Set-OPS-Public/docs/sortir-les-cles-du-poste.md
Daniel Allaire 36b6926e21 patient 0 : il n existe plus, et le depot le disait encore au present
Ses machines sont detruites. Le depot en parlait comme d un ecosysteme vivant,
et l une de ces phrases datait de la veille : positionnement.md comptait ses
5 VM dans la flotte, chiffre que j avais moi-meme ecrit en revisant.

CE QUI EST CORRIGE

positionnement.md         51 VM sur quatre plans vivants, et non 56 sur cinq
sortir-les-cles-du-poste  le genome est replique DEUX fois, non trois
wiki/Glossaire.md         SQLite : ce qu il PORTAIT
filiation-emancipation    la famille de pairs a perdu un pair
decisions-architecture    D-83 consigne le retrait, avec son cout
carte-set-ops.md          80 decisions en vigueur

LE COUT, PARCE QU IL N ETAIT NOMME NULLE PART

D-82 lui avait laisse deux raisons d etre : la mise en oeuvre de reference du
modele origine, et un TEMOIN de plus du genome. Le retrait solde la premiere et
abaisse la seconde de trois copies vivantes a deux.

Or c est le raisonnement de son propre README qui portait tout : on n echappe
pas a la boucle par la ruse, mais par le NOMBRE. Le nombre a baisse. Et le point
unique de defaillance que patient 0 existait pour eliminer — eregion, hors
flotte, que Set-OPS ne deploie ni ne sauvegarde ni ne prouve — est toujours a la
racine. Il n a jamais ete elimine, seulement promu ; il n y a maintenant plus de
miroir independant pour l absorber.

CE QUI RESTE SUR LE TERRAIN, ET QUI N EST PAS DE LA PROSE

Son plan est encore sur disque en federe: true. La federation lui reserve donc
toujours l index 29, la zone SDN t29, ses VNets, les VLAN 1291-1296 et les
sous-reseaux 10.29.16-21.0/24. Quatre machines du site — backup, cache, dns,
forge — acceptent encore SSH, apt, DNS et HTTPS depuis 10.29.0.0/16 : un
perimetre vide. Le runner du site clone encore ops-patient0.

C est un geste, pas une intention, et il touche le reseau : il n est pas fait
ici. La sequence est listee dans D-83.

make prouver --verifier : CONFORME, 56 OK, 0 echec, 1 saute.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-07 00:13:21 -04:00

117 lines
5.5 KiB
Markdown

> **Pour qui :** l'exploitant, le jour où il réalise que 1 644 octets valent toute
> l'installation. À faire une fois, puis à refaire quand une clé change.
# Sortir les clés du poste
## Ce qui est en jeu
Le **code** de Set-OPS est répliqué **deux fois** : `eregion` et la forge du site. Les
**voûtes chiffrées** y sont aussi.
> **Ce chiffre était trois, et il a baissé sans que rien ne le signale.** Le troisième
> témoin était patient 0 ; ses machines n'existent plus. Un coffre répliqué deux fois reste
> solide — mais c'est la **redondance du génome** qui a diminué, pas le chiffrement, et
> c'est exactement ce que la page *Filiation, signatures & témoins* appelle la vraie mesure
> de résistance d'une lignée : combien de copies **vivantes**, sur combien de machines
> distinctes.
Les **clés** qui l'ouvrent vivent dans neuf fichiers de ce poste — 1 644 octets — sans
aucune copie ailleurs. S'y ajoutent les clés SSH par lesquelles on entre sur les
hyperviseurs, la frontière et chaque machine.
Ce qu'on perd avec le poste, par ordre de gravité :
| Ce qui disparaît | Conséquence |
|---|---|
| Le poste seul | Les mots de passe restic restent lisibles sur les machines vivantes (`/etc/setops/restic.pass`) — récupérable, mais douloureux, et plus aucun déploiement possible entre-temps |
| Le poste **et** une machine | L'état de cette machine devient illisible |
| Le poste **et** le site | Terminal |
## La manœuvre
```bash
make cles-recenser # voir ce qui sortirait, sans rien écrire
make cles-exporter VERS=/media/…/CLE # sortir, chiffrer, RELIRE
```
**Lance-la toi-même**, dans ton terminal. `gpg` demande une phrase de passe : elle ne doit
passer ni par un journal, ni par le contexte d'un assistant. C'est la seule façon de
s'en assurer.
L'outil refuse trois choses, et chacune a été éprouvée en la faisant échouer :
- une destination **dans** l'infrastructure — ces clés ouvrent les sauvegardes ; les y
ranger ferait un coffre dont la clé est à l'intérieur ;
- **écraser** une archive existante — elle est peut-être la seule ;
- une archive qu'il **n'arrive pas à rouvrir** — elle est alors supprimée. Une sauvegarde
de clés qu'on ne sait pas ouvrir est pire que rien : elle donne le sentiment d'être
protégé.
Il ne montre jamais le contenu des clés — seulement leur nom, leur taille et leur
empreinte. De quoi vérifier sans divulguer.
## Les deux gestes qui restent, et qui ne sont pas facultatifs
**1. La phrase de passe va ailleurs que le support.** Séparés, ils ne valent rien l'un
sans l'autre ; ensemble, ils valent l'installation. Un papier dans un autre lieu, ou un
gestionnaire de mots de passe qui n'est pas sur ce poste.
**2. Une seconde copie, dans un autre lieu physique.** Un support unique dans un tiroir
unique, c'est le problème qu'on vient de fermer, déplacé de quelques mètres.
## Les rouvrir — la moitié qui compte
Le jour où l'on s'en sert, **le poste est mort**. Le dépôt Set-OPS est répliqué trois
fois, mais le *cloner* demande la clé SSH… qui est dans l'archive qu'on essaie d'ouvrir.
Une procédure rangée dans le dépôt serait donc inaccessible exactement quand elle sert.
La clé se suffit donc à elle-même. À côté de l'archive :
```
setops-cles-<poste>.tar.gpg les clés, chiffrées
restaurer_cles.py le script, autonome
LISEZ-MOI-RESTAURATION.txt le mode d'emploi, et les commandes manuelles
```
> **Une clé faite avant cette version ne porte pas les compagnons.**
> `make cles-compagnons VERS=/media/…/CLE` les y dépose **sans refaire l'archive** : ni
> phrase de passe redemandée, ni risque d'écraser ce qui est déjà vérifié.
Sur la machine neuve, il ne faut que `gpg`, `python3` et la phrase de passe :
```bash
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg --lister # voir sans rien écrire
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg # remettre en place
```
Le script remet chaque fichier à sa place selon son nom, et **repose les droits à 0600**.
Ce n'est pas cosmétique : `ssh` refuse une clé privée que d'autres peuvent lire, et son
message ne dit pas qu'il s'agit d'un droit — une archive extraite depuis un support FAT
arrive systématiquement dans cet état. Il **refuse** aussi d'écraser une clé déjà là :
lancé par erreur sur un poste qui fonctionne, il ne détruit rien.
Si même ce script refuse de tourner, le LISEZ-MOI porte les commandes manuelles — `gpg`,
`tar`, `chmod`. **Les deux chemins ont été éprouvés** le 2026-09-05 : export, poste vidé,
restauration depuis la clé seule, empreintes comparées — identiques, 4 sur 4, droits
700/600.
## L'éprouver pendant qu'on a encore le choix
```bash
make cles-restaurer ARCHIVE=/media/…/setops-cles-*.tar.gpg
```
Il refusera, puisque les clés sont déjà en place — et ce refus est en soi la preuve que
l'archive s'ouvre et que la phrase de passe est la bonne. C'est le test le moins cher
qui existe, et il vaut d'être refait après chaque changement de clé.
## Quand recommencer
Quand une voûte est créée ou sa clé changée (`voutes.py`), quand une paire SSH de runner
est refaite, et à l'arrivée d'un écosystème. `make cles-recenser` dit en une seconde si
l'archive rangée est encore complète : compare le nombre de fichiers et les empreintes.
## Ce que ça ne couvre pas
La **phrase de passe** elle-même : si elle est perdue, l'archive est du bruit. C'est le
prix du chiffrement, et c'est pour ça que le geste 1 n'est pas décoratif.