# QEMU/KVM — Déploiement de VM Linux (Ubuntu / Debian / Fedora) `deploy_qemu.py` déploie une VM Linux (libvirt/KVM) à partir d'une image cloud officielle, via `qemu-img` + `cloud-init` + `virt-install`. Choisissez la distribution avec `--distro` (`ubuntu` par défaut, `debian`, `fedora`) et la version avec `--version` ; `--list-images` affiche tout le catalogue avec les specs minimales. Il : 1. **Télécharge lui-même l'image cloud** (mise en cache, sans double téléchargement). 2. La convertit en un disque de travail qcow2 dédié et le redimensionne. 3. Génère `user-data` / `meta-data` et construit le `seed.iso` (cloud-init). 4. Lance `virt-install` en important le disque + le seed en CD-ROM. 5. Attend le bail DHCP et affiche la commande SSH. ## Prérequis - Un hôte disposant de KVM (bare-metal ou virtualisation imbriquée activée). - Les droits `sudo` (le déploiement écrit dans `/var/lib/libvirt/images` et pilote libvirt). ## Installation Le script **installe automatiquement les composants manquants** : au premier lancement, il détecte votre gestionnaire de paquets (apt / dnf / pacman / zypper / brew), liste les composants absents (les outils clients, **ainsi que le démon libvirt et l'émulateur QEMU système**), demande confirmation, les installe avec `sudo`, puis active et démarre `libvirtd`. Utilisez `-y` pour accepter automatiquement ou `--no-install-deps` pour désactiver ce comportement. Pour tout installer manuellement sur Ubuntu/Debian (pile KVM complète recommandée) : ```bash sudo apt install qemu-utils virtinst libvirt-clients cloud-image-utils \ libvirt-daemon-system qemu-system-x86 sudo systemctl enable --now libvirtd sudo usermod -aG libvirt,kvm "$USER" # re-login / reconnectez-vous ``` `libvirt-daemon-system` fournit le démon `libvirtd` (et le socket `/var/run/libvirt/libvirt-sock`) et `qemu-system-x86` l'émulateur — sans eux `virt-install` échoue avec *« Failed to connect socket to '/var/run/libvirt/libvirt-sock' »*. Le script les installe et les démarre pour vous ; cette commande manuelle n'est utile que si vous préférez préparer l'hôte vous-même ou utiliser `--no-install-deps`. ## Utilisation Forme la plus simple — l'image est téléchargée automatiquement (chemin déduit de `--version`, mis en cache dans `/var/lib/libvirt/images/iso`) : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --name test-vm --version 24.04 \ --ssh-key ~/.ssh/id_ed25519.pub ``` Télécharger (et vérifier) une image sans créer de VM : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --download-only --version 24.04 --verify ``` Déployer avec un mot de passe interactif au lieu d'une clé SSH : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --name test-vm --version 24.04 --ask-password ``` VM plus grande (8 Go RAM, 8 vCPU, disque 120 Go), en écrasant un disque existant : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --name test-vm --version 24.04 \ --memory 8192 --vcpus 8 --disk-size 120G --ask-password --force ``` Prévisualiser ce qui serait fait, sans rien exécuter (sans sudo, sans téléchargement) : ```bash ./script/qemu/deploy_qemu.py --name test-vm --version 24.04 --dry-run ``` Déploiement non interactif (accepte automatiquement l'installation des dépendances) : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --name test-vm --version 24.04 \ --ssh-key ~/.ssh/id_ed25519.pub -y ``` Catalogue, par architecture (`deploy_qemu.py` fait autorité) : | Distro | Versions | amd64 | arm64 | s390x | |---|---|:-:|:-:|:-:| | ubuntu | `24.04` (défaut), `25.10`, `26.04` | ✔ | ✔ | ✔ | | debian | `11`, `12` (défaut), `13` | ✔ | ✔ | — | | fedora | `41`, `42` (défaut), `43`, `44` | ✔ | ✔ | `43` seule | | almalinux | `9` (défaut), `10` | ✔ | ✔ | ✔ | | rocky | `9`, `10` (défaut) | ✔ | ✔ | ✔ | | opensuse | `16.0` (défaut), `tumbleweed` | ✔ | ✔ | ✔ | | arch | `latest` | ✔ | — | — | Fedora ne construit s390x que pour la version courante, et sur une arborescence à part (`fedora-secondary`) — d'où la version unique. `opensuse` recouvre deux produits distincts, pas deux versions du même. Leap `16.0` est numérotée et stable (base SLE) : c'est le défaut. `tumbleweed` est la rolling, gardée comme banc d'essai des ruptures à venir — sa dérive d'instantanés est réelle, et elle impose un `zypper dup` complet avant toute installation. Les deux livrent un qpdf au-dessus du seuil de pikepdf : la compilation de qpdf, une demi-heure, ne s'y déclenche jamais — ce qui compte sous émulation s390x. Fournissez un chemin d'image en argument positionnel pour surcharger l'emplacement de téléchargement automatique. Les Ubuntu `20.04` et `22.04` sont **abandonnées sur toutes les architectures** : pikepdf réclame qpdf 12.2, dont la compilation exige C++20, et focal livre GCC 9 — elle ne publie même pas de `g++-10` pour s390x. Python 3.8, node 10, cargo 0.67 et OpenSSL 1.1.1 avaient chacun leur contournement ; leur accumulation, non. ## Après le déploiement ```bash virsh list --all virsh console test-vm # Ctrl+] to quit / pour quitter virsh domifaddr test-vm --source lease # find the IP / trouver l'IP ssh erplibre@ ``` L'utilisateur par défaut est `erplibre` (modifiable avec `--user`). ## Via le menu TODO Le script est intégré à l'assistant interactif. Lancez `make todo` (ou `./script/todo/todo.py`), puis allez dans **Execute → Deploy → QEMU/KVM - Deploy an Ubuntu VM (libvirt)**. De là, vous pouvez déployer une VM, prévisualiser un dry-run, télécharger une image, lister les VM et afficher l'IP d'une VM — le menu demande les paramètres et construit la commande pour vous. Quand une VM est graphique, le menu propose en plus une **liste à cocher d'outils de développement** : PyCharm Community (posé depuis l'archive officielle JetBrains dans `/opt/pycharm`, son lanceur ouvrant le dépôt ERPLibre — la ligne Community, car le build unifié 2025.3 s'arrête sur un écran de licence et n'ouvre jamais de projet), Android Studio (`/opt/android-studio`, commande `studio` ou `android-studio` ; x86_64 seulement — Google ne publie aucune archive Linux aarch64) et un jeu d'extensions GNOME suggérées. Les extensions empaquetées par la distribution sont installées sans être activées — leur UUID n'est pas connu de façon fiable, et le gestionnaire d'extensions est là pour choisir. Trois extensions nommées par leur UUID sont, elles, installées **et activées**, directement depuis extensions.gnome.org : **gTile**, **Freon** et **Tracker**. L'archive est prise pour la version de GNOME Shell qui tourne vraiment dans la VM — le même point d'entrée sert gTile v59 en GNOME 46 et v62 en GNOME 48, si bien qu'une URL figée poserait une version faite pour une autre release. Une archive mal appariée n'est de toute façon jamais chargée par GNOME : il compare `metadata.json` à sa propre version et affiche l'extension comme obsolète plutôt que de casser la session. Les outils sont posés **avant** le clone et l'installation d'ERPLibre, et l'ordre compte : PyCharm écrit le `.idea/` du dépôt à la première ouverture du projet, et l'installation qui suit y lance `pycharm_configuration.py` (`update_env_version.pycharm_update()`, qui se tait tant qu'il n'y a pas de `.idea`). Cette première ouverture est automatisée : PyCharm est lancé une fois sous Xvfb — un serveur d'affichage virtuel DANS la VM invitée, si bien que l'hôte qui orchestre n'a besoin d'aucune bibliothèque graphique — avec les fenêtres de confiance, de confidentialité et de partage de données répondues d'avance. Mesuré sur une VM Ubuntu 26.04 à 16 Go : le `.idea/` est écrit en 195 s, et l'installation y ajoute ensuite ses exclusions dans le `.iml`. Sans Xvfb, ou si l'IDE n'y arrive pas en cinq minutes, le journal le dit et l'installation continue. Un quatrième ne demande aucun bureau : **ERPLibre mobile (compilation)**. Il ajoute le dépôt mobile au manifeste — additif, donc il cohabite avec une installation Odoo 18 —, lance l'`install-android.sh` du dépôt lui-même (JDK 17, outils en ligne de commande, licences SDK acceptées, NDK, whisper.cpp et sentencepiece), puis compile : `npm ci`, `vite build`, `cap sync`, `gradlew assembleDebug`, et enfin `npm test`. **Une compilation en échec fait échouer la VM** : le code de sortie remonte au tableau de bord, et le journal NOMME la cause probable au lieu de laisser 40 Mo de journal Gradle à relire : disque plein, plateforme SDK absente, JDK et Gradle incompatibles, licences non acceptées, démon Gradle tué par le noyau (avec la RAM, le swap et le compte de l'oom-killer, parce qu'une cause « mémoire » se prouve au lieu de s'affirmer), ou trop de fichiers d'assets pour un APK. Le détail va dans `~/erplibre-mobile-build.log`, dans la VM, pour que le journal d'installation reste lisible. Cette dernière cause est corrigée, et non contournée. L'application embarque les dépôts du manifeste pour en parcourir le code hors ligne, et un APK est un ZIP borné à 65535 entrées — un fichier par source en réclamait 123 678, et la compilation s'arrêtait là. Ces fichiers y entrent désormais en **packs** : des tranches de 4 Mo, plus un `index.json` par dépôt qui dit dans quelle tranche se trouve un fichier, à quel offset et sur quelle longueur. La lecture demande un intervalle d'octets, et retombe sur la tranche entière quand le serveur du WebView ignore `Range` — 4 Mo au pire, et c'est pour cela que les tranches sont bornées. Les images matricielles restent dehors : des captures d'écran d'addons, dans un navigateur qui montre du texte. Les images sont empaquetées aussi, et un fichier empaqueté n'a pas d'URL propre : le lecteur fait un blob de ses octets. Les catalogues gettext, en revanche, sont écartés — 41 594 fichiers `.po`/`.pot` pour 857 Mo, soit 72 % du poids, d'un contenu que Weblate maintient et que personne ne lit sur un téléphone. `BUNDLE_KEEP_PO=1` les ramène, `BUNDLE_SKIP_IMG=1` retire les images. Mesuré sur une VM : 139 dépôts, 80 841 fichiers en 233 tranches, un APK de 354 Mo à **2 844 entrées**, et 20 fichiers relus depuis les packs identiques octet pour octet à leur source. L'APK ne suit pas la charge — le texte se compresse, le PNG non : le code seul fait 331 Mo d'assets pour environ 130 Mo d'APK. L'installation vérifie le transfert avec `script/mobile/check_bundle_transfer.py`, qui s'exécute aussi seul, et un transfert manqué fait échouer la VM — une application qui ne porte pas le code qu'elle est censée montrer n'est pas l'application demandée. Il est borné aux distributions apt, parce que cet installateur amont commence par `sudo apt install openjdk-17-jdk`. Il n'exige PAS Android Studio — une simple VM serveur produit l'APK — et quand Android Studio est aussi coché, les deux partagent un seul SDK via `ANDROID_HOME`. Sans Android, la même application tourne dans un navigateur : `npm start`. Un cinquième, **Émulateur Android (Pixel)**, crée un AVD. Conduisez-le depuis le menu QEMU, *Émulateur Android (démarrage, tunnel, scrcpy)* : il démarre l'émulateur sans fenêtre, puis donne le tunnel adb et la commande scrcpy. Préférez cette voie à une fenêtre par X11 — scrcpy reçoit du H.264 encodé PAR l'appareil, là où `ssh -X` fait traverser chaque image en pixels bruts, en rendu logiciel. Si vous voulez la fenêtre, le chemin doit être ABSOLU, car `ssh hôte 'commande'` ne lit ni `~/.profile` ni `~/.bashrc` : `ssh -XC erplibre@ '$HOME/android/emulator/emulator -avd erplibre -no-audio'`. Il ne demande aucun bureau dans la VM, mais il exige KVM dans l'invitée, donc la virtualisation imbriquée sur l'hôte ; le journal le dit quand `/dev/kvm` manque. Le modèle n'est pas figé : on demande au SDK ses profils et le Pixel le plus récent au plus petit écran gagne (ni Pro, ni XL, ni pliant, ni tablette). Le rendu est « swangle » dans le `config.ini` de l'AVD — « auto » ouvrirait un écran noir, et « swiftshader_indirect » n'existe plus, l'émulateur répondant `Selected GPU option ... is not valid`. Un sixième, **Forgejo**, installe une forge git auto-hébergée — le logiciel derrière Codeberg — depuis le binaire statique officiel du projet, et la laisse en service sur le port 3000, avec git par SSH sur 2222. Comme la compilation mobile, elle n'a besoin d'aucun bureau ; contrairement à elle, aucune famille de paquets n'est exclue : le binaire est statique, donc le même fichier sert apt, dnf, pacman et zypper. C'est ce qui la rend portable sur les plateformes ERPLibre sans une branche par distribution. Les architectures suivent l'amont, qui publie amd64, arm64 et arm-6 — la case se grise sur s390x plutôt que de poser un binaire qui ne s'exécutera pas. Le travail vit dans `script/forgejo/install_forgejo.sh`, appelable seul sur une machine existante : `./script/forgejo/install_forgejo.sh`. Il vérifie la somme de contrôle publiée, écrit lui-même les quatre secrets pour que le service n'ait jamais à réécrire sa propre configuration, et garde ses données en SQLite pour ne pas disputer PostgreSQL à Odoo sur la même VM. Le rejouer est sans risque et bon marché — 1,5 s mesuré, tout étant en place : il saute un binaire déjà à la bonne version, ne réécrit jamais un `app.ini` existant et ne recrée pas l'administrateur. `FORGEJO_VERSION`, `FORGEJO_HTTP_PORT`, `FORGEJO_ADMIN_USER` et quelques autres le règlent ; `--help` les énumère. Chaque outil est filtré VM par VM — architecture, saveur de bureau et famille de paquets — et sa place disque s'ajoute au plan avant que rien ne soit créé. ## Principales options - `--distro` — `ubuntu` (défaut), `debian` ou `fedora`. - `--version` — version de la distro (défaut : celle par défaut de la distro). - `--list-images` — affiche toutes les distros/versions et leurs specs. - `--image-dir` — répertoire de cache des images (défaut `/var/lib/libvirt/images/iso`). - `--download-only` — télécharge l'image puis quitte (sans VM). - `--name` — nom de la VM (requis pour le déploiement). - `--memory`, `--vcpus`, `--disk-size` — dimensionnement de la VM. Omis, `--memory` et `--disk-size` prennent le **minimum requis par la version** choisie (valeurs libosinfo, voir `--list-images` : Ubuntu 24.04+ → 3072 Mo/20G, Debian → 1024 Mo/10G, Fedora → 2048 Mo/15G) ; `--vcpus` vaut 2 par défaut. - `--ssh-key`, `--ask-password`, `--password-hash` — authentification. - `-y` / `--assume-yes` — accepte automatiquement l'installation des dépendances. - `--no-install-deps` — n'installe jamais les dépendances automatiquement. - `--dry-run` — affiche les commandes sans rien exécuter. - `--force` — écrase le disque de travail qcow2 existant. - `--gpu` — accélération 3D par le GPU de l'hôte : `auto` (défaut, activée si l'hôte a un nœud de rendu), `on` (forcer), `off` (rendu logiciel). - `--gpu-node` — quel nœud de rendu utiliser, sur un hôte à plusieurs cartes. - `--lang` — langue du guide affiché à la connexion SSH, `fr` (défaut) ou `en`. Le menu TODO passe la sienne. - `--erplibre-dir` — où ERPLibre sera installé dans la VM (`~/git/erplibre`, ou `/opt/erplibre` en production). Ajoute la section ERPLibre au guide de connexion ; omis, cette section est laissée de côté. - `--erplibre-make` — la cible make qui a installé la VM (ex. `install_odoo_18`), reprise dans le guide pour la mettre à jour. - `--no-git-identity` — ne recopie pas les `user.name`, `user.email` et `core.editor` de l'hôte dans le `~/.gitconfig` de la VM. Lancez `./script/qemu/deploy_qemu.py --help` pour la liste complète. ## Guide de connexion (`/etc/motd`) Chaque VM accueille celui qui s'y connecte en SSH avec les commandes de **sa** distribution — `apt`, `dnf`, `zypper` ou `pacman` — et celles d'ERPLibre : éditer le serveur, le redémarrer, mettre à jour des modules, mettre à jour Odoo, inspecter l'instance, ouvrir le menu TODO. Il est écrit par cloud-init, donc présent dès le premier démarrage : avant l'installation d'ERPLibre, et encore là si elle échoue — le moment où l'on se connecte justement à la main. `--dry-run` affiche le guide généré avec le reste du user-data. Il ne s'affiche PAS pour un `ssh hôte 'commande'` : les journaux d'installation restent nets. L'identité git de l'hôte voyage avec lui, dans le `~/.gitconfig` de la VM : un commit fait dans la VM porte alors votre nom plutôt que `erplibre@`. L'éditeur suit le même chemin — `core.editor`, la ligne `config.conf` du guide et le paquet installé dans la VM viennent d'une seule table, de sorte que le guide ne nomme jamais une commande absente. ## Gestion des VM Lister, arrêter et supprimer les VM (le disque qcow2 sous `/var/lib/libvirt/images` est conservé tant que vous ne le supprimez pas) : ```bash sudo virsh list --all # toutes les VM et leur état / all VMs and state sudo virsh shutdown # arrêt propre ACPI / graceful shutdown sudo virsh destroy # arrêt forcé / force off (pull the plug) sudo virsh undefine # supprime la définition / remove definition sudo virsh domifaddr # adresse IP de la VM / VM IP address ``` `destroy` ne fait qu'éteindre la VM (disque conservé) ; `undefine` supprime sa définition. Pour recréer proprement une VM du même nom, faites `destroy` + `undefine` d'abord, ou redéployez avec `--force`. ## Accès SSH depuis une autre machine (ProxyJump) Avec le réseau NAT par défaut, la VM n'est joignable que **depuis l'hôte KVM**. Pour l'atteindre depuis une autre machine **sans toucher au réseau**, utilisez l'hôte comme rebond (il joint déjà la VM). Récupérez l'IP de la VM avec `sudo virsh domifaddr `, puis depuis l'autre machine : ```bash # Rebond SSH vers la VM / jump through the KVM host ssh -J user@ erplibre@ # Tunnel d'un service, ex. Odoo 8069 / tunnel a service, then http://localhost:8069 ssh -L 8069::8069 user@ ``` Pour le rendre permanent, ajoutez ceci à `~/.ssh/config` sur l'autre machine (ensuite `ssh myvm` suffit) : ```text Host myvm HostName # ex. 192.168.122.50 (reseau NAT) User erplibre ProxyJump user@ # IP LAN de l'hote KVM ``` Ça marche en Wi-Fi et sans arrêter la VM — l'option la plus simple pour un accès personnel. Préférez un pont (ci-dessous) si la VM doit être un serveur à part entière exposé sur le LAN. ## Accélération 3D (GPU de l'hôte) Une VM graphique sans accélération rend tout par le processeur — le bureau comme l'émulateur Android qui tourne dedans. Le déploiement prend donc le GPU de l'hôte **par défaut** (`--gpu auto`) : si l'hôte expose un nœud de rendu, la VM reçoit un virtio-GPU avec `accel3d` et un affichage `egl-headless` qui porte le contexte OpenGL **à côté** de la console VNC — il n'ouvre aucun port et ne remplace rien. Pas de nœud de rendu, pas de 3D, et le déploiement dit pourquoi au lieu de retomber en silence. ```bash ls /dev/dri/renderD* # le GPU utilisable par QEMU — vide : pas de 3D sudo virsh dumpxml | grep -A2 -E "accel3d|egl-headless" ``` Une VM déjà installée se règle depuis le menu TODO **pendant qu'elle est éteinte** : libvirt ne lit ces réglages qu'au démarrage de QEMU. `QEMU/KVM › Liste des VM › [2] Changer l'état`, puis acceptez *Régler le matériel avant de démarrer*, ou prenez `[3] Régler le matériel seulement`. vCPU, RAM, 3D et démarrage automatique s'y règlent — en formulaire si Textual est présent, en invites sinon. Deux choses à savoir : - Un hôte qui est **lui-même une VM** n'a aucun nœud de rendu, sauf si un GPU lui a été transmis. Imbriqué sans passthrough, la 3D est hors d'atteinte : l'émulateur Android tourne alors sur SwiftShader, et aucune option n'y change rien. - Quand la VM a la 3D, l'émulateur peut être essayé en `-gpu host` plutôt qu'en `-gpu swangle`, son défaut : `EL_EMULATOR_GPU=host ./todo.sh`. Ça reste un essai manuel — un émulateur dont le contexte GL échoue reste pendu au lieu de retomber, d'où `swangle` par défaut. ## QEMU dans QEMU (imbriqué) & exposer la VM via un pont Si l'hôte KVM est **lui-même une VM** (QEMU dans QEMU), le déploiement ne fonctionne que si la **virtualisation imbriquée** est activée sur l'hôte physique et que la VM intermédiaire utilise le mode CPU `host-passthrough`. Vérifiez depuis l'hôte KVM (la première commande doit être non vide) : ```bash grep -E -o '(vmx|svm)' /proc/cpuinfo | sort -u # extensions visibles / visible # Sur l'hote PHYSIQUE / on the PHYSICAL host: cat /sys/module/kvm_intel/parameters/nested # Intel -> Y/1 cat /sys/module/kvm_amd/parameters/nested # AMD -> Y/1 ``` Pour activer l'imbrication sur l'hôte physique (Intel montré ; `kvm_amd` sur AMD), puis recréer la VM intermédiaire en `host-passthrough` : ```bash echo "options kvm_intel nested=1" | sudo tee /etc/modprobe.d/kvm-nested.conf sudo modprobe -r kvm_intel && sudo modprobe kvm_intel # ou / or reboot ``` Sur **s390x et arm64**, le paramètre vit sur le module `kvm` lui-même, et non sur `kvm_intel` / `kvm_amd` — et `/sys/module/kvm/parameters/nested` n'existe même pas sur x86. Lire le mauvais fichier renvoie un `0` rassurant qui ne commande rien : ```bash echo "options kvm nested=1" | sudo tee /etc/modprobe.d/kvm-nested.conf sudo modprobe -r kvm && sudo modprobe kvm # ou / or reboot ``` `nested` sur une machine signifie « j'autorise MES invités à faire tourner des VM ». Pour accélérer une VM créée sur l'hôte H, le réglage appartient à l'hyperviseur **au-dessus** de H, pas à H. La commande qui tranche, sur H : ```bash ls -l /dev/kvm # absent -> pas d'imbrication, tout sera émulé ``` Mesuré sur un hôte s390x lui-même invité KVM sans imbrication : `/dev/kvm` absent, `virsh dumpxml` affichant ``, et un démarrage de 7 min 30 au lieu de bien moins d'une minute. `systemd-detect-virt` dans la VM ne prouve **pas** l'accélération — sur s390x, QEMU fabrique la réponse STSI et annonce `kvm` même en TCG. Seul `` sur l'hôte fait foi. ### Bridge for external access A NAT VM is isolated; a **bridged** VM gets an IP directly on the LAN, reachable by any machine. On the KVM host, create a bridge `br0` over the physical NIC (**wired only** — Wi-Fi cannot be bridged). netplan (Ubuntu server) — replace `enp3s0` with your interface: Si l'imbrication est indisponible, QEMU tourne quand même en émulation logicielle (TCG) — ça marche mais c'est lent. ### Pont pour l'accès externe Une VM en NAT est isolée ; une VM **pontée** obtient une IP directement sur le LAN, joignable par n'importe quelle machine. Sur l'hôte KVM, créez un pont `br0` sur la carte physique (**filaire uniquement** — le Wi-Fi ne se ponte pas). netplan (Ubuntu serveur) — remplacez `enp3s0` par votre interface : ```yaml # /etc/netplan/01-br0.yaml network: version: 2 renderer: networkd ethernets: enp3s0: {dhcp4: no, dhcp6: no} bridges: br0: interfaces: [enp3s0] dhcp4: yes parameters: {stp: false, forward-delay: 0} ``` Appliquez avec filet de sécurité (annulation auto en cas de coupure) et vérifiez — ou via NetworkManager (Ubuntu bureau) : ```bash # netplan sudo netplan try && sudo netplan apply ip addr show br0 # br0 porte l'IP du LAN / br0 holds the LAN IP # NetworkManager (alternative) nmcli con add type bridge ifname br0 con-name br0 nmcli con add type ethernet ifname enp3s0 master br0 con-name br0-port nmcli con modify br0 ipv4.method auto nmcli con down "Wired connection 1" ; nmcli con up br0 ``` Rattachez ensuite la VM au pont — **soit à la création** : ```bash sudo ./script/qemu/deploy_qemu.py --name --version 24.04 \ --ssh-key ~/.ssh/id_ed25519.pub --network bridge=br0,model=virtio -y --force ``` **soit par édition d'une VM déjà créée** : arrêtez-la, remplacez son bloc `` (`type='network'` / `` → `type='bridge'` / ``), puis redémarrez-la : ```bash sudo virsh shutdown sudo virsh edit # mettre l'interface en bridge=br0 sudo virsh start sudo virsh domifaddr # nouvelle IP LAN / new LAN IP ``` La VM obtient maintenant une IP LAN de votre routeur, joignable par les autres machines. Depuis Internet, il faut en plus une redirection de port sur votre routeur (ou un VPN) ; en configuration imbriquée, l'hôte externe doit aussi rediriger/exposer la VM intermédiaire.