Etape 2 du chantier « l UI reflete fidelement la structure ». Le GUI porte CHAMPS_ECRITS_PAR_GUI, une liste tenue A LA MAIN de ce qu il sait ecrire, que P19 confronte au reel. C est une copie — gardee, donc honnete, mais une copie : quelqu un doit penser a l allonger. `make schema` produit docs/audit/schema-plan.json : six registres, 42 champs, leurs types, leurs enumerations et ce qui est requis. CE QUE LE SCHEMA EST, ET CE QU IL N EST PAS schema -> la FORME -> generera les champs du formulaire validateurs -> la COHERENCE -> refusent une saisie incoherente Un JSON Schema ne sait pas dire qu un `consommateur` designe une application inexistante, ni qu une integration universelle recopiee au plan est un defaut. Vouloir l y mettre creerait la seconde source de verite que tout ce depot refuse. Les valider_* restent l autorite. LES ENUMERATIONS SONT IMPORTEES, JAMAIS RECOPIEES ETATS_SERVEUR, PORTEES_BD et AUTORITES_DNS viennent des constantes que les validateurs appliquent. Une enumeration recopiee diverge — c est la lecon des neuf resolutions d instance que P41 garde depuis. CE QUE L ETAPE 1 AVAIT TROUVE, ET QUE P61 A CONFIRME Le recensement montrait `categorie` et `service` presents dans TOUS les plans et absents de CHAMPS_ECRITS_PAR_GUI, dont la ligne `nomenclature` est vide : le GUI ne sait pas les editer, l operateur doit ouvrir le YAML. P61 a refuse le premier schema pour cette raison exacte. Les trois tables imbriquees de la nomenclature sont donc DECRITES et non resumees en « object ». 31 champs observes dans l instance courante, 42 decrits par le schema. La difference n est pas du bavardage : observer une instance n est pas un schema. `noeud`, `stockage` et `coeurs` sont legitimes et simplement inutilises ici — un schema derive de l observation les INTERDIRAIT. P61, EPROUVEE DANS LES DEUX SENS fichier genere perime -> REFUSE champ du plan absent du schema -> REFUSE champ decrit mais inutilise au plan -> COMPTE, pas refuse Le troisieme point est delibere : refuser obligerait a retirer du schema un champ valide des que plus personne ne s en sert. Meme mesure que les lacunes nommees de P29. UN DEFAUT DE MON INSTRUMENT, PAYE EN ROUTE P61 comparait des noms a plat quand couverture_gui aplatit les tables imbriquees : elle criait sur un schema correct. L instrument mesurait autre chose que la cible. On aplatit desormais des deux cotes. make prouver : CONFORME, 60 OK, 0 echec, 1 saute. Prochaine etape : generer les formulaires depuis ce schema, et retirer CHAMPS_ECRITS_PAR_GUI. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
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La preuve — prouver, pas affirmer
Unité d'apprentissage. Moule : ① concept → ② Set-OPS → ③ transférable → ④ à toi de jouer.
① Le concept (générique)
Une affirmation sans vérification rejouable n'est que du marketing. « C'est sécurisé », « c'est sauvegardé », « ça fonctionne » — prouve-le. La discipline se résume à une règle :
Ne jamais affirmer plus que ce qu'on prouve.
Trois idées la portent :
- Registre d'affirmations — chaque promesse publique est tracée vers une commande qui la vérifie, ou marquée honnêtement « non prouvée ».
- Harnais rejouable — une seule commande rejoue toutes les preuves et produit une pièce justificative datée. On ne « croit » pas : on relance.
- Le registre a le droit de perdre — une preuve qui échoue fait redescendre l'affirmation. C'est la seule condition pour qu'un tel registre ait de la valeur.
② Comment Set-OPS le fait
- Le registre :
docs/audit/affirmations.md— chaque affirmation du dépôt (README, docs, aidemake, GUI) reliée à une preuve et un statut (✅/🟡/❌/⚪). - Le harnais :
make prouverrejoue les preuves automatisables (P01–P61, sans trou dans la série) et écritdocs/audit/preuve-<date>.md.make verifierles inclut : il échoue si une preuve échoue. - Chaque preuve garde une classe d'erreur. Extrait :
| Preuve | Ce qu'elle empêche de mentir |
|---|---|
| P03 | l'inventaire n'est pas généré du plan (diff vide) |
| P06 | un registre incohérent (dont l'hôte fantôme) |
| P17 | un modèle invalide (tous, pas seulement le socle) |
| P18 | un gabarit de voûte incomplet |
| P19 | un champ du plan que le GUI ne sait pas éditer |
| P20 | de l'adressage stocké (tout doit dériver du seed) |
| P21 | une collision d'index entre instances fédérées |
| P31 | une capacité du dépôt non expliquée (script muet, cible sans aide, rôle sans README) |
| P32 | un intrant qu'un rôle exige et que l'instance ne fournit pas |
| P33 | deux rôles co-localisés qui revendiquent le même port |
| P35 | une application dont le rôle exige une base sans entrée au plan — sinon l'écart n'apparaît qu'après quarante minutes de déploiement |
| P34 | un document qui ne déclare pas son lecteur — il finirait rangé par sujet, donc introuvable |
Ce que ces preuves ne font pas, et il faut le savoir avant de leur faire confiance. Elles sont toutes statiques : elles lisent le dépôt, sans un seul appel réseau. Elles établissent qu'il est cohérent avec lui-même — jamais que le système déployé lui ressemble. C'est dans cet angle mort qu'un certificat d'autorité a pu rester expiré huit heures sous un harnais vert. La conformité du déployé est l'affaire des devis de service (voir
docs/devis-services.md).
Ce n'est pas un framework de test parallèle : le harnais orchestre l'outillage existant, il ne réimplémente aucune validation.
③ Pourquoi c'est transférable
| Set-OPS | Équivalents ailleurs |
|---|---|
make prouver |
tests automatisés, CI/CD, terraform validate |
| registre d'affirmations | traçabilité de conformité (SOC 2, ISO) |
| pièce justificative datée | audit trail, preuve d'audit |
| « le registre peut perdre » | un test vert n'est utile que s'il peut virer rouge |
Tu as appris la vérification rejouable, la preuve d'audit, la culture du test — pas « le harnais de Set-OPS ».
④ À toi de jouer
- Produis une preuve.
make prouver(voûte exportée). Lisdocs/audit/preuve-<date>.md: chaque preuve, son verdict, l'affirmation couverte. - Fais échouer une preuve — exprès. Introduis un hôte fantôme : dans
applications.yml, pointe une appli vers un hôte qui n'existe pas dansserveurs.yml.make prouver: P06 échoue, en nommant l'hôte. Corrige (ou via le<select>de la GUI) : vert. - Une autre. Remets de l'adressage dans une nomenclature (
vlan: 42),make prouver: P20 échoue. Retire-le : vert. - Lis le registre. Ouvre
docs/audit/affirmations.md: trouve une affirmation ⚪ (non prouvable localement) — vois comment elle est assumée comme intention, jamais présentée comme prouvée. - Comprends la valeur. Demande-toi : quelle promesse est-ce que je fais sans preuve ? C'est exactement ce que ce registre force à regarder en face.
Le défaut le plus dangereux n'est pas l'erreur, c'est la copie
Set-OPS pilote plusieurs écosystèmes. Avant d'agir, chaque script doit donc savoir
lequel il regarde — par le lien instance, ou par la variable SETOPS_INSTANCE.
En août 2026, neuf scripts avaient chacun écrit leur propre réponse à cette question. Trois lignes chacun. Aucune n'était fausse en soi.
Le problème n'est pas l'erreur : c'est que neuf copies ne vieillissent pas ensemble. Quand on améliore l'une, les huit autres ne le savent pas. Et personne ne peut le voir, parce que de l'intérieur d'un fichier, la copie locale a toujours l'air correcte.
Ce que ça donnait
make placement-plan visait patient 0 et répondait :
Devis du placement — tenant « instance »
noeud asgard · stockage TrueNAS · gabarit 99998 → CONFORME
C'était vrai — sur l'autre écosystème. Sa copie lisait le lien au lieu de la variable. Comme les deux tenants portaient les mêmes valeurs de placement, le verdict semblait juste. C'est très exactement la circonstance où une erreur ne se voit pas.
Cinq défauts de cette famille sont sortis en cinq jours. Tous dans des outils qui constatent — preuves et devis — jamais dans ceux qui agissent. C'est moins grave et plus insidieux : un outil qui agit mal, on le voit ; un outil qui mesure mal dit « conforme », et on passe à la suite.
La réponse
Une source unique : une fonction, dans un fichier, que tous appellent. Si elle est fausse, elle l'est partout d'un coup — donc visible, donc corrigée une fois.
Et une preuve, P41, qui refuse la prochaine copie. Elle en a trouvé une dixième le jour de son écriture, dans le fichier des preuves lui-même.
C'est la même leçon que
proxmox-hebergeur.yml: les nœuds et stockages du cluster recopiés chez chaque tenant avaient divergé. Une source, pas N copies — pour les données comme pour le code.
Pour aller plus loin (dépôt)
- Le mode d'emploi :
docs/audit/README.md. - Le registre :
docs/audit/affirmations.md; le harnais :scripts/prouver.py. - L'épreuve humaine (« exploitable sans IA ») :
docs/audit/protocole-operateur-independant.md.