# Intégrations des VM ## Politique : le défaut est « oui », l'exception se justifie Une intégration est de l'un des deux genres, et ils ne se déclarent pas au même endroit. **Universelle** — supervision, journaux, PKI. Il n'y a aucun choix de cible : un seul Prometheus, un seul Loki, une seule AC. Elle est déclarée **une fois, par le rôle**, dans `roles//meta/integration.yml`, et tout hôte la reçoit : ```yaml integration: universelle: true raison: "Tout hôte est mesuré. Une machine hors supervision tombe sans que personne ne l'apprenne." sauf_role: serveur_step_ca # facultatif — voir « exemptions » ``` **Facultative** — `client_backup`, `client_smtp`, `client_unbound`. Là il y a un vrai choix, et il se déclare par serveur, dans `plan/serveurs.yml : integrations`. **Pourquoi cette inversion.** Le plan portait 57 lignes d'intégration écrites à la main. 28 d'entre elles disaient oui à quelque chose de vrai pour tous les hôtes — elles n'existaient donc que pour être oubliées, et quatre l'avaient été : deux serveurs n'étaient ni supervisés, ni journalisés, ni certifiés. Personne ne l'aurait su, puisqu'une machine non supervisée ne proteste pas. Depuis, oublier est impossible : il faut **exempter**, et dire pourquoi. Le plan **refuse** désormais une recopie (`valider_serveurs`). Deux sources finiraient par diverger, et surtout : l'absence de `client_metrique` en face d'un serveur se lirait « non supervisé » alors qu'il l'est. ### Les exemptions se dérivent du service rendu Une exemption ne nomme jamais un hôte. Elle nomme le **rôle serveur** dont la présence la justifie : `sauf_role: serveur_step_ca` retire `client_pki` à l'hôte qui *est* l'AC — elle ne s'enrôle pas auprès d'elle-même. Déplacez step-ca sur une autre machine et l'exemption suit, sans qu'on y touche. **P26** garde les deux côtés : aucun hôte sans intégration universelle, aucune recopie dans le plan. ### Ce que le panneau montre Dans la **fiche d'un serveur**, les universelles apparaissent en ✓ **non décochables**, les exemptions barrées, avec leur raison en infobulle. Sans cet affichage, un plan devenu silencieux se lirait comme une flotte non supervisée — l'inverse exact de la vérité. La vue **Intégrations** donne l'autre axe : une **matrice serveurs × intégrations**. Colonnes ✓ pour la politique, `—` barré pour les exemptions, cases à cocher pour les facultatives — éditables sur place, puis *Sauvegarder*. La ligne **couverture** affiche `n/N` par colonne. Elle **ne juge pas** : `7/14` sur `client_backup` peut être exactement juste. Elle rend le motif visible, ce que quatorze fiches consultées une par une ne faisaient pas — c'est précisément pour ça que le trou de Chezlepro est resté invisible jusqu'à ce qu'un devis de pare-feu l'énumère. --- ## Séparation ```text Template Debian 13 Proxmox : socle commun minimal Cloud-init : identité initiale du clone Set-OPS + Ansible : configuration réelle du serveur ``` Le template ne doit pas être modifié pour chaque nouveau serveur. Les intégrations sont appliquées après clonage selon les groupes d'inventaire et les playbooks dédiés. ## Domaines prévus ```text DNS interne : PowerDNS, résolveurs, enregistrements applicatifs PKI interne : step-ca, ACME, confiance CA locale Identité : LDAP, SSSD, Keycloak/OIDC selon le besoin Supervision : Icinga2 agent ou checks distants Métriques : Prometheus node_exporter Visualisation : Grafana côté plateforme centrale ``` ## Principes Ansible - Un rôle d'intégration doit être **inoffensif hors de son groupe** : c'est l'appartenance au groupe qui l'active, jamais un drapeau recopié. (Ce principe disait autrefois « désactivé par défaut », à l'époque où les serveurs centraux n'existaient pas ; depuis, trois intégrations sont universelles — voir §Politique.) - Chaque variable de rôle doit utiliser le préfixe du rôle. - Les secrets ne doivent jamais être stockés en clair dans le dépôt. - Un rôle ne doit pas échouer si son intégration est désactivée. - Les playbooks applicatifs doivent être appliqués sur les clones, pas sur le template. - Les opérations pouvant couper l'accès réseau ou SSH doivent exiger une confirmation explicite. ## Ordre logique de construction 1. DNS interne. 2. PKI interne et confiance CA. 3. Identité système et applicative. 4. Supervision et métriques. 5. Visualisation et alerting. Cet ordre reste indicatif. Les rôles doivent rester découplés pour permettre une adoption progressive.