erplibre/script/proxmox/proxmox_deploy.py
Mathieu Benoit f3edd806bc [ADD] proxmox : NixOS s'y déploie, ce qui a pris trois correctifs
Aucune lecture de code ne les aurait trouvés. Son image n'a pas de secteur
d'amorçage BIOS : une VM créée en SeaBIOS se déclare « running » avec une
console MUETTE, d'où un marqueur par distribution — Debian 13 démarre en
SeaBIOS sur le même hôte, et renverser le défaut coûterait un disque EFI
à chaque VM du parc.

« --ciuser » s'en remet au compte par DÉFAUT de l'image, que NixOS nomme
autrement : le cloud-config du dépôt part en extrait pour toutes les
distributions. Et le lecteur cloud-init passe sur le bus SCSI, une image
bâtie pour virtio seul ne voyant jamais un lecteur IDE.

--- EN ---

No code reading would have found them. Its image has no BIOS boot sector:
a VM created in SeaBIOS reports "running" with a SILENT console, hence a
per-distribution marker — Debian 13 boots in SeaBIOS on the same host, and
flipping the default would cost an EFI disk on every VM.

"--ciuser" defers to the image's DEFAULT account, which NixOS names
otherwise: the repository's cloud-config now travels as a snippet for
every distribution. And the cloud-init drive moves to the SCSI bus, an
image built for virtio alone never seeing an IDE drive.

Assisted-by: Claude Opus 5
2026-09-16 21:31:03 -04:00

1180 lines
49 KiB
Python

#!/usr/bin/env python3
# © 2021-2026 TechnoLibre (http://www.technolibre.ca)
# License AGPL-3.0 or later (http://www.gnu.org/licenses/agpl)
"""Déploiement de VM SUR un hôte Proxmox VE, piloté à distance par SSH.
Différence de nature avec `script/qemu/deploy_qemu.py` : là-bas, l'hyperviseur
est la machine qui exécute le script. Ici, il est AILLEURS — « on n'exécute pas
dessus ». Tout ce que ce module produit part donc sur l'hôte choisi, et rien
n'exige de privilège local.
Pourquoi SSH et `qm` plutôt que l'API REST : l'API demande un jeton ou un
ticket à créer et à renouveler, quand `qm` est la voie que tout administrateur
Proxmox connaît, et que le dépôt sait déjà gérer des accès SSH (~/.ssh/config,
ProxyJump, clés). Les commandes restent lisibles dans le journal, donc
rejouables à la main — c'est ce qui a permis de diagnostiquer chaque panne de
ce module.
Découpage voulu : TOUT ce qui construit une commande ou lit une sortie est une
fonction PURE, vérifiable sans hôte Proxmox. Seul `run()` parle au réseau.
"""
from __future__ import annotations
import ipaddress
import json
import re
import shlex
import subprocess
# Réglages par défaut d'une VM Proxmox. Chacun a sa raison :
#
# - virtio-scsi-single : le contrôleur que Proxmox recommande depuis PVE 7, et
# le seul qui donne l'iothread par disque.
# - agent enabled=1 : sans l'agent invité, « qm guest cmd » ne rend aucune
# adresse IP et le menu ne peut pas dire où joindre la VM.
# - serial0 socket + vga serial0 : c'est ce qui rend « qm terminal » utilisable.
# Une console graphique seule obligerait à passer par l'interface web.
# - ostype l26 : Linux 2.6+, ce qui règle les horloges et les pilotes.
DEFAULT_BRIDGE = "vmbr0"
DEFAULT_STORAGE = "" # vide = on choisit d'après « pvesm status »
IMAGE_DIR = "/var/lib/vz/template/iso"
VMID_MIN = 100
# Stockages qui savent héberger un disque de VM. « pvesm status » liste aussi
# des stockages de sauvegarde ou d'ISO, où un disque ne peut PAS aller : les
# proposer produirait un « qm set » refusé après le téléchargement de l'image.
DISK_CONTENT = ("images", "rootdir")
def ssh_argv(host: dict, remote: str, tty: bool = False) -> list:
"""Commande ssh complète pour exécuter `remote` sur l'hôte Proxmox.
`host` : {"target": "root@hyperviseur", "jump": "rebond", "port": "22"}
— « target » suffit quand l'alias vient de ~/.ssh/config, qui porte
déjà l'utilisateur, le port et le ProxyJump.
"""
argv = ["ssh"]
if not tty:
argv += ["-o", "BatchMode=yes"]
argv += ["-o", "ConnectTimeout=10"]
if host.get("port"):
argv += ["-p", str(host["port"])]
if host.get("jump"):
argv += ["-J", host["jump"]]
if tty:
argv.append("-t")
argv += [host["target"], remote]
return argv
def wrap_privilege(remote: str, prefix: str) -> str:
"""Enveloppe la commande pour qu'elle tourne en root, si nécessaire.
« sudo sh -c '<tout>' » et non « sudo <tout> » : les commandes de ce module
sont des SUITES (« mkdir && if … fi », une boucle for, une redirection).
Préfixer par sudo n'élèverait que le premier mot, et la redirection
resterait celle du shell non privilégié — donc « permission denied » sur
/root ou /boot/efi.
"""
if not prefix:
return remote
return "sudo sh -c " + shlex.quote(remote)
# Ce que ssh écrit de lui-même, et qui n'est pas la réponse de l'hôte. Retiré
# à la source : un avertissement laissé dans la sortie a été pris pour un nom
# de pont par `parse_bridges`, et « (ED25519) » s'est retrouvé dans un
# « qm create » enrobé de « sudo sh -c » — d'où le « sh: 1: Syntax error:
# "(" unexpected » rapporté. Filtrer chez chaque lecteur aurait laissé le
# suivant retomber dans le piège.
_BRUIT_SSH = (
"Warning: Permanently added",
"Pseudo-terminal will not be allocated",
"Connection to ",
"Shared connection to ",
"Killed by signal",
"mesg: ttyname failed",
"stdin: is not a tty",
)
def strip_ssh_noise(text: str) -> str:
"""La sortie de l'hôte, débarrassée de ce que ssh y a ajouté.
Ce sont des lignes de ssh lui-même (clé d'hôte enregistrée, pseudo-terminal
refusé, connexion fermée) : elles n'apprennent rien sur la commande et
n'ont donc rien à faire dans ce qu'on analyse ou affiche.
"""
gardees = [
ligne
for ligne in (text or "").splitlines()
if not ligne.strip().startswith(_BRUIT_SSH)
]
return "\n".join(gardees) + ("\n" if gardees else "")
# Les lignes d'AVANCEMENT : « transferred 1.2 GiB of 3.0 GiB (40%) » répété
# cent fois par « qm set --import-from », les points de wget. Elles ne disent
# qu'une chose, et la dernière la dit aussi bien.
_RE_PROGRES = re.compile(
r"^\s*(transferred\s+[\d.]+|\d+K\s+\.|.*\.{10}.*\d+%)"
)
def collapse_progress(text: str) -> str:
"""Ne garde que la DERNIÈRE ligne de chaque salve d'avancement.
Le journal du premier essai réel faisait 136 lignes, dont cent
« transferred … » : l'erreur utile se lisait au chausse-pied. Un
avancement compte pendant qu'il défile, pas dans un fichier qu'on relit.
"""
sortie, salve = [], 0
for ligne in (text or "").splitlines():
if _RE_PROGRES.match(ligne):
salve += 1
continue
if salve:
sortie.append(f" … {salve} lignes d'avancement …")
salve = 0
sortie.append(ligne)
if salve:
sortie.append(f" … {salve} lignes d'avancement …")
return "\n".join(sortie)
def run(host: dict, remote: str, timeout: int = 120) -> tuple:
"""(code, sortie) de `remote` exécuté sur l'hôte. Ne lève jamais.
`host["sudo"]` non vide -> la commande passe par sudo : « qm » exige les
privilèges, et l'accès offert par une VM du parc est celui d'`erplibre`.
"""
remote = wrap_privilege(remote, host.get("sudo") or "")
try:
res = subprocess.run(
ssh_argv(host, remote),
capture_output=True,
text=True,
timeout=timeout,
)
except subprocess.TimeoutExpired:
return 255, "timeout"
except (OSError, subprocess.SubprocessError) as exc:
return 255, str(exc)
return res.returncode, strip_ssh_noise(
(res.stdout or "") + (res.stderr or "")
)
# --------------------------------------------------------------------------- #
# Lecture des sorties de l'hôte — fonctions pures
# --------------------------------------------------------------------------- #
def parse_pveversion(text: str) -> str:
"""« pve-manager/9.2.11/f6997e69 (running kernel: 7.0.14-12-pve) » -> 9.2.11.
Sert de PREUVE que l'hôte est bien un Proxmox : une adresse saisie à la
main peut être n'importe quoi, et la première commande `qm` échouerait
alors sur un message qui ne dit pas pourquoi.
"""
m = re.search(r"pve-manager/(\d[\w.]*)", text or "")
return m.group(1) if m else ""
# D'abord le fichier de systemd-resolved, qui porte les serveurs RÉELS :
# /etc/resolv.conf n'y renvoie qu'un stub sur 127.0.0.53, inutilisable pour un
# invité. On tente les deux, dans cet ordre.
RESOLV_CMD = (
"cat /run/systemd/resolve/resolv.conf 2>/dev/null || cat /etc/resolv.conf"
)
def parse_nameservers(text: str) -> list:
"""Résolveurs UTILISABLES PAR UN INVITÉ, tirés d'un resolv.conf.
Les adresses de boucle sont écartées : « nameserver 127.0.0.53 » est le
stub de systemd-resolved, qui n'existe que sur l'hôte. Une VM qui le
reçoit n'a pas de DNS — mesuré, la VM d'essai ne résolvait rien alors que
le NAT marchait, et « apt update » aurait échoué sans rien expliquer.
"""
serveurs = []
for ligne in (text or "").splitlines():
parts = ligne.split()
if len(parts) >= 2 and parts[0] == "nameserver":
adresse = parts[1].strip()
if adresse.startswith("127.") or adresse in ("::1", "localhost"):
continue
if adresse not in serveurs:
serveurs.append(adresse)
return serveurs
def parse_kernel(text: str) -> str:
"""Noyau ANNONCÉ par pveversion, ou ''.
« pve-manager/9.2.11/abc (running kernel: 6.12.95+deb13-cloud-amd64) » ->
« 6.12.95+deb13-cloud-amd64 ». Ce n'est pas un détail : tant que l'hôte
tourne le noyau de la distribution, il n'a ni le module bridge ni la table
NAT, donc pas de pont et pas de VM.
"""
trouve = re.search(r"running kernel:\s*([^)\s]+)", text or "")
return trouve.group(1) if trouve else ""
# Ce qu'il faut savoir AVANT d'écrire un pont NAT, en un aller-retour.
#
# Le noyau seul ne suffit pas à juger : « -pve » dans son nom est un indice,
# pas une preuve, et l'inverse non plus — c'est la table NAT elle-même qu'on
# interroge. « iptables -t nat -S » échoue avec « Table does not exist » quand
# aucun module netfilter n'est chargeable, et réussit sinon.
NAT_CHECK_CMD = (
"uname -r; echo '---ERPLIBRE-NAT---'; "
"iptables -t nat -S >/dev/null 2>&1 && echo NAT-OK || echo NAT-KO; "
"echo '---ERPLIBRE-PVE-KERNEL---'; "
"ls -1 /lib/modules 2>/dev/null | grep -- -pve | sort -V | tail -1"
)
def parse_nat_check(text: str) -> dict:
"""{"kernel": …, "nat": bool, "pve_kernel": …} depuis NAT_CHECK_CMD.
`nat` à False sans `pve_kernel` veut dire que l'installation Proxmox n'est
pas allée au bout ; avec, qu'elle attend un redémarrage."""
brut = strip_ssh_noise(text or "")
parts = brut.split("---ERPLIBRE-NAT---")
kernel = parts[0].strip().splitlines()
reste = parts[1] if len(parts) > 1 else ""
suite = reste.split("---ERPLIBRE-PVE-KERNEL---")
pve_kernel = suite[1].strip().splitlines() if len(suite) > 1 else []
return {
"kernel": kernel[-1].strip() if kernel else "",
"nat": "NAT-OK" in (suite[0] if suite else ""),
"pve_kernel": pve_kernel[-1].strip() if pve_kernel else "",
}
def parse_qm_list(text: str) -> list:
"""Sortie de « qm list » -> [{vmid, name, status, mem, disk}].
L'en-tête et les lignes vides sont écartés. Les colonnes sont séparées par
des espaces, mais un NOM peut en contenir : on découpe donc par la
GAUCHE (vmid) et par la DROITE (status, mem, bootdisk, pid), et ce qui
reste au milieu est le nom.
"""
out = []
for ligne in (text or "").splitlines():
parts = ligne.split()
if len(parts) < 6 or not parts[0].isdigit():
continue
vmid = parts[0]
pid = parts[-1]
bootdisk = parts[-2]
mem = parts[-3]
status = parts[-4]
nom = " ".join(parts[1:-4])
out.append(
{
"vmid": int(vmid),
"name": nom,
"status": status,
"mem": mem,
"disk": bootdisk,
"pid": pid,
}
)
return out
# De quoi savoir POURQUOI il n'y a aucun stockage, en un aller-retour.
#
# « pvesm » ne parle qu'à travers /etc/pve, un système de fichiers monté par
# pmxcfs. pmxcfs à terre, la commande répond « Connection refused » et la liste
# est vide — l'écran conclut « il manque le stockage » alors que le défaut est
# trois étages plus bas.
CLUSTER_CHECK_CMD = (
"systemctl is-active pve-cluster 2>/dev/null || true; "
"echo '---ERPLIBRE-PVE-FS---'; "
# « .version » et non « storage.cfg » : ce dernier N'EXISTE PAS sur une
# installation neuve — Proxmox se contente alors de ses stockages par
# défaut, et « local » répond parfaitement. Le tester revenait à déclarer
# /etc/pve absent sur un hôte sain. « .version » est un fichier virtuel de
# pmxcfs : il est là si et seulement si le montage est là.
"test -e /etc/pve/.version && echo MONTE || echo ABSENT; "
"echo '---ERPLIBRE-HOSTNAME-IP---'; "
"hostname --ip-address 2>/dev/null || true"
)
def _usable_address(adresse: str) -> bool:
"""Cette adresse permet-elle à pmxcfs de s'identifier ?
Ni bouclage, ni LIEN-LOCAL. Le lien-local est le piège : mesuré,
« hostname --ip-address » peut ne rendre QUE des fe80::, et une adresse
APIPA en 169.254 passait le seul test « ne commence pas par 127. ». Dans
les deux cas pmxcfs n'a rien d'utilisable, mais le diagnostic concluait
« le nom résout vers une adresse routable » — et renvoyait vers
journalctl au lieu de /etc/hosts, sur un hôte qu'on ne peut inspecter que
par ssh."""
try:
adr = ipaddress.ip_address(adresse)
except ValueError:
return False
return not (adr.is_loopback or adr.is_link_local)
def parse_cluster_check(text: str) -> dict:
"""{"actif", "monte", "adresses", "routables", "lu"} depuis
CLUSTER_CHECK_CMD.
`routables` vide est la cause la plus fréquente : pmxcfs parcourt les
adresses du nom d'hôte jusqu'à en trouver une qui ne soit pas de
bouclage, et l'entrée « 127.0.1.1 <nom> » de l'image cloud le mène dans
le mur.
`lu` dit si la sonde a RÉPONDU — les deux sentinelles sont là. Sans lui,
un simple dépassement de délai rendait « monte: False, adresses: [] », et
l'appelant affirmait « le nom d'hôte ne résout que vers ? » sans avoir
rien mesuré. Affirmer une cause qu'on n'a pas constatée est pire que se
taire : cela envoie réécrire /etc/hosts sur une machine peut-être
saine."""
brut = strip_ssh_noise(text or "")
tete, sep1, reste = brut.partition("---ERPLIBRE-PVE-FS---")
milieu, sep2, queue = reste.partition("---ERPLIBRE-HOSTNAME-IP---")
# Filtré sur ce qu'EST une adresse, pas sur sa ponctuation. run() colle
# stderr après stdout, donc tout ce que sudo écrit atterrit dans cette
# queue — et « sudo: unable to resolve host pve: … » se produit
# précisément dans la panne qu'on diagnostique. Mesuré : l'écran affichait
# « le nom d'hôte ne résout que vers 127.0.1.1 sudo: pve: ». Il affirmait
# des adresses là où la sonde n'avait rien mesuré.
adresses = []
for jeton in queue.split():
try:
ipaddress.ip_address(jeton)
except ValueError:
continue
adresses.append(jeton)
return {
"lu": bool(sep1 and sep2),
"actif": "active" in tete and "inactive" not in tete,
"monte": "MONTE" in milieu,
"adresses": adresses,
"routables": [a for a in adresses if _usable_address(a)],
}
# Marqueur de NOTRE ligne dans /etc/hosts. Il rend la réécriture exactement
# idempotente : on retire ce qui porte la marque, puis on ajoute. Sans lui, la
# garde devait s'indexer sur l'ADRESSE — et en DHCP une adresse qui change
# ajoutait une ligne de plus à chaque passage sans retirer la précédente.
HOSTS_MARK = "erplibre-hosts"
# Services relancés par la réparation. pve-firewall n'y est PAS : sa
# configuration vit dans /var/lib/pve-cluster/config.db, invisible tant que
# /etc/pve n'est pas monté — c'est-à-dire exactement l'état qu'on répare. Le
# démarrer appliquerait des règles illisibles sur la seule voie d'accès à la
# machine.
#
# rrdcached d'abord : pve-cluster le requiert, et une limite de démarrage
# atteinte sur lui fait échouer pve-cluster sur « dependency » sans que
# reset-failed sur pve-cluster n'y change quoi que ce soit.
PVE_UNITS = ("rrdcached", "pve-cluster", "pvestatd", "pvedaemon", "pveproxy")
def ssh_server_ip(text: str) -> str:
"""Adresse de l'hôte telle que NOTRE ssh l'atteint, depuis $SSH_CONNECTION.
« client_ip client_port SERVER_ip server_port » : le troisième champ. C'est
la seule adresse dont on SAIT qu'elle mène à la machine, rebond compris.
Les candidats habituels se trompent ici. Sur une Proxmox imbriquée,
« hostname -I » rend PLUSIEURS adresses, et l'une d'elles est le pont
interne que notre propre code vient de créer. La poser dans /etc/hosts
ferait s'identifier le nœud par une adresse que personne ne joint.
"""
champs = strip_ssh_noise(text or "").split()
return champs[2] if len(champs) >= 4 and _usable_address(champs[2]) else ""
# Deux sources pour les noms, dans cet ordre. La seconde est indispensable au
# REJEU : au second passage il n'y a plus de ligne 127.0.1.1 — c'est nous qui
# l'avons retirée — et sans elle un vrai FQDN était remplacé par
# « <court>.local ». La commande n'était donc pas idempotente sur ce qu'elle
# avait elle-même préservé. Attrapé par un test qui la rejoue deux fois.
_NOMS_DEPUIS_LOOPBACK = (
r"sed -nE 's/^[[:space:]]*127\.0\.1\.1[[:space:]]+([^#]*).*$/\1/p'"
)
_NOMS_DEPUIS_MARQUE = (
r"sed -nE 's/^[^[:space:]]+[[:space:]]+([^#]*)#[[:space:]]*"
+ HOSTS_MARK
+ r"[[:space:]]*$/\1/p'"
)
# Normalise les séparateurs. L'installeur Debian écrit /etc/hosts avec des
# TABULATIONS, et le test du nom court cherchait des ESPACES : au rejeu, la
# ligne écrite gagnait un « srv » de plus.
_ROGNE = r"sed -E 's/[[:space:]]+/ /g; s/^ //; s/ $//'"
def hosts_repair_cmd(ip: str) -> str:
"""UNE écriture ATOMIQUE de /etc/hosts, ou "" sans adresse utilisable.
La première version promettait « une seule commande » et n'en tenait rien :
« sed -i » puis « printf >> » sont DEUX écritures, sans set -e et sans
retour en arrière. Une attaque adversariale l'a mesuré sur trois états
réels — /etc en lecture seule, fichier rendu immuable par chattr, quota
atteint :
* sed refusé, ajout réussi -> la ligne 127.0.1.1 survit et reste PREMIÈRE,
donc gagnante, et notre ligne s'ajoute UNE FOIS PAR TENTATIVE. Le
marqueur, censé rendre l'opération idempotente, ne retirait rien puisque
c'est le sed qui portait la suppression.
* sed réussi, ajout refusé -> l'hôte n'a PLUS d'entrée pour son nom. Sur
une machine qu'on ne joint que par ssh, chaque sudo attend ensuite le
résolveur puis répond « unable to resolve host ». C'est exactement l'état
« pire qu'avant » que la docstring prétendait écarter.
Donc : on construit le fichier ENTIER dans un temporaire du même
répertoire, on vérifie ce qu'il contient, et on ne le recopie qu'ensuite.
« cat > » et non « mv » : le renommage remplace l'inode et perdrait mode,
propriétaire et contexte SELinux de /etc/hosts.
Bénéfice supplémentaire : « sed » sans -i ajoute le saut de ligne final
manquant. Sans lui, un /etc/hosts non terminé par \\n — cloud-init
« write_files » n'en met pas — voyait notre ligne se coller à la
précédente, et le nom du nœud partait sur l'adresse d'une AUTRE machine.
POSIX seulement (dash), et aucun « sudo » dedans : c'est wrap_privilege
qui porte le privilège, et sur un hôte root@ il n'enrobe rien.
"""
if not _usable_address(ip):
return ""
tmp = "/etc/hosts.erplibre.$$"
return (
"short=$(hostname -s); "
f"noms=$({_NOMS_DEPUIS_LOOPBACK} /etc/hosts | head -1 | {_ROGNE}); "
f'[ -n "$noms" ] || noms=$({_NOMS_DEPUIS_MARQUE} /etc/hosts'
f" | head -1 | {_ROGNE}); "
'[ -n "$noms" ] || noms="$short.local $short"; '
# Le nom court DOIT y être : c'est lui que pmxcfs résout. Le test se
# fait sur des séparateurs NORMALISÉS — l'installeur Debian écrit des
# tabulations, et « case " $noms " in *" $short "* » ne les voyait pas,
# d'où un « srv srv » au rejeu.
'case " $noms " in *" $short "*) ;; *) noms="$noms $short";; esac; '
# Le fichier complet d'abord, dans le MÊME répertoire : un temporaire
# ailleurs ne se recopierait pas forcément (montages séparés).
"{ "
# awk et non sed : « print » émet un saut de ligne par
# enregistrement, donc un /etc/hosts non terminé par \n est
# NORMALISÉ. sed, lui, préserve l'absence — vérifié — et notre ligne
# se collait alors à la précédente : le nom du nœud partait sur
# l'adresse d'une autre machine. mawk 1.3.4, celui de Debian, fait
# bien ce qu'on attend.
r"awk '!/^[ \t]*127\.0\.1\.1[ \t]/"
f" && !/#[ \\t]*{HOSTS_MARK}[ \\t]*$/' /etc/hosts"
f" && printf '%s\\t%s\\t# {HOSTS_MARK}\\n' {shlex.quote(ip)} \"$noms\""
f" ; }} > {tmp} || {{ rm -f {tmp}; echo HOSTS-KO; exit 0; }}; "
# On vérifie le TEMPORAIRE avant de toucher à l'original : notre ligne
# présente une seule fois, et plus aucune 127.0.1.1.
f"vu=$(sed -nE 's/^([^#[:space:]]+)[[:space:]].*#[[:space:]]*"
f"{HOSTS_MARK}[[:space:]]*$/\\1/p' {tmp}); "
f'if [ "$vu" != {shlex.quote(ip)} ] '
rf"|| grep -qE '^[[:space:]]*127\.0\.1\.1[[:space:]]' {tmp}; then "
f"rm -f {tmp}; echo HOSTS-KO; exit 0; fi; "
# La seule écriture destructive, et elle est la dernière.
f"cat {tmp} > /etc/hosts || {{ rm -f {tmp}; echo HOSTS-KO; exit 0; }}; "
f"rm -f {tmp}; echo HOSTS-OK"
)
def cloud_hosts_freeze_cmd() -> str:
"""Empêche cloud-init de réécrire /etc/hosts au prochain démarrage.
Gardé sur le CONTENU et non sur l'existence : « printf … > » TRONQUE avant
d'écrire, donc une coupure laisse zéro octet et une garde à l'existence
annonce « déjà gelé » pour toujours. Une redirection est de toute façon
idempotente : il n'y a rien d'autre à protéger.
"""
fichier = "/etc/cloud/cloud.cfg.d/99-erplibre-hosts.cfg"
return (
"[ -d /etc/cloud ] || { echo FREEZE-SANS-OBJET; exit 0; }; "
f"grep -qE '^[[:space:]]*manage_etc_hosts:[[:space:]]*false' {fichier}"
" 2>/dev/null && { echo FREEZE-DEJA; exit 0; }; "
"mkdir -p /etc/cloud/cloud.cfg.d; "
"printf '%s\\n' "
"'# Posé par ERPLibre : pmxcfs exige une adresse routable.' "
"'manage_etc_hosts: false' "
f"> {fichier} && echo FREEZE-OK || echo FREEZE-KO"
)
def pve_unit_cmd(unite: str, remonte: bool = False) -> str:
"""Relance UNE unité, sans jamais être fatale.
Par unité et non toutes ensemble : « systemctl start » BLOQUE jusqu'à
TimeoutStartSec (90 s par défaut), et cinq unités groupées dépassent le
délai de l'appel — on recevrait « timeout » sans savoir laquelle.
« restart » quand pve-cluster est ACTIF mais /etc/pve absent : le montage
FUSE est alors périmé (pmxcfs tué par l'OOM killer), et « start » sur une
unité active est un no-op qui rend 0 — la réparation ne convergeait jamais
et ne nommait rien.
Le journal accompagne un échec : c'est la seule façon de dire la cause à
quelqu'un dont le seul accès à l'hôte est cet outil.
"""
u = shlex.quote(unite)
# « active » ne prouve RIEN sur le lien à pmxcfs. Pour pve-cluster c'était
# déjà admis : actif sans /etc/pve, le montage FUSE est périmé et « start »
# est un no-op qui rend 0. Le même raisonnement vaut pour ses dépendants —
# pvestatd, pvedaemon et pveproxy tournaient pendant toute la panne, en
# échouant sur ipcc_send_rec. Les laisser en place après avoir remonté
# /etc/pve donnait une GUI qui répond « communication failure » juste
# après notre ✓. `remonte` dit que le montage était absent au diagnostic.
if unite == "pve-cluster":
actif = (
"[ -e /etc/pve/.version ] "
f'&& {{ echo "DEJA {unite}"; exit 0; }}; '
f"systemctl restart {u}"
)
elif remonte:
actif = f"systemctl restart {u}"
else:
actif = f'echo "DEJA {unite}"; exit 0'
return (
f"systemctl list-unit-files {u}.service >/dev/null 2>&1"
f' || {{ echo "SKIP {unite}"; exit 0; }}; '
f"etat=$(systemctl is-active {u} 2>/dev/null || true); "
f'if [ "$etat" = active ]; then {actif}; else '
f"systemctl reset-failed {u} 2>/dev/null || true; "
f"systemctl start {u}; fi "
f'|| {{ echo "KO {unite}"; '
f"journalctl -u {u} -n 20 --no-pager -o cat 2>/dev/null; }}"
)
def mount_wait_cmd(tours: int = 20, repos: int = 5) -> str:
"""Attend le montage de /etc/pve, puis le RECONFIRME.
En une seule commande : une boucle côté Python rouvrirait une connexion
par tour — deux poignées de main à travers un rebond, vingt fois — et si
le chemin vient d'être perdu, tous les tours rendraient « timeout » et on
accuserait pmxcfs de ce qui est une perte de contact.
Reconfirmé après une pause, parce qu'une seule observation ne prouve rien :
reset-failed vient d'effacer la limite de relance, donc un pmxcfs qui
battait repart pour une salve entière. Le voir monter puis mourir se lit
dans NRestarts, qu'on rend aussi.
"""
return (
f"i=0; while [ $i -lt {int(tours)} ]; do "
"[ -e /etc/pve/.version ] && break; sleep 1; i=$((i+1)); done; "
"if [ -e /etc/pve/.version ]; then "
f"sleep {int(repos)}; "
"if [ -e /etc/pve/.version ]; then echo MONTE; "
"else echo BATTEMENT; fi; "
"else echo ABSENT; fi; "
"printf 'NRESTARTS %s\\n' "
'"$(systemctl show -p NRestarts --value pve-cluster 2>/dev/null)"'
)
def parse_mount_wait(text: str) -> dict:
"""{"verdict": MONTE|BATTEMENT|ABSENT|INCONNU, "relances": int|None}.
INCONNU quand rien de lisible n'est revenu — délai dépassé, coupure. Ce
n'est pas « absent » : conclure « /etc/pve n'est pas monté » d'une perte
de contact envoie chercher dans journalctl une panne qui n'existe pas.
"""
brut = strip_ssh_noise(text or "")
verdict = "INCONNU"
for mot in ("BATTEMENT", "MONTE", "ABSENT"):
if mot in brut:
verdict = mot
break
trouve = re.search(r"NRESTARTS\s+(\d+)", brut)
return {
"verdict": verdict,
"relances": int(trouve.group(1)) if trouve else None,
}
def parse_storages(text: str) -> list:
"""Sortie de « pvesm status --content images » -> [{name, type, avail}]."""
out = []
for ligne in (text or "").splitlines():
parts = ligne.split()
if len(parts) < 6 or parts[0] == "Name":
continue
try:
avail = int(parts[5])
except ValueError:
continue
out.append(
{
"name": parts[0],
"type": parts[1],
"actif": parts[2] == "active",
"avail": avail * 1024, # pvesm compte en Kio
}
)
return out
# « 2: vmbr0: <BROADCAST,MULTICAST,UP> mtu 1500 … » — l'index, le nom, les
# drapeaux. Exiger cette forme, et pas « quelque chose avant deux-points » :
# n'importe quelle ligne de bruit devenait sinon un nom de pont.
_RE_LIEN = re.compile(r"^\s*\d+:\s*([A-Za-z0-9][A-Za-z0-9._@-]*):\s*<")
def parse_bridges(text: str) -> list:
"""Sortie de « ip -o link show type bridge » -> ['vmbr0', …].
Rien d'autre ne passe : un avertissement de ssh a déjà été pris pour un
pont, et son « (ED25519) » a fait échouer le « qm create » qui suivait sur
une erreur de syntaxe shell incompréhensible.
"""
ponts = []
for ligne in (text or "").splitlines():
trouve = _RE_LIEN.match(ligne)
if trouve:
ponts.append(trouve.group(1).split("@")[0])
return ponts
def parse_guest_ips(text: str) -> list:
"""Adresses IPv4 rendues par « qm guest cmd <id> network-get-interfaces ».
L'agent invité répond du JSON. Les adresses de bouclage sont écartées : la
question posée est « où joindre cette VM », et 127.0.0.1 n'y répond pas.
"""
try:
data = json.loads(text or "")
except (ValueError, TypeError):
return []
ips = []
for iface in data if isinstance(data, list) else []:
for addr in iface.get("ip-addresses") or []:
ip = addr.get("ip-address") or ""
if addr.get("ip-address-type") == "ipv4" and not ip.startswith(
"127."
):
ips.append(ip)
return ips
def mac_from_config(text: str) -> str:
"""MAC de net0 dans « qm config <id> ».
C'est le seul lien entre une VM Proxmox et son adresse IP quand l'agent
invité n'est pas là : l'image cloud Debian ne l'embarque PAS, et Proxmox ne
distribue pas les baux lui-même — il ne peut donc pas répondre.
"""
m = re.search(
r"^net0:.*?([0-9A-Fa-f]{2}(?::[0-9A-Fa-f]{2}){5})",
text or "",
re.M,
)
return m.group(1).lower() if m else ""
def ip_from_neigh(text: str, mac: str) -> str:
"""Adresse vue par le voisinage de l'hôte (« ip neigh »), pour cette MAC.
Marche dès que la VM a émis un paquet — un bail DHCP suffit. C'est le
repli quand l'agent invité manque, et il ne demande rien à l'invité.
"""
if not mac:
return ""
cible = mac.lower()
for ligne in (text or "").splitlines():
if cible in ligne.lower():
parts = ligne.split()
if parts and re.match(r"^\d+\.\d+\.\d+\.\d+$", parts[0]):
return parts[0]
return ""
def next_vmid(existing, mini: int = VMID_MIN) -> int:
"""Premier VMID libre à partir de `mini`.
Proxmox refuse un VMID déjà pris, et le message (« CT/VM 100 already
exists ») arrive APRÈS le téléchargement de l'image : on choisit donc
avant, d'après ce que l'hôte déclare.
"""
pris = {int(v["vmid"]) for v in existing or () if str(v["vmid"]).isdigit()}
vmid = max(mini, VMID_MIN)
while vmid in pris:
vmid += 1
return vmid
def pick_storage(storages, voulu: str = "") -> str:
"""Stockage où poser le disque : celui demandé, sinon le plus libre.
Aucun repli sur un nom devinné (« local-lvm » n'existe pas partout) : sans
stockage utilisable, on rend une chaîne vide et l'appelant le dit.
"""
utiles = [s for s in storages or () if s.get("actif")]
if voulu:
return voulu if any(s["name"] == voulu for s in utiles) else ""
if not utiles:
return ""
return max(utiles, key=lambda s: s.get("avail") or 0)["name"]
def pick_bridge(bridges, voulu: str = "") -> str:
"""Pont réseau : celui demandé, sinon vmbr0, sinon le premier déclaré."""
ponts = list(bridges or ())
if voulu:
return voulu if voulu in ponts else ""
if DEFAULT_BRIDGE in ponts:
return DEFAULT_BRIDGE
return ponts[0] if ponts else ""
# --------------------------------------------------------------------------- #
# Construction des commandes — fonctions pures
# --------------------------------------------------------------------------- #
# Réseau interne proposé quand l'hôte n'a AUCUN pont. Choisi pour être sûr :
# un pont sans port physique ne peut pas couper l'accès SSH à l'hôte, alors
# qu'ajouter « bridge-ports enp1s0 » déplace l'adresse et coupe la session en
# cours — sur une machine distante, c'est un aller sans retour.
INTERNAL_BRIDGE = "vmbr0"
INTERNAL_CIDR = "10.10.10.1/24"
# Le réseau interne ne peut PAS être une constante : un Proxmox dans un
# Proxmox hérite du réseau interne de son parent, et l'adresse de
# INTERNAL_CIDR y est celle de sa propre PASSERELLE. La poser sur son pont rend tout le /24
# local — la passerelle devient injoignable et la machine s'isole
# instantanément, au milieu de la commande qui la configure. Vécu : « ifup »
# n'a jamais rendu la main et la VM ne répondait plus, ni en ssh ni en ping.
#
# On choisit donc un /24 que l'hôte ne connaît pas encore. La liste va du plus
# attendu au plus improbable : un parc imbriqué descend d'un cran par étage.
INTERNAL_CANDIDATES = (
"10.10.10.1/24",
"10.10.20.1/24",
"10.10.30.1/24",
"10.10.40.1/24",
"10.20.10.1/24",
"10.30.10.1/24",
"172.31.10.1/24",
"192.168.210.1/24",
)
# Tout ce que l'hôte sait déjà d'IPv4 : ses adresses ET ses routes. Les deux,
# parce qu'une route sans adresse locale suffit à créer le conflit — une
# route par défaut « via » la passerelle d'un parent en est l'exemple exact.
USED_NETS_CMD = "ip -o -4 addr show; ip -4 route show"
def parse_used_nets(text: str) -> set:
"""Réseaux IPv4 lus dans la sortie de USED_NETS_CMD.
Une adresse nue compte pour un /32 : c'est honnête, et le
chevauchement avec un /24 candidat se calcule pareil. Un préfixe plus
large qu'un /24 — « 10.0.0.0/8 » — écarte donc bien tous nos candidats
en 10.x, ce qu'un test sur les trois premiers octets aurait raté."""
import ipaddress
nets = set()
motif = r"\b(\d{1,3}(?:\.\d{1,3}){3})(?:/(\d{1,2}))?\b"
for adresse, prefixe in re.findall(motif, text or ""):
try:
nets.add(
ipaddress.ip_network(
f"{adresse}/{prefixe or 32}", strict=False
)
)
except ValueError:
continue
return nets
def pick_internal_cidr(text: str, candidats=INTERNAL_CANDIDATES) -> str:
"""Le premier candidat qui ne chevauche RIEN de ce que l'hôte connaît.
Chaîne vide quand tous sont pris : le dire, plutôt que d'en écraser un.
Écraser, ici, c'est couper la seule voie d'accès à la machine."""
import ipaddress
utilises = parse_used_nets(text)
for candidat in candidats:
reseau = ipaddress.ip_network(candidat, strict=False)
if not any(reseau.overlaps(u) for u in utilises):
return candidat
return ""
def parse_bridge_config(text: str) -> dict:
"""/etc/network/interfaces -> {pont: {ports, address}}.
Sert à savoir si un pont donne sur le LAN (il a des ports) ou s'il est
interne (« bridge-ports none ») : les VM du premier prennent leur adresse
en DHCP, celles du second n'en auraient aucune et doivent recevoir une
adresse fixe.
"""
ponts = {}
courant = ""
for ligne in (text or "").splitlines():
nu = ligne.strip()
m = re.match(r"^iface\s+(\S+)\s", nu)
if m:
courant = m.group(1)
continue
if not courant:
continue
if nu.startswith("bridge-ports") or nu.startswith("bridge_ports"):
ports = nu.split(None, 1)[1].strip() if " " in nu else ""
ponts.setdefault(courant, {})["ports"] = (
"" if ports in ("none", "") else ports
)
elif nu.startswith("address"):
ponts.setdefault(courant, {})["address"] = nu.split()[1]
return ponts
def bridge_setup_cmds(
nom: str = INTERNAL_BRIDGE,
cidr: str = INTERNAL_CIDR,
uplink: str = "",
) -> list:
"""Crée un pont INTERNE, et le masque derrière l'uplink si demandé.
« bridge-ports none » : aucune interface physique n'est touchée, donc
l'accès à l'hôte survit. Les lignes post-up/post-down de masquerading sont
celles que documente Proxmox pour un hôte à une seule adresse routée : sans
elles les VM se parlent entre elles mais ne sortent pas.
"""
reseau = cidr.rsplit(".", 1)[0] + ".0/" + cidr.split("/")[1]
bloc = [
"",
f"auto {nom}",
f"iface {nom} inet static",
f" address {cidr}",
" bridge-ports none",
" bridge-stp off",
" bridge-fd 0",
]
if uplink:
bloc += [
f" post-up iptables -t nat -A POSTROUTING -s '{reseau}'"
f" -o {uplink} -j MASQUERADE",
f" post-down iptables -t nat -D POSTROUTING -s '{reseau}'"
f" -o {uplink} -j MASQUERADE",
]
texte = "\n".join(bloc) + "\n"
cmds = [
# Idempotent : on n'ajoute la strophe que si le pont n'y est pas déjà.
f"grep -qE '^(auto|iface) {nom}( |$)' /etc/network/interfaces"
f" || printf '%s' {shlex.quote(texte)} >> /etc/network/interfaces",
]
if uplink:
cmds.append(
"printf 'net.ipv4.ip_forward=1\\n' >"
" /etc/sysctl.d/99-erplibre-nat.conf && sysctl -q -p"
" /etc/sysctl.d/99-erplibre-nat.conf"
)
# ifup plutôt qu'« ifreload -a » : recharger TOUTE la configuration d'un
# hôte distant peut emporter l'interface qui porte la session.
#
# « mkdir -p /run/network » d'abord : ifupdown2 y pose son verrou, et
# quand le répertoire manque il annonce « Another instance of this program
# is already running » — son lockFile() attrape aussi le fichier
# introuvable. Le message est un MENSONGE, et il a caché deux heures la
# vraie panne. Sur une Debian installée en image cloud, networking.service
# n'a jamais démarré, donc personne n'a créé le répertoire.
#
# Et l'erreur d'ifup n'est PAS masquée : « 2>/dev/null » cachait
# « operation failed with 'Operation not supported' » — le noyau cloud n'a
# pas le module bridge, et c'est ce qu'il fallait lire.
# Et SURTOUT pas « ifreload -a » en repli : il recharge TOUTES les
# interfaces, y compris celle qui porte la session ssh, et sur une image
# cloud l'interface principale est décrite ailleurs (interfaces.d, ou
# netplan) — ifupdown2 la descend alors sans la remonter. Le repli est
# donc CHIRURGICAL : on monte le pont à la main, sans toucher à rien
# d'autre. La strophe, elle, le rend persistant au prochain démarrage.
manuel = [
f"ip link show {nom} >/dev/null 2>&1 || ip link add {nom} type bridge",
f"ip addr add {cidr} dev {nom} 2>/dev/null || true",
f"ip link set {nom} up",
]
if uplink:
regle = f"POSTROUTING -s {reseau} -o {uplink} -j MASQUERADE"
manuel.append(
f"iptables -t nat -C {regle} 2>/dev/null"
f" || iptables -t nat -A {regle}"
)
cmds.append(
f"mkdir -p /run/network; ifup {nom} || {{ " + "; ".join(manuel) + "; }"
)
return cmds
def ipconfig_for(pont_info: dict, vmid: int) -> str:
"""« ip=dhcp » sur un pont qui donne sur le LAN, adresse FIXE sur un pont
interne — où aucun serveur DHCP ne répondrait.
L'adresse est dérivée du VMID : deux VM déployées à la suite ne peuvent pas
se retrouver avec la même, et le lien entre les deux reste lisible.
"""
info = pont_info or {}
adresse = info.get("address") or ""
if info.get("ports") or not adresse:
return "ip=dhcp"
base, _, masque = adresse.partition("/")
tronc = base.rsplit(".", 1)[0]
hote = 50 + (int(vmid) % 200)
return f"ip={tronc}.{hote}/{masque or '24'},gw={base}"
def ip_from_ipconfig(ipconfig: str) -> str:
"""Adresse fixe d'un « ip=192.0.2.50/24,gw=… », ou '' si c'est du DHCP.
Quand c'est NOUS qui avons attribué l'adresse, la chercher ensuite est
absurde : elle est connue avant que la VM ne démarre. La découverte (agent
invité, voisinage de l'hôte) ne sert qu'au DHCP.
"""
m = re.search(r"ip=(\d+\.\d+\.\d+\.\d+)", ipconfig or "")
return m.group(1) if m else ""
def image_fetch_cmd(
url: str, nom: str, repertoire: str = IMAGE_DIR, sha256: str = ""
) -> str:
"""Télécharge l'image cloud SUR l'hôte Proxmox, une seule fois.
C'est là que le disque de la VM sera écrit : faire descendre l'image chez
soi pour la renvoyer ensuite doublerait le transfert. Le test de présence
évite de retélécharger 325 Mio à chaque VM.
`sha256` : la somme que le dépôt porte pour cette image, quand il en a
une. Elle ne concerne que ce qu'aucune distribution ne publie — une image
rebâtie par un tiers —, et c'est la seule chose qui distingue celle qui a
été revue de n'importe quel fichier servi sous la même URL.
Vérifiée AUSSI quand l'image était déjà là : le cas qu'on veut prendre
est précisément celui d'un fichier substitué ou tronqué entre deux
déploiements, et le test de présence seul ne regarde que la taille.
Une somme qui ne correspond pas fait ÉCHOUER la commande, donc la suite :
continuer reviendrait à installer un système que personne n'a regardé.
"""
cible = f"{repertoire}/{nom}"
cmd = (
f"mkdir -p {shlex.quote(repertoire)} && "
f"if [ -s {shlex.quote(cible)} ]; then "
f'echo "image déjà présente : {cible}"; else '
f"wget -nv -O {shlex.quote(cible)} {shlex.quote(url)}; "
f"fi"
)
if sha256:
cmd += (
f" && echo {shlex.quote(f'{sha256} {cible}')}" " | sha256sum -c -"
)
return cmd
def snippet_name(vmid: int) -> str:
"""Le nom de l'extrait cloud-init d'une VM.
Porté par le VMID et non par le nom de la VM : deux VM peuvent porter le
même nom sur deux nœuds, jamais le même VMID sur un cluster. Un extrait
écrasé par un homonyme donnerait à une VM le compte d'une autre.
"""
return f"erplibre-{int(vmid)}.yml"
def snippet_write_cmd(storage: str, nom: str, contenu: str) -> str:
"""Écrit un extrait cloud-init SUR l'hôte Proxmox, à l'endroit qu'il dit.
Le chemin n'est pas déduit : « pvesm path » le demande à Proxmox. Un
stockage « dir » range ses extraits sous son propre répertoire, et le
supposer en /var/lib/vz marcherait pour « local » et pour lui seul.
« printf '%s' » et non « echo » : le contenu est un YAML de plusieurs
dizaines de lignes, et echo interprète les séquences d'échappement sur
certains shells — un « \n » dans un mot de passe haché suffirait à le
corrompre en silence.
"""
cible = f"{storage}:snippets/{nom}"
return (
f"f=$(pvesm path {shlex.quote(cible)}) && "
'mkdir -p "$(dirname "$f")" && '
f"printf '%s' {shlex.quote(contenu)} > \"$f\""
)
def create_cmds(vmid: int, spec: dict) -> list:
"""Séquence complète de création d'une VM, dans l'ordre.
Une liste et non une seule commande : chaque étape est lisible dans le
journal, et un échec nomme celle qui a échoué. C'est le contraire d'un
« qm create » géant dont on ne sait pas quel morceau a cédé.
"""
nom = spec["name"]
stockage = spec["storage"]
image = f"{spec.get('image_dir', IMAGE_DIR)}/{spec['image']}"
# L'écran de la VM. « serial0 » fait de la console série l'affichage :
# c'est ce que « qm terminal » attend, et c'est le défaut d'une machine
# de serveur. La 3D demande un vrai périphérique vidéo — « virtio-gl »
# pose un virtio-gpu que le VIRGL de l'hôte accélère. Le port série reste
# posé dans les deux cas, donc la console série ne se perd jamais ; seule
# la nature de l'écran change.
vga = "virtio-gl" if spec.get("gpu3d") else "serial0"
# UEFI seulement pour les images qui n'ont pas de secteur d'amorçage BIOS,
# jamais par défaut : mesuré sur un Proxmox 9, une VM NixOS créée en
# SeaBIOS se déclare « running » avec une console MUETTE, quand la même en
# OVMF démarre. Debian 13, sur le même hôte, démarre en SeaBIOS — d'où un
# marqueur par distribution plutôt qu'un défaut renversé pour tous.
#
# Secure Boot désactivé (« pre-enrolled-keys=0 ») pour la raison qui vaut
# déjà côté qemu : un chargeur non signé par les clés Microsoft est refusé,
# et l'image ne démarre pas du tout.
uefi = bool(spec.get("uefi"))
cmds = [
# 1. La coquille : processeur, mémoire, réseau, contrôleur, agent.
"qm create {id} --name {nom} --memory {mem} --cores {cpu}"
" --cpu host --ostype l26 --scsihw virtio-scsi-single"
" --net0 virtio,bridge={pont} --agent enabled=1"
" --serial0 socket --vga {vga}{bios}".format(
id=vmid,
nom=shlex.quote(nom),
mem=int(spec["memory"]),
cpu=int(spec["vcpus"]),
pont=spec["bridge"],
vga=vga,
bios=" --bios ovmf" if uefi else "",
),
# 2. Le disque, importé DEPUIS l'image cloud. « import-from » (PVE 8+)
# remplace l'ancien « qm importdisk » en une seule étape et attache
# le disque du même coup.
f"qm set {vmid} --scsi0"
f" {stockage}:0,import-from={shlex.quote(image)},discard=on,ssd=1",
# 3. Le lecteur cloud-init, et l'ordre d'amorçage. Sans « boot order »,
# Proxmox laisse le disque importé hors de la liste et la VM démarre
# sur le réseau.
#
# Sur le bus SCSI et non en IDE, contrairement à ce que la
# documentation de Proxmox montre : une image cloud bâtie pour
# virtio seul n'a pas de pilote ATA, et le lecteur IDE lui est
# INVISIBLE. Mesuré sur une image NixOS — /sys/block ne portait pas
# de « sr0 », /dev/disk/by-label pas de « cidata », et cloud-init
# passait aux sources RÉSEAU faute de trouver la locale : la VM
# démarrait sans compte ni clé. Le même lecteur en scsi1 apparaît,
# et le contrôleur virtio-scsi est déjà là pour le disque.
f"qm set {vmid} --scsi1 {stockage}:cloudinit"
f" --boot order=scsi0 --bootdisk scsi0",
]
if uefi:
# Le disque EFI porte les variables du firmware. Sans lui, « --bios
# ovmf » démarre quand même mais ne retient RIEN : l'entrée d'amorçage
# que l'invité écrit à sa première installation est perdue au
# redémarrage suivant.
cmds.append(
f"qm set {vmid} --efidisk0"
f" {stockage}:0,efitype=4m,pre-enrolled-keys=0"
)
# 4. cloud-init. Deux formes, et la première est celle qu'on veut.
#
# « --cicustom user= » quand un user-data est fourni : c'est CELUI du
# dépôt, le même que le chemin qemu envoie, avec son bloc « users: »
# explicite. « --ciuser » et « --sshkeys » s'en remettent au compte par
# DÉFAUT de l'image, et une image qui en déclare un autre les ignore —
# mesuré sur NixOS, dont le cloud.cfg nomme « nixos » : la VM démarrait
# avec ce compte-là, sans la clé, donc injoignable.
#
# Le réseau reste à Proxmox (« --ipconfig0 ») : « --cicustom user= » ne
# remplace que la moitié utilisateur du cloud-init.
if spec.get("user_data"):
cmds.append(
snippet_write_cmd(stockage, snippet_name(vmid), spec["user_data"])
)
ci = (
f"qm set {vmid} --cicustom"
f" user={stockage}:snippets/{snippet_name(vmid)}"
)
else:
# La forme d'avant, gardée pour qui n'a pas de user-data à donner.
# La clé est un FICHIER sur l'hôte — « --sshkeys » n'accepte pas la
# clé en ligne.
ci = (
f"qm set {vmid} --ciuser"
f" {shlex.quote(spec.get('user') or 'erplibre')}"
)
if spec.get("sshkey_path"):
ci += f" --sshkeys {shlex.quote(spec['sshkey_path'])}"
if spec.get("password"):
ci += f" --cipassword {shlex.quote(spec['password'])}"
ci += f" --ipconfig0 {spec.get('ipconfig') or 'ip=dhcp'}"
# « --ipconfig0 » ne porte PAS le DNS : une VM en adresse fixe n'a alors
# aucun résolveur, et rien ne le dit. En DHCP le bail s'en charge.
serveurs = [s for s in (spec.get("nameservers") or ()) if s]
if serveurs and "dhcp" not in (spec.get("ipconfig") or "dhcp"):
ci += f" --nameserver {shlex.quote(' '.join(serveurs))}"
cmds.append(ci)
# 5. La taille. L'image cloud fait 2 Gio : sans agrandissement, il ne reste
# rien pour installer quoi que ce soit.
if spec.get("disk"):
cmds.append(f"qm resize {vmid} scsi0 {spec['disk']}")
if spec.get("start", True):
cmds.append(f"qm start {vmid}")
return cmds
def destroy_cmds(vmid: int, purge: bool = True) -> list:
"""Arrêt puis suppression. « --purge » retire aussi les disques et les
entrées de sauvegarde : sans lui, le stockage garde des volumes orphelins
que rien ne réclame plus."""
return [
f"qm stop {vmid} --skiplock 1 || true",
f"qm destroy {vmid} --purge {1 if purge else 0}"
" --destroy-unreferenced-disks 1",
]
def resize_cmd(vmid: int, taille: str, disque: str = "scsi0") -> str:
"""« +10G » agrandit, « 40G » fixe. Proxmox REFUSE de rétrécir un disque —
le dire ici évite de croire à un bug de l'outil."""
return f"qm resize {vmid} {disque} {taille}"
def status_cmd(vmid: int) -> str:
return f"qm status {vmid} --verbose"
def guest_ip_cmd(vmid: int) -> str:
return f"qm guest cmd {vmid} network-get-interfaces"
def console_cmd(vmid: int) -> str:
"""Console série. `qm terminal` demande serial0, que create_cmds pose."""
return f"qm terminal {vmid}"
def orphan_disks_cmd() -> str:
"""Volumes de disque qui n'appartiennent à aucune VM déclarée.
Proxmox ne les efface pas tout seul : un « qm destroy » sans « --purge »,
ou une création interrompue, en laisse. On les LISTE, on n'efface rien
sans demander.
"""
return (
"for s in $(pvesm status --content images | awk 'NR>1 {print $1}'); "
'do pvesm list "$s" 2>/dev/null; done'
)
def parse_orphans(text: str, vmids) -> list:
"""[(volid, taille)] des volumes dont le VMID n'existe plus."""
connus = {str(v) for v in vmids or ()}
out = []
for ligne in (text or "").splitlines():
parts = ligne.split()
if len(parts) < 5 or parts[0] == "Volid":
continue
volid, vmid = parts[0], parts[-1]
if vmid.isdigit() and vmid not in connus:
try:
taille = int(parts[3])
except ValueError:
taille = 0
out.append((volid, taille))
return out