Set-OPS-Public/docs/authentification.md
Daniel Allaire 22ef279464 authentification : chaque rôle déclare sa position, gardé par P29
Une règle qu'aucune garde ne vérifie finit par ne plus être vraie — c'est ce qui
était arrivé aux 28 lignes d'intégration recopiées. Chaque rôle serveur_* porte
un meta/authentification.yml, confronté à son code par P29.

web-sso 5, socle-identite 2 (keycloak/openldap : ils SONT la chaîne d'identité),
ldap-direct 2, interne-sans-auth 2, sans-auth-humaine 12.

La preuve refuse l'oubli ET le mensonge. Éprouvée par sabotage sur sept cas :
déclaration supprimée, portée inventée, secours retiré, posture de formulaire
retirée, raison retirée, ldap-direct mensonger, réglage retiré des defaults.

Les deux derniers passaient dans la première version :

- le mensonge passait à cause d'un commentaire. Je cherchais le mot « ldap » dans
  le rôle, et serveur_grafana/defaults/main.yml contient « désactiver quelqu'un
  dans LDAP » : de la prose validait une déclaration fausse. La preuve exige
  maintenant un indice nommé — variable <rôle>_oidc / <rôle>_ldap, ou URI ldap://
- le réglage retiré passait parce que le gabarit citait encore la variable alors
  que plus rien ne lui donnait de valeur. La preuve lit defaults/main.yml en YAML
  et exige que la clé y soit définie, pas mentionnée.

Elle a aussi forcé une valeur : oauth2-proxy était déclaré « formulaire local
fermé » alors qu'il n'a aucun compte local. D'où formulaire_local: aucun, qui
distingue « il n'y en a jamais eu » de « il y en a un, il est fermé ».

Correction d'une note de la veille : Prometheus et Loki ne sont PAS exposés
publiquement (aucun expose au plan). Seuls six groupes le sont. Le risque est
intra-tenant, pas frontalier. Les deux lacunes sont comptées à chaque exécution,
pas masquées.

AFF-111, D-42. 29 preuves OK, ansible-lint (production) sur 375 fichiers.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-03 17:05:43 -04:00

7.1 KiB

Authentification : Keycloak devant, LDAP dessous, sudo en secours

Directive d'architecture du 2026-08-03. Trois règles, décidées ensemble et volontairement indissociables — chacune crée le problème que la suivante résout.

  1. Toute authentification web passe par Keycloak. Aucun service ne tient son propre répertoire de comptes.
  2. LDAP est la source de vérité unique des comptes d'un tenant. Keycloak le fédère ; les protocoles qui ne parlent pas OIDC s'y lient directement.
  3. Chaque service garde un accès de secours, atteint par sudo sur l'hôte.

1. Pourquoi les trois vont ensemble

La chaîne est en série : service → Keycloak → LDAP. C'est ce qui donne « une identité, un mot de passe » — et c'est aussi trois points de panne alignés. Si LDAP tombe, plus personne n'entre nulle part, y compris pour réparer.

La règle 3 n'est donc pas une entorse au SSO : c'est ce qui rend les deux premières tenables. Sans elle, la panne d'un maillon devient une exclusion totale.

2. Portée : le web, et seulement le web

Protocole Chemin d'authentification Pourquoi
HTTP(S) — interfaces humaines Keycloak (OIDC natif, ou oauth2-proxy devant) c'est là que la directive s'applique
IMAP / SMTP LDAP direct (Dovecot, Postfix) ces protocoles ne parlent pas OIDC ; le flux est prouvé de bout en bout
SSH clé publique (PasswordAuthentication no) pas de mot de passe du tout, donc rien à fédérer
PostgreSQL, Redis secrets applicatifs en voûte comptes de service, pas d'humains

Ce qui est interdit partout, c'est qu'un service tienne son propre répertoire d'humains. Le chemin varie ; la source ne varie pas.

3. La posture retenue : la porte de secours n'est pas annoncée

Le compte local de chaque service existe — il ne peut pas dépendre de Keycloak, sinon il tomberait avec lui. Mais son formulaire de connexion n'est pas proposé au repos.

Ce n'est pas une préférence esthétique. Un formulaire local ouvert en permanence :

  • contourne la politique de mot de passe et le MFA ;
  • contourne surtout la révocation centrale — désactiver quelqu'un dans LDAP laisserait son compte local valide, sans que rien ne le signale ;
  • offre une cible de bourrage d'identifiants sur admin, en continu, pour un usage qui devrait être exceptionnel.

Le coût de la fermeture est nul depuis qu'on a tranché que sudo suffit : sudo est le mécanisme de réouverture.

Ce que chaque service sait vraiment faire

Vérifié auprès de l'amont le 2026-08-03, puis par rendu réel des gabarits dans les deux postures — pas seulement lu.

Service Réglage Effet réel Secours par sudo
Grafana GF_AUTH_DISABLE_LOGIN_FORM=true ferme le formulaire grafana-cli admin reset-admin-password
Forgejo ≥ 10 ENABLE_INTERNAL_SIGNIN=false + ENABLE_BASIC_AUTHENTICATION=false ferme la connexion interne et l'API en Basic forgejo admin user change-password
Nextcloud hide_login_form=true masque seulement occ user:resetpassword, ou …/login?direct=1

Nextcloud est une exception, et il faut la dire. hide_login_form masque le formulaire ; …/login?direct=1 y accède encore, et l'amont le documente comme voulu — c'est ainsi qu'un administrateur entre. La protection est donc de ne plus l'annoncer, pas de l'interdire. Le présenter comme équivalent à Grafana ou Forgejo donnerait un faux confort.

Le réglage s'appelle <rôle>_connexion_locale dans les trois rôles, et vaut false par défaut. Le passer à true rouvre la porte, explicitement.

Garde de version. ENABLE_INTERNAL_SIGNIN n'existe que depuis Forgejo v10 (suivi amont, ticket 7476 : « This option was added to Forgejo v10 »). Sur une version antérieure il serait ignoré sans erreur — le rôle croirait avoir fermé la porte. Un assert refuse donc connexion_locale: false sous 10.0.0 plutôt que de laisser croire.

4. La chaîne de secours

Trois maillons, aucun ne dépendant d'une porte web ouverte :

1. SSO            Keycloak → LDAP                     ← la voie normale
2. sudo via SSH   occ / grafana-cli / forgejo admin   ← Keycloak ou LDAP en panne
3. console Proxmox de la VM                           ← SSH inaccessible

Un accès de secours qu'on ne sait pas emprunter n'existe pas : les commandes exactes sont dans le tableau ci-dessus, et les mots de passe locaux vivent dans la voûte unique de l'instance.

5. La garde : chaque rôle déclare sa position

Une directive qu'aucune garde ne vérifie finit par ne plus être vraie. Chaque rôle serveur_* porte donc un meta/authentification.yml, et P29 le confronte à son code.

Portée Sens Rôles
web-sso authentification humaine web → Keycloak (mecanisme: natif ou oauth2-proxy) 5
socle-identite est la chaîne d'identité, ne peut pas se déléguer à elle-même keycloak, openldap
ldap-direct protocole non-OIDC lié à LDAP dovecot, postfix
interne-sans-auth interface joignable dans le tenant sans authentification, non exposée prometheus, loki
sans-auth-humaine aucun point d'authentification humaine 12

La preuve refuse l'oubli et le mensonge : un rôle sans déclaration, une portée inventée, un web-sso sans accès de secours ou sans posture de formulaire, un web-sso natif sans réglage <rôle>_connexion_locale défini dans defaults, et une déclaration que le code contredit.

Les indices doivent être nommés. Une première version cherchait les mots « ldap » et « oidc » dans le rôle. Le mot LDAP, présent dans un commentaire de serveur_grafana, suffisait alors à valider une déclaration ldap-direct mensongère. La preuve exige désormais une variable du namespace du rôle (<rôle>_oidc, <rôle>_ldap) ou une URI ldap:// — ce qu'une phrase en prose ne produit pas.

Une valeur mérite d'être expliquée : formulaire_local: aucun. Elle distingue un service qui n'a pas de compte local du toutoauth2-proxy est une passerelle — de celui qui en a un et l'a fermé. Sans elle, on écrirait « fermé », ce qui laisserait croire qu'une porte a été close alors qu'il n'y en a jamais eu.

Les lacunes sont comptées, pas masquées

interne-sans-auth ne fait pas échouer la preuve : c'est une lacune assumée et nommée. Mais elle est comptée à chaque exécution, donc visible dans chaque rapport. La refuser bloquerait le harnais sur une décision déjà prise ; la taire la ferait oublier.

Prometheus et Loki sont dans ce cas. À noter, contre une idée reçue de la veille : ils ne sont pas exposés publiquement — aucun expose au plan. Seuls six groupes le sont (collabora, forgejo, grafana, keycloak, nextcloud, oauth2-proxy). Le risque est donc intra-tenant, pas frontalier — plus petit qu'annoncé, réel quand même. oauth2-proxy est déjà éprouvé devant Icinga Web 2 : le patron existe, il reste à l'appliquer.