-
Administration : sources de données, tableaux de bord, utilisateurs.
```
Le champ `accorde` est **le vocabulaire du service**, pas un niveau abstrait : `Admin` chez
Grafana, `owner` chez Forgejo. Inventer une échelle commune obligerait à la traduire
partout, et la traduction est exactement l'endroit où une habilitation se perd.
Un service qui nommerait une personne créerait une dette qu'on découvre le jour du
départ, service par service — et il faudrait un déploiement pour révoquer quelqu'un.
## 6. Prendre la main — le runbook
Ce qui suit est destiné au sysadmin le jour de la livraison. **C'est la partie utile de ce
document.**
### 6.0 D'abord : demander au système où il en est
Avant de suivre quoi que ce soit, cinq commandes disent l'état réel. Elles ne modifient
rien et sortent en erreur s'il y a un écart entre ce qui tourne et ce que le plan décrit.
```
make identite-plan # realm, fédération LDAP, mappeurs, politique de mot de passe, comptes
make certificats-plan # certificats sur disque contre certificats réellement servis
make expositions-plan # chaque service publié répond-il — depuis l'edge et depuis ton poste
make postgresql-plan # chiffrement imposé, et à quels réseaux
make courriel-plan # Postfix → LDAP → LMTP → Dovecot → IMAP, file d'attente comprise
```
C'est le premier réflexe à prendre, et pas seulement le jour de la livraison : après tout
changement, après une panne, avant d'appeler quelqu'un. `make deployer` **répare** ;
ces devis **constatent**. Le détail de ce qu'ils vérifient et de ce qu'ils ne vérifient
pas est dans `devis-services.md`.
Un exemple de ce qu'ils voient et que rien d'autre ne voyait : le 2026-08-08, le
certificat de l'autorité elle-même était expiré depuis plus de huit heures, le
renouvellement échouant toutes les quatorze minutes. Aucun écran ne le disait.
### 6.1 Récupérer le mot de passe d'amorçage
```
ansible-vault view instance/inventories/principal/group_vars/all/vault.yml \
| grep vault_sysadmin_amorcage
```
**Tu ne pourras rien faire d'autre avant de l'avoir changé** : l'annuaire refuse toute
opération sauf le changement lui-même (§3). C'est le premier geste de la reprise, et il
n'est pas optionnel.
> **La clé de la voûte — une voûte, une clé (depuis le 2026-08-28).** Ce paragraphe a
> longtemps désigné un `ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE` unique, `~/.config/setops-vault-pass`.
> Ce n'est plus le mécanisme : un seul mot de passe ouvrait alors *toutes* les voûtes de la
> flotte, celle de l'hébergeur comprise — compromettre le plus petit locataire, c'était
> obtenir les secrets de tous. Chaque dépôt a désormais **sa** clé, nommée d'après lui :
> `~/.config/setops-vault-<dépôt-en-minuscules>`. Le `Makefile` les rassemble tout seul dans
> `ANSIBLE_VAULT_IDENTITY_LIST` (`scripts/voutes.py`), et Ansible les essaie toutes — il n'y
> a **rien à exporter**. Pour voir ce que cette machine peut ouvrir :
>
> ```
> python3 scripts/voutes.py etat
> ```
>
> **Sans la clé de ton écosystème, rien de ce qui suit n'est possible** — c'est la clé de
> voûte au sens propre, et la première chose à sortir de la machine
> (`make cles-exporter`, cf. [`sortir-les-cles-du-poste.md`](sortir-les-cles-du-poste.md)).
### 6.2 Deux consoles Keycloak, et la racine mène à la mauvaise
**C'est le piège de la première connexion.** `https://auth.<domaine>/` redirige vers `/admin/`
— la console d'administration du realm **`master`**. Le compte `sysadmin` n'y existe pas : il
vit dans le realm applicatif. Keycloak répond alors *« invalid username or password »*, ce qui
est exact et parfaitement trompeur — le mot de passe est bon, c'est la porte qui ne l'est pas.
| Ce que tu veux faire | URL | Compte |
|---|---|---|
| **ton compte, tes accès** | `https://auth.<domaine>/realms/<realm>/account/` | `sysadmin` + jeton d'amorçage |
| **administrer ton realm** | `https://auth.<domaine>/admin/<realm>/console/` | `sysadmin` — par le groupe |
| Keycloak lui-même (secours) | `https://auth.<domaine>/admin/` | `admin` + `vault_keycloak_admin` |
La première ligne est celle de la reprise. C'est là que le changement de mot de passe te sera
imposé, et c'est cette connexion qui **importe ton groupe dans le realm** — sans elle, les
habilitations sur Grafana, Forgejo et Nextcloud restent câblées mais jamais exercées.
**Administrer ton realm passe désormais par le groupe** : `realm-admin` (rôle du client
`realm-management`) est attaché à `sysadmin`. La console est celle du realm —
`/admin/<realm>/console/` — pas la racine `/admin/`, qui est celle de `master`.
La dernière ligne reste le **compte de secours** (D-40). Sa portée est `master`, hors d'atteinte
du groupe : c'est voulu. Un accès de secours qui dépendrait des habilitations qu'il doit pouvoir
réparer ne serait pas un accès de secours.
### 6.3 Faire confiance à l'AC interne
Les interfaces web portent des certificats de l'autorité interne, qu'aucun navigateur ne
connaît. Récupérer la racine et **son empreinte** :
```
make ca-racine # écrit ./root_ca.crt, affiche sujet, validité, empreinte
make ca-empreinte # la même empreinte, lue SUR l'AC — le témoin de comparaison
```
**Compare les deux avant d'installer.** Ce n'est pas une formalité : installer une AC, c'est
lui donner le droit de signer *n'importe quel nom* pour ton navigateur. La comparaison est ce
qui distingue ta racine d'une racine interceptée.
```
sudo cp root_ca.crt /usr/local/share/ca-certificates/setops-root.crt
sudo update-ca-certificates
```
Firefox a son propre magasin : *Paramètres → Certificats → Autorités → Importer*.
La racine est un certificat **public** — elle n'a rien à faire dans la voûte, et tout à faire
dans le magasin de confiance de qui administre.
### 6.4 Où administrer quoi
| Ce que tu veux faire | Où | Comment |
|---|---|---|
| créer/désactiver une personne | **LDAP** (`ou=people`) | via Keycloak, ou `ldapmodify` |
| donner ou retirer un accès | **LDAP** (`ou=groups`) | ajouter/retirer du groupe |
| changer ce qu'un groupe *vaut* dans un service | **le plan** (`meta/acces.yml`) | c'est de l'infrastructure : éditer, redéployer |
La troisième ligne est la seule qui passe par Set-OPS. Les deux premières t'appartiennent
et **le dépôt ne les touchera plus jamais**.
### 6.5 Si tu te fermes dehors
Les comptes locaux de chaque service existent, sont en voûte, et leur formulaire n'est pas
annoncé (`authentification.md` §3). L'accès de secours passe par `sudo` sur l'hôte :
```
grafana-cli admin reset-admin-password
forgejo admin user change-password
occ user:resetpassword
```
Et si LDAP lui-même est en panne, ces trois commandes fonctionnent quand même : elles ne
dépendent ni de Keycloak, ni de l'annuaire. C'est le sens de D-40.
### 6.6 « Mot de passe oublié » — pour ne pas dépendre de toi
Un utilisateur qui oublie son mot de passe ne doit pas avoir à t'appeler : la seule issue
serait alors que tu manipules le mot de passe de quelqu'un d'autre, ce que « une identité,
une personne » cherche précisément à écarter. L'écran de connexion du realm porte donc le
lien **Forgot password?**, et Keycloak envoie lui-même le courriel.
Deux conditions, toutes deux tenues par le code :
- **Un relais SMTP.** `serveur_keycloak` le dérive du plan (`applications.postfix.hote`) —
aucun nom de machine n'est écrit nulle part. Le MTA accepte les hôtes du supernet sans
authentification (`mynetworks`) et `idm-01` porte déjà `client_smtp`, donc le flux existe.
Si le plan ne déclare pas de MTA, le rôle **refuse** plutôt que d'afficher un écran qui
promet un courriel que personne n'enverrait.
- **Une adresse sur le compte.** C'est la seule valeur de l'amorçage qui ne se dérive pas :
elle désigne une personne, donc quelque chose d'extérieur au système qu'on amorce.
`amorcage_acces_courriel` doit être déclarée, et le rôle refuse de créer le compte sans
elle. Une adresse `sysadmin@<domaine_interne>` serait un piège : elle est servie par une
boîte que tu ne peux pas encore lire.
**Attention à un reliquat.** Tant que la fédération LDAP était en `READ_ONLY`, une adresse
saisie dans la console de compte restait dans la base de Keycloak sans jamais atteindre
l'annuaire. Les deux côtés pouvaient donc afficher des adresses différentes sans que rien
ne le signale. En `WRITABLE` (le mode actuel) le problème ne se reproduit pas, mais les
comptes créés avant peuvent encore porter l'écart. Pour le voir et le réduire :
```
ldapsearch -x -H ldapi:/// -D "cn=admin,$BASE" -W -b "uid=<uid>,ou=people,$BASE" mail
# puis, si les deux diffèrent : corriger dans LDAP (source de vérité), et resynchroniser
# Identity providers → LDAP → Sync all users
```
### 6.7 La politique de mot de passe : une déclaration, deux exécutants
Les règles sont déclarées **une seule fois**, dans `resoudre_politique_mdp`, en termes
neutres. Le rôle les traduit dans les deux dialectes qui doivent les appliquer :
`pwdPolicy` pour OpenLDAP, `passwordPolicy` pour le realm. Changer la longueur minimale
se fait à un seul endroit.
Il a fallu en arriver là parce que les deux se renvoyaient la balle. LDAP portait bien les
règles — mais il ne sait que **refuser**, sans jamais dire pourquoi à l'écran. Keycloak,
lui, ne validait rien, et écrivait `userPassword` directement : l'overlay `ppolicy` ne
voyait même pas passer le changement. Mesuré le 2026-08-08 avec un compte sonde, le même
`abcd` était refusé par l'opération étendue LDAP et **accepté** par Keycloak, puis actif
pour l'authentification.
Deux réglages de la fédération tiennent la correction, et il faut les deux :
| Réglage | Ce qu'il répare |
|---|---|
| `usePasswordModifyExtendedOp` | slapd voit le changement passer, donc `ppolicy` s'applique |
| `validatePasswordPolicy` | Keycloak valide la politique du realm **avant** d'écrire |
Le second est le contrôle porteur : Keycloak se lie en rootDN, et slapd n'applique pas ses
contrôles de qualité au rootDN. L'utilisateur voit désormais *« Invalid password: minimum
length 12 »* au lieu d'un refus muet.
**`pwdMustChange` reste délibérément à `FALSE`.** Il signifie « quand un *administrateur*
pose un mot de passe, l'utilisateur devra le changer ». Comme Keycloak se lie en rootDN,
tout changement qui passe par lui *est* un changement administrateur : l'utilisateur
choisissait un nouveau mot de passe, `ppolicy` reposait aussitôt `pwdReset`, et l'écran
redemandait un changement — sans fin. Le changement forcé à la première connexion est
obtenu par l'action requise `UPDATE_PASSWORD` de Keycloak, qui, elle, se consomme.
### 6.8 Ce que tu dois changer en priorité
1. **Le mot de passe d'amorçage** — imposé dès la première connexion, tu n'as pas le
choix (§3).
2. **Les comptes de secours** générés au déploiement : ils sont en voûte, et l'auteur du
déploiement y a eu accès. Les régénérer transfère réellement le contrôle.
3. **Le mot de passe de la voûte** elle-même, si le dépôt change de mains.
### 6.9 Faire tourner un secret : l'ordre n'est pas indifférent
**Les comptes de secours des services** (`vault_grafana_admin`, `vault_forgejo_admin`,
`vault_nextcloud_admin`) se régénèrent en voûte, puis un redéploiement les applique. Les rôles
savent désormais *changer* un mot de passe existant, pas seulement le créer.
**Le compte d'administration de Keycloak est différent : il est le moyen de se changer
lui-même.** Régénérer la voûte d'abord le rendrait inapplicable — plus rien ne pourrait
s'authentifier pour poser la nouvelle valeur. L'ordre est donc inversé :
```
1. s'authentifier avec la valeur ACTUELLE
2. poser la nouvelle valeur dans Keycloak
3. vérifier que la nouvelle fonctionne
4. seulement alors, écrire la voûte
```
C'est une **procédure**, pas un redéploiement. La même contrainte vaut pour tout secret qui
est aussi la clé de son propre changement.
**`vault_openldap_admin` en est un, avec deux pièges de plus.** Il ne se change pas par
`ldappasswd` : `cn=admin` n'est pas une entrée de la base mais le **rootDN** déclaré dans
`cn=config`. Le mot de passe vit dans `olcRootPW`, et se modifie par un bind `EXTERNAL` :
```
slappasswd -h '{SSHA}' -s <nouveau> puis ldapmodify -Y EXTERNAL sur olcDatabase={1}mdb
```
Et il a **quatre consommateurs** : Keycloak (dans sa base), Dovecot, Postfix, Icinga Web 2
(fichiers de configuration). Les trois derniers suivent au redéploiement ; Keycloak stocke le
mot de passe de liaison et le masque — sa réconciliation passe donc par une empreinte, comme
les comptes de secours.
**Et une vérification n'est pas un message de succès.** `grafana-cli` annonçait
« Admin password changed successfully » en écrivant dans une base qui n'était pas celle du
serveur. Ce qui l'a démasqué est l'**état** — le champ `updated` du compte, inchangé. Après
toute rotation, s'authentifier réellement avec la nouvelle valeur.
## 7. Ce que ce document ne couvre pas
**La gestion courante des comptes.** Créer, suspendre, réaffecter : c'est le travail du
sysadmin, pas du dépôt. Set-OPS ne fournit ni registre de personnes, ni synchronisation —
volontairement. Un registre versionné mettrait des données personnelles dans l'historique
git, de façon permanente et difficile à retirer.
**L'autorisation machine-à-machine.** Les comptes de service (PostgreSQL, Redis, jetons
d'API) ne sont pas des humains et ne passent pas par LDAP — ils vivent en voûte, liés à un
service et non à une personne.
**Les permissions internes à un service.** Qui peut écrire dans quel dépôt Forgejo, qui voit
quel dossier Nextcloud : ça se règle dans le service, à partir du groupe qu'il a reçu.
Set-OPS accorde l'entrée et le niveau ; il ne réimplémente pas le modèle de chaque
application.
**Ce qui est construit, et ce qui ne l'est pas — mesuré le 2026-09-06.** Ce document s'est
terminé jusqu'à cette date sur « **Rien n'est construit** [...] le rôle d'amorçage, les
`meta/acces.yml` et la preuve restent à écrire ». C'était devenu faux au point de contredire
le §3 du même document, qui rapporte des mesures **datées du 2026-08-11** prises sur le rôle
en fonctionnement. L'état réel :
| | État |
|---|---|
| Le rôle d'amorçage | **`roles/amorcage_acces/`** — écrit, déployé, et c'est lui qui crée l'unique compte `sysadmin` du §3 |
| Les `meta/acces.yml` | **écrits pour les cinq services `web-sso`** : `serveur_forgejo`, `serveur_grafana`, `serveur_icingaweb2`, `serveur_keycloak`, `serveur_nextcloud` |
| La preuve | **écrite le 2026-09-07 — c'est P58** |
Le §5 de [`authentification.md`](authentification.md) formule la règle : *une directive
qu'aucune garde ne vérifie finit par ne plus être vraie*. `meta/acces.yml` a été dans ce cas
jusqu'au 2026-09-07 : rien ne vérifiait qu'un service `web-sso` en porte un. **P29** gardait
les *positions* d'authentification ; **P58** garde désormais les *habilitations*.
Ce qu'elle exige :
| | |
|---|---|
| tout rôle `web-sso` porte un `meta/acces.yml` | **sauf** `formulaire_local: aucun` — une passerelle authentifie devant, elle n'accorde rien. L'exemption est **dérivée** de la déclaration, jamais un nom en dur |
| chaque entrée nomme `groupe`, `accorde`, `porte_par`, `raison` | `porte_par` existe pour rendre visible, dans la déclaration même, **ce qui n'est pas câblé** |
| `groupe` est un groupe, pas un compte | ni `@`, ni `uid=` — c'est D-66, tenu par une machine |
| une habilitation `porte_par: role-realm` est **réellement projetée** par `serveur_keycloak` | c'est le croisement qui porte la preuve : sans lui, un service peut annoncer une habilitation que rien ne transporte, et l'écran reste vide sans que personne sache pourquoi |
> **Ce qu'elle n'exige PAS, et c'est le point le plus important.** Elle ne demande pas que
> les groupes nommés existent dans l'annuaire. Ce serait contredire le §2 : le dépôt
> **amorce** un accès et se retire ; les appartenances appartiennent à une personne.
> `amorcage_acces` ne crée qu'un groupe — `dev` et `personnel` sont créés par l'exploitant,
> et leur absence du code n'est pas un défaut, c'est le régime.