Questions & réponses

Des réponses franches

Voici les questions qu'on nous pose le plus souvent — des professionnels du milieu aux décideurs publics. Quand quelque chose est encore en chantier, on le dit : la franchise distingue l'artisan sérieux du vendeur de rêve.

Aux professionnels du milieu

MSP, intégrateurs, revendeurs

Confier des données de PME à des structures moins outillées, n'est-ce pas risqué ?
L'outil encode les bonnes pratiques — durcissement, PKI interne, validations à chaque étape, golden template commun. Il élève le plancher, il ne l'abaisse pas. Un sysadmin compétent n'est pas un amateur ; il lui manquait surtout un levier. Et la continuité ne repose plus sur un individu, mais sur le réseau.
Vous cassez le marché avec du gratuit.
On ne casse rien : on rouvre un marché que les géants étrangers ont capté. L'outil est libre, mais l'expertise et le service, eux, se paient — c'est le modèle Red Hat. Et très franchement, un professionnel aguerri serait un excellent candidat : l'outil le rend plus efficace, il ne le remplace pas.
Vous n'aurez jamais notre échelle ni nos SLA.
Exact, et c'est volontaire. On ne cherche pas à battre le géant sur son terrain — le capital — on change de terrain : la proximité et la souveraineté. Pour une PME, un hébergeur local qu'on peut appeler vaut souvent mieux qu'un SLA papier d'un géant injoignable.
Pourquoi ne devrais-je pas vous voir comme un concurrent ?
Parce que le vrai concurrent, celui qui aspire vos clients année après année, c'est l'hyperscaler — pas nous. Nous, on vous donne le levier pour les garder ici, au Québec. On joue dans la même équipe.

Aux prudents et exigeants

Techniciens et investisseurs prudents

Un hébergeur seul peut-il offrir la fiabilité d'un hyperscaler ?
Seul, non — et on ne le prétend pas. En constellation, oui, et c'est tout le design. La clé, c'est la portabilité : l'écosystème d'un client est un plan déclaratif reproductible. Si un hébergeur tombe, un autre le ré-instancie ailleurs. Le client ne fait pas confiance à un individu, mais au standard et au réseau.
Qui est responsable quand ça plante ? Sauvegardes, reprise ?
L'hébergeur, contractuellement, comme tout hébergeur. La différence : plus de point unique de défaillance humain. Honnêtement, la sauvegarde et la reprise sont des volets encore à muscler — c'est sur la feuille de route.
Le Québec ne peut pas rivaliser avec des milliards de R&D.
On ne rivalise pas en R&D — on récupère ce qui fuit déjà. Des dizaines de milliers de PME paient des géants étrangers ; en rapatrier une fraction localement, c'est énorme. Ça ne demande pas de battre AWS, juste d'offrir une alternative souveraine et joignable.
Open source, n'est-ce pas synonyme de mal maintenu ?
Maintenu par un artisan et par l'Alliance, avec des validations automatiques à chaque changement. Et un point fort sous-estimé : l'outil s'exploite entièrement à la main, sans aucune IA, sans magie ni opacité — un humain lit et comprend tout. La transparence, c'est l'inverse du trou de sécurité.
Vous réinventez NetBox ou YunoHost.
On en recoupe des morceaux, on l'assume — c'est écrit noir sur blanc dans le dépôt. Mais l'assemblage — Proxmox + Ansible + un modèle souverain léger, possédé en entier — n'existe nulle part. Et la règle est claire : si on se surprend à réimplémenter un NetBox, on l'adopte — on ne le réécrit pas.
N'est-ce pas déjà ce que font les CHATONS ?
Un cousin qu'on admire — et il en existe déjà au Québec, donc on s'inscrit dans leur lignée. Mais deux pièces leur manquent par choix : un moteur technique commun (chaque chaton bricole sa propre stack) et un modèle viable pour servir des entreprises. On ajoute exactement ça : la portabilité et l'outillage. Pas un rival — le cousin d'ici, outillé.
C'est déployé en production, ou c'est de la vapeur ?
Le moteur et la modélisation sont prouvés et validés ; le déploiement à grande échelle sur de vraies machines est l'étape en cours. On ne vend pas du « déployé partout » — on montre une fondation solide et un chemin clair.
C'est construit avec une IA — est-ce sérieux et maintenable ?
L'IA a aidé à construire, mais l'outil ne dépend d'aucune IA pour s'exécuter ni se maintenir — c'est un impératif gravé dans le dépôt. Tout est commité, documenté, validé, lisible par un humain. La souveraineté va jusque-là : pas de laisse, ni géant, ni IA.
Êtes-vous certifiés SOC 2 ou ISO ?
Pas aujourd'hui, et on ne le prétend pas. SOC 2 est un audit lourd, coûteux et surtout américain — un peu dissonant dans un récit de souveraineté. Ce que l'outil montre déjà : il encode les principes que ces normes auditent (sécurité, disponibilité, traçabilité), avec une trajectoire vers ISO 27001 à mesure que la constellation mûrit.

Aux curieux et futurs partenaires

Clients, hébergeurs candidats, alliés

En quoi est-ce mieux que Google ou AWS ?
Tes données restent au Québec, chez un humain que tu peux appeler, sans verrouillage propriétaire. C'est souvent moins cher à ton échelle — et surtout réversible : tu repars avec ton écosystème quand tu veux. Tu n'es jamais prisonnier.
Et si mon hébergeur disparaît ?
Tu n'es pas coincé : ton écosystème est portable, et un autre artisan de la constellation le reprend. Tu ne dépends pas d'un homme, mais d'un réseau et d'un standard. C'est ça, la vraie sécurité.
Est-ce aussi simple que le cloud ?
Pour toi, oui — l'artisan s'occupe de toute la technique. La différence, c'est qu'il est à toi, local, joignable, et que tu n'es jamais enfermé. Le confort du cloud, sans la laisse.
Qu'est-ce qu'il me faut pour me lancer comme hébergeur ?
Des bases solides en Linux, Ansible et Proxmox, une grappe Proxmox, et l'envie. L'outil est libre et ouvert ; tu pars d'un modèle prêt à déployer, tu le mets à tes couleurs, et un guide pas-à-pas te tient la main.
Est-ce que je peux en vivre ?
Le modèle est celui de la boutique : peu de clients, à haute valeur, bien servis. Le levier de l'outil et le Label de l'Alliance te rendent crédible face à des PME qui veulent du local. Tu ne vises pas le volume — tu vises la relation.
Comment fonctionne la gouvernance ?
Une alliance sans subordination : chaque membre reste pleinement souverain, et on mutualise ce qui a du sens — DNS, forge, supervision, label. La gouvernance est distribuée, et prendra une forme coopérative ou OBNL quand la constellation aura sa masse critique.

Aux décideurs publics

Décideurs, médias, bailleurs

En quoi est-ce un enjeu de souveraineté pour le Québec ?
Aujourd'hui, les données et les dollars des PME québécoises partent chez des géants étrangers, soumis à des lois étrangères. Set-OPS et l'Alliance gardent les deux ici : sous le droit d'ici, contrôlés par des gens d'ici. La souveraineté numérique, concrètement.
Et le Cloud Act, les lois étrangères ?
Des données chez un géant américain restent soumises au Cloud Act, même hébergées ici. Un hébergement souverain local, lui, relève uniquement du droit canadien et québécois. La localisation ne suffit pas — il faut la propriété.
Qu'en est-il de la Loi 25 ?
La Loi 25 exige une évaluation avant toute communication de renseignements personnels hors Québec — une vraie friction. L'hébergement local l'efface : pas de transfert à justifier, pas d'exposition à un droit étranger. La conformité reste toutefois organisationnelle — l'outil la facilite, il ne la garantit pas.
Quelles retombées économiques concrètes ?
On rapatrie une part des dépenses cloud de milliers de PME, et on crée des emplois d'artisans numériques répartis sur le territoire — régions comprises — plutôt que concentrés dans une tour. La valeur circule localement.
Est-ce pertinent pour les données publiques et le parapublic ?
Oui, dès aujourd'hui : hébergement souverain pour OBNL, collectivités et organismes, avec une localisation et un contrôle réels, hors juridiction étrangère. C'est exactement le terrain où la souveraineté compte le plus.
Est-ce sérieux, ou un rêve militant ?
La fondation technique est réelle et validée, et le modèle économique est éprouvé : du libre + des services, façon Red Hat. On ne parie pas des milliards — on réplique une petite cellule qui fonctionne. Une croissance fractale, pas un pari d'hyperscaler.
Et la sobriété numérique, l'environnement ?
Le modèle est décentralisé et dimensionné juste — pas la surcapacité permanente d'un hyperscaler. C'est une valeur fondatrice de l'Alliance, pas un argument de façade.
Comment l'État ou un bailleur peut-il aider ?
Trois leviers : orienter ses propres besoins vers du souverain ; financer la structuration (coopérative ou OBNL) et la formation des hébergeurs ; et reconnaître le Label comme gage de confiance. Pas subventionner un géant — outiller une constellation.

Le Label de l'Alliance

Une garantie vérifiable, jamais une hiérarchie de prestige

Qu'est-ce que le Label, concrètement ?
Trois niveaux accumulatifs, qui certifient la garantie offerte au client — pas le « prestige » de l'artisan. Souverain : libre, local, transparent (le socle). Résilient : portable et couvert — si une étoile s'éteint, une autre te reprend. Exemplaire : porte le commun (contribution, transparence). Chaque niveau ajoute autant d'obligations que de privilèges. Voir le détail du Label.
Un audit par les pairs va-t-il exposer mes méthodes ?
Non. Comme le standard est ouvert et déclaratif, le pair vérifie la conformité au barème via des preuves publiques (le plan, les CGU, la pile libre) + une démo de reprise — pas ta recette. Tu montres que ta stack atteint une barre publique ; tu n'ouvres pas tes livres. L'Alliance ne se mêle jamais de ta régie interne — ni salaires, ni prix.

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