# Les pouvoirs de Set-OPS > Bilan des capacités du moteur, au 2026-07-02. > Fondé sur l'état réel du dépôt (≈50 rôles, ≈30 playbooks de groupe, le moteur de plan, la GUI). > > Deux niveaux de maturité sont distingués honnêtement : > - **⭐ Prouvé** — déployé et vérifié de bout en bout sur cluster Proxmox réel. > - **🔧 Outillé** — le rôle existe et est câblable par le plan, mais n'a pas (encore) été éprouvé > en déploiement réel. À valider avant de le déclarer « prouvé » (cf. la méthode > « éprouver l'outil avant le rôle »). --- ## En une phrase **Set-OPS est un moteur souverain qui transforme un plan déclaratif en écosystème numérique complet — PKI, identité, DNS, web, courriel — cloné depuis un golden template durci, piloté par une GUI utilisable sans IA, en multi-tenant, tout en logiciel libre.** Le cœur d'infrastructure est **prouvé de bout en bout** ; la couche des services applicatifs (SSO, données, forge, observabilité) est **outillée et prête à éprouver**. --- ## 1. Le moteur — transformer une intention en écosystème Pouvoir central : **plan déclaratif → écosystème vivant**. On décrit *quoi* (des fichiers `plan/*.yml`), Set-OPS fait *comment*. - **`scripts/instancier.py`** — lit `nomenclature / serveurs / applications / bases-donnees.yml` et **dérive** tout : VMID, IP, groupes d'inventaire, dimensionnement. ⭐ - **Nomenclature fédérée** — un `index` + catégorie + service produit un **VMID `{index}{cat}{svc}{seq}`** et une IP déterministes, sans collision entre instances. ⭐ - **Dimensionnement automatique** — chaque rôle porte une `meta/empreinte.yml` (cœurs / RAM / disque) ; l'outil **somme les empreintes et taille la VM** hôte. ⭐ - **Multi-instance = multi-tenant** — le symlink `instance/` pointe vers un dépôt par écosystème, avec voûte et identité propres. Lab et prod ne sont qu'un cas particulier. ⭐ - **Cycle de vie complet** (cibles `make`) : `preparer-modele → instancier → creer-vm → deployer → verifier`. ⭐ ## 2. Le plan de contrôle — exploitable sans IA Impératif fondateur : un sysadmin exploite l'outil **sans IA** ; l'IA n'assiste que le mainteneur. - **GUI souveraine** (`scripts/inventory_gui.py`, stdlib pure, aucune dépendance) : visualise le plan, **bouton « Pousser »** (crée la VM pour un serveur / déploie pour une app ou une base), **sonde de vivacité**, passage auto en « actif », jeton d'authentification. ⭐ - **Voûte au déploiement** — secrets chiffrés par Ansible Vault, saisis au déploiement, **jamais en clair** dans la GUI ; usage via le fichier de mot de passe, non interactif. ⭐ - **Validation intégrée** — `syntax-check`, `ansible-lint` (profil *production*), `verifier`. ⭐ ## 3. Le socle — un golden template durci **⭐ Prouvé** : clone + application du socle de bout en bout sur le cluster Proxmox. - **Base** : `common_packages`, `chrony`, `qemu_guest_agent`, `cloud_init`, `motd`, `hosts_statiques` (plancher de résolution, indépendant du DNS), `sudo_ansible`, `template_cleanup`. - **SSH** : `ssh_baseline` puis `ssh_hardening` (bascule mot de passe → clé, seulement après validation de l'accès par clé). - **Durcissement** : `apparmor`, `auditd`, `fail2ban_ssh`, `sysctl_hardening`, `hardening_packages`, `unattended_upgrades`, `journald`, `core_dumps`, `nftables_baseline` (installé et préparé, **non activé par défaut**). - **Proxmox** : clonage depuis le golden template + redimensionnement disque (grow-only). > Séparation nette : **Proxmox + cloud-init** donnent l'identité initiale de la VM ; > **Set-OPS + Ansible** font la configuration réelle du serveur. ## 4. Les piliers d'infrastructure — tous prouvés ⭐ | Domaine | Rôle(s) | Preuve | |---|---|---| | **PKI** | `serveur_step_ca` + `client_pki` | AC interne + **mTLS avec SAN**, empreinte racine câblée | | **Identité** | `serveur_openldap` | **LDAPS** réel sur certificat step_ca | | **DNS interne** | `serveur_powerdns` | résolution interne | | **Reverse-proxy** | `serveur_nginx` | frontal web | | **Courriel (Étape A)** | `serveur_dovecot` + `serveur_postfix` + `serveur_rspamd` | **flux complet** : SMTP → validation LDAP → LMTP → boîte → **lecture IMAP** + antispam + **signature DKIM** | La messagerie interne est un service souverain complet : réception SMTP, validation des boîtes par annuaire LDAP, remise LMTP réseau chiffrée step_ca vers le stockage, accès IMAP authentifié LDAP, filtrage antispam et signature DKIM en milter. Topologie **MTA dédié en périphérie / boîtes à l'intérieur** (défense en profondeur). ## 5. Les services outillés — rôles présents 🔧 Construits et câblables par le plan ; **à éprouver** en déploiement réel avant de les déclarer prouvés. - **SSO web** : `serveur_keycloak` (architecture décidée : OpenLDAP source de vérité, Keycloak fédéré en OIDC, courriel en bind LDAP direct). - **Données** : `serveur_postgresql`, `serveur_redis`. - **Forge logicielle** : `serveur_forgejo`. - **Observabilité** : `serveur_prometheus`, `serveur_grafana`, `serveur_loki`, `serveur_icinga`, avec les clients `client_metrique`, `client_journal`, `client_supervision`. - **Intégrations transverses** : `client_ldap`, `client_dns`, `client_smtp`. - **Méta-rôles d'agrégation** : `identity`, `applications`, `database`, `web`, `monitoring`, `backup`, `storage`. ## 6. Les patrons d'ingénierie — la valeur invisible ⭐ - **Pont de certificat** step_ca → service, avec **resynchronisation au renouvellement** (unité systemd `.path`). Réutilisé par openldap, dovecot, postfix. - **Ordonnancement socle-first** — le plancher `/etc/hosts` est posé avant les clients qui en dépendent (ex. `client_pki` sur un nœud neuf). - **Sûreté en check-mode** — `when: not ansible_check_mode` sur les tâches de service, pour un dry-run fiable même quand le service n'est pas encore installé. - **Idempotence** — `changed=0` au redéploiement (prouvé). - **Méthode « éprouver l'outil avant le rôle »** — inspecter empiriquement le vrai binaire avant d'écrire le rôle qui l'enveloppe. A évité les bugs de premier déploiement (rspamd : zéro bug ; pivot Stalwart → Postfix/Dovecot/rspamd décidé sur preuve). --- ## Prochaines frontières - **Éprouver** les services outillés (Keycloak fédéré, observabilité, PostgreSQL, Forgejo). - **Courriel Étape B** (public) : DNS public (MX, SPF, **DKIM** — clé `setops._domainkey` déjà générée, DMARC), MX externe et réputation, PTR / FCrDNS. - **Seuils d'adoption** d'outils tiers (NetBox, AWX) plutôt que de réimplémenter le plan de contrôle maison, qui reste volontairement gelé. > Principe fondateur : **tout est libre**. L'univers numérique (Alliance Boréale / Chezlepro / > Set-OPS) se construit exclusivement avec du logiciel libre.