docs : un README par rôle (12 manquants) + carte remise à l'état du code

Solde la dette documentaire repérée à l'audit du 2026-07-03. Tous les rôles ont
désormais un README, au format maison (intention → rôle → variables →
notes/limites → prérequis). Ils documentent ce qui ne se lit PAS dans les tâches :

- serveur_debian : rôle-catégorie sans tâches — il ne porte que le flux SSH du
  plan de gestion, sans quoi les nftables générés couperaient l'accès Ansible à
  toute la flotte ; le vrai travail est dans le playbook de groupe.
- hosts_statiques : le plancher /etc/hosts comme CONDITION de l'ordre de
  reconstruction (résolution par nom avant que PowerDNS existe) ; fichier
  entièrement géré, alias d'exposition best-effort.
- resoudre_base / resoudre_annuaire : entrées, sorties (facts), et pourquoi le
  FQDN plutôt que le nom court (fédération + nom canonique pour verify-full).
- serveur_dovecot : les 3 réglages Dovecot 2.4 qui conditionnent la remise
  (static_allow_all_users, mail_inbox_path vide, mail_path par utilisateur) et
  le local-part seul comme chemin commun LMTP/IMAP ; limite mono-domaine.
- serveur_postfix : liens mailstore/milter, recopie de /etc/hosts dans le chroot.
- serveur_rspamd : clé DKIM idempotente ; le domaine signé doit être PUBLIC en
  prod, sinon la signature ne vaut rien pour les MX distants.
- client_backup / serveur_backup : jobs déclaratifs, chiffrement côté client,
  deux pièges (jobs vides = silencieux ; dépôt neuf vide après un from-zero) ;
  hors-nœud n'est pas hors-site.
- serveur_oauth2_proxy : le patron réutilisable Keycloak-devant-n'importe-quoi,
  et pourquoi allow_unverified_email est nécessaire avec un annuaire LDAP.
- serveur_icingaweb2 : modes ldap vs external, écoute à restreindre en SSO.
- client_unbound : le garde-fou de bascule (apply ET confirm, validation réelle
  avant de toucher /etc/resolv.conf).

docs/carte-set-ops.md ne décrivait plus l'état du code :
- expose EST consommé au déploiement (annoncé comme « Phase 3 à venir ») :
  expositions_des_applications + expositions.conf.j2, alias /etc/hosts, SANs
  d'edge dérivés par instancier.py ;
- 3 mécanismes transverses ajoutés (résolution d'annuaire, plancher de
  résolution, resoudre_base nommé dans les bindings app→base) ;
- 5 entrées d'index ajoutées : réseau/pare-feu, ordre de déploiement,
  preuve/recette, exploitation courante, wiki — pans du corpus non indexés ;
- ce qui reste ouvert est marqué : meta/liens.yml sur le seul serveur_postfix,
  requiert non consommé au déploiement (l'ordre vient des couches + du graphe).

make verifier vert : ansible-lint 514 fichiers, tests, syntax-check,
23 preuves CONFORME / 0 échec / 0 sauté.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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Daniel Allaire 2026-07-29 11:32:06 -04:00
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@ -1,5 +1,45 @@
# CHANGELOG — Set-OPS
## 2026-07-29 — dette documentaire soldée (un README par rôle) + carte revue
### Ajouté — les 12 README de rôles manquants
**Tous les rôles ont désormais un README.** Les 12 restants sont écrits, au format maison
(intention → rôle → variables → notes/limites → prérequis), et documentent surtout ce qui
ne se lit pas dans les tâches :
- **Socle et résolution**`serveur_debian` (rôle-catégorie sans tâches : il ne porte que le
flux SSH du plan de gestion, *sans quoi les nftables couperaient l'accès Ansible*),
`hosts_statiques` (le plancher `/etc/hosts` qui rend l'ordre de reconstruction possible).
- **Rôles utilitaires**`resoudre_base` et `resoudre_annuaire` : entrées/sorties (facts),
et *pourquoi* le FQDN plutôt que le nom court (fédération + `verify-full`).
- **Courriel**`serveur_dovecot` (les trois réglages Dovecot 2.4 qui conditionnent la
remise ; le local-part seul comme chemin commun LMTP/IMAP), `serveur_postfix` (liens
`mailstore`/`milter`, recopie de `/etc/hosts` dans le chroot), `serveur_rspamd` (clé DKIM
idempotente ; le domaine signé doit être **public** en prod).
- **Sauvegardes**`client_backup` (jobs déclaratifs, chiffrement côté client, *le dépôt
neuf est vide tant qu'une première sauvegarde n'a pas tourné*) et `serveur_backup`
(hors-nœud ≠ hors-site).
- **SSO et supervision**`serveur_oauth2_proxy` (le patron réutilisable Keycloak-devant-
n'importe-quoi ; pourquoi `allow_unverified_email` est nécessaire avec un annuaire LDAP)
et `serveur_icingaweb2` (modes `ldap` vs `external`, et l'écoute à restreindre en SSO).
- **`client_unbound`** — le garde-fou de bascule du résolveur (`apply` **et** `confirm`,
validation avant de toucher `/etc/resolv.conf`).
### Corrigé — `docs/carte-set-ops.md` ne décrivait plus l'état du code
- **`expose` est consommé au déploiement** (la carte l'annonçait encore comme « Phase 3 à
venir ») : vhosts nginx dérivés via `expositions_des_applications` +
`expositions.conf.j2`, alias `/etc/hosts`, SANs d'edge dérivés par `instancier.py`.
- **Trois mécanismes transverses ajoutés au catalogue** : résolution d'annuaire
(`resoudre_annuaire`), plancher de résolution (`hosts_statiques`), et `resoudre_base`
nommé dans la ligne des bindings app→base.
- **Cinq entrées d'index ajoutées** : réseau/pare-feu, ordre de déploiement, preuve/recette,
exploitation courante, wiki — des pans entiers du corpus n'étaient pas indexés.
- Reste ouvert, explicitement : `meta/liens.yml` sur le seul `serveur_postfix`, et `requiert`
non consommé au déploiement (indice applicatif ; l'ordre, lui, vient des couches+graphe).
Validation : `make verifier` vert (ansible-lint 514 fichiers, tests, syntax-check,
**23 preuves CONFORME**).
## 2026-07-28 — figures annotées dans le wiki (console d'exploitation)
### Ajouté — les 8 vues de la console illustrées, dans le wiki

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@ -2,9 +2,11 @@
> **À lire en premier.** Point d'entrée vers le corpus documentaire, et **catalogue des
> mécanismes transverses** — ceux qui vivent dans le code et qu'on *re-découvre* sinon.
> Créée le 2026-07-03 après un audit du dépôt. But : ne plus re-déterrer ce qui existe.
> Créée le 2026-07-03 après un audit du dépôt, **revue le 2026-07-29**. But : ne plus
> re-déterrer ce qui existe.
Le dépôt est **déjà bien documenté** (~22 docs). Le manque n'était pas la doc du *modèle*,
Le dépôt est **déjà bien documenté** (26 docs + 7 pièces d'audit + 21 unités de wiki, et un
README par rôle). Le manque n'était pas la doc du *modèle*,
mais (a) un index « par où commencer » et (b) une carte des *mécanismes* (dispersés dans le
code + les README de rôles). Cette page comble ces deux trous.
@ -17,6 +19,11 @@ code + les README de rôles). Cette page comble ces deux trous.
| **Services, maturité, dette** | `docs/catalogue-services.md` (**la carte de maturité + la cruft y sont déjà**) |
| **Exploitation / VM** | `docs/vm-lifecycle.md`, `docs/procedure-template-debian13-proxmox.md`, `docs/config-proxmox.md`, `docs/nomenclature-vm.md`, `docs/multi-instances.md` |
| **Conceptions de domaine** | `docs/identite-sso.md`, `docs/courriel-conception.md`, `docs/bindings-conception.md`, `docs/dns-interne.md`, `docs/dimensionnement-ressources.md`, `docs/integrations-vm.md` |
| **Réseau / pare-feu** | `docs/flux-conception.md` (le modèle) → `docs/registre-flux.md` (**généré**, matrice d'audit) ; underlay : `underlay.yml.example` + `make underlay` |
| **Ordre de déploiement** | `docs/couches-deploiement.yml` (couches) + `docs/dependances-groupes.yml` (graphe) → `playbooks/site.yml` (**généré**, `make site`) |
| **Preuve / recette** | `docs/audit/affirmations.md` (registre), `make prouver``docs/audit/preuve-<date>.md`, `docs/audit/plan-de-recette.md` (**généré** du wiki), `docs/audit/protocole-operateur-independant.md` |
| **Exploitation courante** | `docs/runbooks-exploitation.md`, `docs/intrants-communs.md`, `docs/intrants-base-gui-conception.md`, `docs/theme-forgejo-hors-flotte.md` |
| **Pédagogie (le wiki)** | `wiki/` — 21 unités (+ `_Sidebar`) publiées par `make wiki-publier` ; entrer par `wiki/Home.md` |
| **Vision / positionnement** | `docs/ecosysteme-chezlepro.md`, `docs/positionnement.md`, `docs/pouvoirs-set-ops.md` |
## 2. Les mécanismes transverses (et OÙ ils vivent)
@ -29,7 +36,9 @@ Ce que je re-découvre sinon. **Consulter avant de concevoir un nouveau mécanis
| Nomenclature dérivée | VMID / IP / VLAN / FQDN dérivés | `inventory_rules.deriver_nomenclature` + `plan/nomenclature.yml` | `nomenclature-vm.md` |
| Dimensionnement | RAM/CPU/disque sommés par logiciel | `roles/*/meta/empreinte.yml``deriver_ressources` | `dimensionnement-ressources.md` |
| **Bindings app→app** | lien **côté app** (`liens`) résolu en host_vars | `plan/applications.yml` `liens:` + `roles/*/meta/liens.yml` + `instancier.resoudre_liens` | `bindings-conception.md` |
| **Bindings app→base** | lien **côté base** (`consommateur`/`portee`) résolu **dans le rôle** | `plan/bases-donnees.yml` + `include_vars`/`lookup('vars', secret)` dans les rôles consommateurs | `bindings-conception.md` §5 |
| **Bindings app→base** | lien **côté base** (`consommateur`/`portee`) résolu **dans le rôle** | `plan/bases-donnees.yml` + rôle utilitaire `resoudre_base` (`lookup('vars', secret)`, `no_log`) inclus par le consommateur | `bindings-conception.md` §5 |
| Résolution d'annuaire | connexion LDAP (uri/base DN/bind) **dérivée**, jamais recopiée | rôle utilitaire `resoudre_annuaire` (inclus par dovecot/postfix/keycloak/icingaweb2) | `identite-sso.md` |
| Plancher de résolution | `/etc/hosts` généré depuis l'inventaire + alias d'`expose` → l'écosystème se résout **DNS éteint** | rôle `hosts_statiques` (appliqué dans la couche socle) | `dns-interne.md` |
| Pont de certificat | cert step_ca → service, resync au renouvellement | script `*-cert-sync` + unité `.path`, dans chaque rôle serveur ; cert déposé par `client_pki` | — |
| Ordonnancement socle-first | socle/durci avant les `client_*` | `serveur_debian`/`serveur_durci` d'abord (posent `/etc/hosts` via `hosts_statiques`) | — |
| Sûreté check-mode | dry-run fiable | `when: not ansible_check_mode` sur les tâches de service + handlers | — |
@ -45,14 +54,23 @@ Ce que je re-découvre sinon. **Consulter avant de concevoir un nouveau mécanis
- **Maturité des rôles, échafaudages, rôles-catégories inertes** : voir
`docs/catalogue-services.md` « État d'implémentation » (source de vérité, tenue à jour).
- **Dette repérée en plus (audit 2026-07-03)** :
- README manquants sur les rôles récents : `serveur_dovecot`, `serveur_postfix`,
`serveur_rspamd`, et `hosts_statiques` ;
- `meta/liens.yml` seulement sur `serveur_postfix` (les autres liens app→app viendront) ;
- `requiert` / `expose` : câblés **côté GUI** (édition + validation `valider_applications`)
mais **pas encore consommés au déploiement**`expose`→vhost nginx = Phase 3 des bindings ;
`requiert` = indice de dépendance (les dépendances de *groupes* sont dans
`docs/dependances-groupes.yml`, lues par la GUI).
- **Dette (audit 2026-07-03, revu le 2026-07-29)** :
- ✅ **soldé** — README de rôles : **tous les rôles en ont un** (les 12 manquants écrits le
2026-07-29 : `serveur_debian`, `hosts_statiques`, `resoudre_base`, `resoudre_annuaire`,
`serveur_dovecot`, `serveur_postfix`, `serveur_rspamd`, `client_backup`, `serveur_backup`,
`client_unbound`, `serveur_oauth2_proxy`, `serveur_icingaweb2`).
- ✅ **soldé**`expose` **est** consommé au déploiement : `plan/applications.yml`
filtre `expositions_des_applications` → vhosts nginx dérivés
(`roles/serveur_nginx/tasks/main.yml`, template `expositions.conf.j2`, drapeau
`serveur_nginx_publier_expositions`), + alias `/etc/hosts` posés par `hosts_statiques`,
+ SANs des certificats d'edge dérivés par `scripts/instancier.py`.
- ⏳ **ouvert**`meta/liens.yml` seulement sur `serveur_postfix` (`mailstore`, `milter`) :
les autres liens app→app viendront.
- ⏳ **ouvert**`requiert` : câblé **côté GUI** (édition + validation
`valider_applications`) mais pas consommé au déploiement ; c'est un indice de dépendance
*applicative*. Les dépendances de **groupes** (celles qui pilotent l'ordre) vivent dans
`docs/dependances-groupes.yml` + `docs/couches-deploiement.yml`, et sont bel et bien
consommées par l'orchestrateur (`scripts/orchestrer.py` → `playbooks/site.yml`).
## 4. Discipline (pour ne plus re-déterrer)

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@ -0,0 +1,62 @@
# client_backup
Intégration cliente **sauvegarde** : le nœud pousse ses **données** (pas sa VM) vers le dépôt
restic hors-nœud (`serveur_backup`), chiffrées côté client, sur un timer systemd.
## Principe
L'infrastructure est **reconstructible par le code** (`make reconstruire`). Ce qui ne se
reconstruit pas, c'est l'**état** : clés de l'AC, annuaire, bases, courrier, dépôts Git.
C'est cet état — et lui seul — que ce rôle sauvegarde.
## Rôle
- Installe `restic`.
- Dépose la clé SSH privée de sauvegarde et le mot de passe restic dans `/etc/setops`
(`0600`), depuis la voûte.
- Configure l'accès SSH vers la cible (utilisateur restreint `restic`).
- Déploie `sauvegarder.sh` + l'unité et le **timer** systemd, et l'active.
## Jobs déclaratifs
Chaque nœud déclare ses `client_backup_jobs` (en `group_vars`/`host_vars`) :
```yaml
client_backup_jobs:
- nom: step_ca
chemins: [/etc/step-ca]
- nom: postgresql
commande: "sudo -u postgres pg_dumpall > /var/backups/setops/postgresql/all.sql"
chemins: [/var/backups/setops/postgresql]
```
Le script exécute, dans l'ordre : les `commande` (dumps vers le *staging*) → `restic init`
si le dépôt est neuf → `restic backup` de tous les `chemins``restic forget --prune`
(rétention).
## Secrets requis (Vault)
```yaml
vault_restic_password # mot de passe du dépôt restic (le chiffrement)
vault_backup_ssh_privkey # clé privée SSH vers la cible (publique côté serveur_backup)
```
Sans eux, le rôle refuse de s'exécuter (assertion).
## Variables principales
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `client_backup_cible` | `backup-01.{{ domaine_interne }}` | Nœud dépôt |
| `client_backup_repo` | `sftp:restic@<cible>:<hôte>` | Un sous-dossier par nœud |
| `client_backup_staging` | `/var/backups/setops` | Préparation des dumps |
| `client_backup_retention` | `--keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6` | `restic forget` |
| `client_backup_horaire` | `*-*-* 02:30:00` | Timer systemd |
| `client_backup_jobs` | `[]` | **À déclarer par nœud** |
## Notes / limites
- **Chiffrement côté client** : la cible ne voit que des blocs chiffrés — elle n'a donc pas
besoin d'être aussi protégée que les sources.
- `client_backup_jobs: []` = le timer tourne mais ne sauvegarde rien. C'est silencieux :
vérifier que chaque nœud porteur d'état déclare ses jobs.
- Un dépôt neuf est **vide jusqu'à la première exécution** : après une reconstruction
from-zero, déclencher une première sauvegarde plutôt que d'attendre 02:30.
- Restauration : `restic restore` avec le même mot de passe (cf. `docs/runbooks-exploitation.md`).
## Prérequis
- `serveur_backup` déployé, et sa `serveur_backup_pubkey` correspondant à la clé privée de
la voûte. Couche **agents** (après les services).

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@ -0,0 +1,53 @@
# client_unbound
**Résolveur local** par nœud (Unbound) : cache + récursion, avec une **stub-zone** vers
l'autoritatif interne (PowerDNS). Rend la résolution *dynamique* sans casser Internet.
Troisième et dernière couche du DNS interne (`docs/dns-interne.md`).
## Les trois couches
1. `hosts_statiques` — plancher `/etc/hosts`, toujours là, indépendant de tout service ;
2. `serveur_powerdns` — autoritatif de la zone interne ;
3. **ce rôle** — résolveur local, **opt-in**, qui rend la résolution dynamique par nœud.
## Rôle
- Installe `unbound` et `bind9-dnsutils` (`dig`, pour valider **avant** de basculer).
- Déploie `setops.conf` : écoute sur `127.0.0.1`, stub-zone vers l'autoritatif interne,
récursion (ou transitaires) pour le reste d'Internet.
- Valide la configuration (`unbound-checkconf`), active le service.
- **Bascule** `/etc/resolv.conf` vers `127.0.0.1` — protégée (voir ci-dessous).
## Garde-fou de bascule (anti-coupure)
Changer le résolveur d'un nœud à distance, c'est risquer de le rendre muet. Le rôle exige
donc **deux** interrupteurs, et vérifie avant d'agir :
```yaml
client_unbound_apply: true
client_unbound_confirm: true
```
Sans les deux, le rôle installe et démarre Unbound mais **ne touche pas** à `/etc/resolv.conf`
(refus explicite). Avec les deux, il applique d'abord les redémarrages en attente, puis
**valide qu'Unbound résout réellement** (un nom interne *et* un nom Internet) — et ne bascule
qu'ensuite. Même doctrine que la règle 4 d'`AGENTS.md` : action risquée = confirmation explicite.
## Variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `client_unbound_ecoute` | `127.0.0.1` | Écoute (boucle locale) |
| `client_unbound_zone_interne` | `{{ domaine_interne }}` | Zone en stub |
| `client_unbound_dns_autoritatif` | dérivé du groupe `serveur_powerdns` | Cible de la stub-zone |
| `client_unbound_transitaires` | `[]` | Vide = récursion propre (racine + DNSSEC) |
| `client_unbound_apply` / `_confirm` | `false` / `false` | Bascule de `/etc/resolv.conf` |
## Flux (`meta/flux.yml`)
`53/udp` entrant en **localhost** · `53/tcp` sortant vers `serveur_powerdns`.
## Notes / limites
- Transitaires vides = Unbound **récurse lui-même** (racine + DNSSEC). Si la récursion
sortante est bloquée par le réseau, renseigner `client_unbound_transitaires`.
- Le rôle exige l'IP de l'autoritatif interne (assertion) : `serveur_powerdns` doit être
dans l'inventaire avec un `ansible_host`.
- DoT (DNS chiffré) n'est pas encore branché — c'est un des flux restants du zéro-confiance.
## Prérequis
- `serveur_powerdns` actif. Couche **agents**.

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@ -0,0 +1,42 @@
# hosts_statiques
**Plancher de résolution** : génère `/etc/hosts` depuis l'inventaire, pour que tout
l'écosystème se résolve par nom **même DNS éteint**.
## Rôle
- Génère `/etc/hosts` (template `hosts.j2`) à partir des hôtes actifs de l'inventaire :
IP, nom court, FQDN interne.
- **Alias d'exposition** (optionnel, actif par défaut) : pose `<IP de l'edge> <FQDN exposé>`
pour chaque application qui déclare un `expose` dans le plan — la résolution des services
publiés ne dépend donc pas non plus du DNS.
## Pourquoi
C'est ce qui rend l'**ordre de reconstruction** possible : appliqué dans la couche **socle**
(via `playbooks/groupes/serveur_debian.yml`), il donne la résolution par nom avant que
`serveur_powerdns` n'existe. Sans lui, tout service référençant un FQDN interne
(`resoudre_base`, `resoudre_annuaire`, certificats step_ca…) échouerait au premier
déploiement d'une instance neuve.
Les trois couches de résolution : ce plancher → PowerDNS autoritatif → Unbound local
(`client_unbound`, opt-in). Cf. `docs/dns-interne.md`.
## Variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `hosts_statiques_actif` | `true` | Génère (ou non) `/etc/hosts` |
| `hosts_statiques_domaine` | `{{ domaine_interne }}` | Suffixe des FQDN |
| `hosts_statiques_publier_expositions` | `true` | Ajoute les alias `expose` → edge |
| `hosts_statiques_expositions` | `[]` | Calculé par le rôle (filtre `expositions_des_applications`) |
## Notes / limites
- Les alias d'exposition sont **best-effort** : le rôle lit `applications.yml` et
`domaines.yml` sur le **nœud de contrôle** (`delegate_to: localhost`, `stat` d'abord).
Plan absent (ex. préparation du golden template) → alias simplement omis, pas d'échec.
- Le fichier est **entièrement géré** par Ansible : toute ligne ajoutée à la main sur un
nœud est écrasée au prochain passage. C'est voulu (source unique = le plan).
- Postfix tourne en chroot : `serveur_postfix` recopie ce `/etc/hosts` dans
`/var/spool/postfix/etc/` pour que le MTA bénéficie du même plancher.
## Prérequis
- `domaine_interne` défini ; `setops_plan_dir` pour les alias d'exposition.
- Filtre `expositions_des_applications` (`filter_plugins/`).

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@ -0,0 +1,49 @@
# resoudre_annuaire
**Rôle utilitaire** (pas un groupe déployable) : dérive la connexion à l'annuaire interne
(OpenLDAP) de façon déclarative, à partir du `domaine_interne` et de l'hôte d'annuaire.
Remplace le câblage LDAP qui était répété dans `serveur_dovecot`, `serveur_postfix`,
`serveur_keycloak` et `serveur_icingaweb2`. **Un seul endroit** fixe le nom de l'hôte
d'annuaire.
## Usage
```yaml
- name: Résoudre l'annuaire (rôle partagé)
ansible.builtin.include_role:
name: resoudre_annuaire
- name: Adopter la connexion annuaire pour <service>
ansible.builtin.set_fact:
<service>_ldap_uri: "{{ resoudre_annuaire_uri }}"
<service>_ldap_base_dn: "{{ resoudre_annuaire_base_dn }}"
```
## Sorties (facts, persistent après `include_role`)
| Fact | Exemple |
| --- | --- |
| `resoudre_annuaire_fqdn` | `id-ldap-01.exemple.internal` |
| `resoudre_annuaire_uri` | `ldaps://id-ldap-01.exemple.internal` |
| `resoudre_annuaire_base_dn` | `dc=exemple,dc=internal` |
| `resoudre_annuaire_users_dn` | `ou=people,dc=exemple,dc=internal` |
| `resoudre_annuaire_bind_dn` | `cn=admin,dc=exemple,dc=internal` |
| `resoudre_annuaire_bind_password` | Déréférencé de la voûte (`no_log`) |
## Variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `resoudre_annuaire_hote` | `id-ldap-01` | **Le** point où le nom d'hôte est fixé (surchargeable par instance) |
| `resoudre_annuaire_port` | `636` | Port LDAPS |
| `resoudre_annuaire_encryption` | `ldaps` | Schéma de l'URI |
| `resoudre_annuaire_bind_cn` | `admin` | CN du compte de bind |
| `resoudre_annuaire_secret` | `vault_openldap_admin` | **Nom** de la variable de voûte |
## Notes
- Les sorties sont posées en `set_fact` (pas en `defaults`) : les defaults d'un rôle inclus
ne survivent pas à la fin de son exécution, contrairement aux facts.
- Le base DN est **dérivé** du `domaine_interne` (`a.b` → `dc=a,dc=b`) : aucun DN codé en dur.
- Le rôle exige un `domaine_interne` non vide (assertion).
- LDAPS suppose la confiance step_ca posée par `client_pki` sur le nœud consommateur.
## Prérequis
- `domaine_interne` défini ; voûte déverrouillée (`ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE`).

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@ -0,0 +1,46 @@
# resoudre_base
**Rôle utilitaire** (pas un groupe déployable) : résout l'entrée de base de données d'un
consommateur depuis le registre partagé `instance/plan/bases-donnees.yml`.
C'est la moitié « **binding app→base** » de la conception des liaisons — le lien est déclaré
**côté base** (le registre nomme son `consommateur`), et résolu **dans le rôle consommateur**,
pour que le secret ne quitte jamais ce rôle. Cf. `docs/bindings-conception.md` §5.
## Usage
```yaml
- name: Résoudre la base depuis le registre (rôle partagé)
ansible.builtin.include_role:
name: resoudre_base
vars:
resoudre_base_groupe: serveur_keycloak
```
## Entrée
| Variable | Rôle |
| --- | --- |
| `resoudre_base_groupe` | Le groupe consommateur cherché dans le registre |
## Sorties (facts, persistent après `include_role`)
| Fact | Contenu |
| --- | --- |
| `resoudre_base_entree` | L'entrée du registre (`base`, `proprietaire`, `secret`, `serveur`…) |
| `resoudre_base_db_password` | Mot de passe déréférencé de la voûte (`no_log`) |
| `resoudre_base_db_host` | **FQDN** du serveur de base |
| `resoudre_base_db_port` | Port (défaut `5432`) |
## Pourquoi le FQDN (et pas le nom court)
Décision d'architecture : non ambigu en fédération (`data-sql-01` existe chez plusieurs
tenants) **et** nom canonique pour la vérification TLS `verify-full`. Résolu par le plancher
`/etc/hosts` (`hosts_statiques`).
## Notes / limites
- Le rôle **assère** la présence d'une entrée (`base`, `proprietaire`, `secret`) : aucun
consommateur ne peut être déployé sans sa déclaration dans le plan. Message d'erreur
explicite pointant `instance/plan/bases-donnees.yml`.
- Le secret est déréférencé par `lookup('vars', <nom>)` : le registre ne contient que le
**nom** de la variable de voûte, jamais sa valeur.
- Un seul consommateur par entrée (le premier trouvé gagne).
## Prérequis
- `setops_plan_dir` défini ; voûte déverrouillée (`ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE`).

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@ -0,0 +1,44 @@
# serveur_backup
**Cible des sauvegardes** : héberge les dépôts restic (un sous-dossier par nœud source),
servis en **SFTP/SSH** à un utilisateur restreint. Le pendant de `client_backup`.
## Rôle
- Crée l'utilisateur système `restic` et la racine des dépôts `/srv/restic`.
- Sécurise cette racine (droits stricts).
- Autorise la **clé publique** de sauvegarde dans son `authorized_keys`.
C'est tout : le rôle est délibérément minimal. Aucun démon, aucune logique de sauvegarde —
tout se passe côté client (dumps, chiffrement, rétention).
## Sécurité
Le **chiffrement est fait par le client** (restic) : ce nœud ne détient que des blocs
chiffrés et n'a jamais le mot de passe des dépôts. Compromettre la cible ne donne pas accès
aux données.
La clé **privée** correspondante vit dans la voûte, côté `client_backup`
(`vault_backup_ssh_privkey`) ; seule la publique est déclarée ici.
## Variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_backup_utilisateur` | `restic` | Compte de dépôt |
| `serveur_backup_racine` | `/srv/restic` | Racine des dépôts |
| `serveur_backup_pubkey` | *(vide — **obligatoire**)* | Clé publique autorisée |
Le rôle **exige** `serveur_backup_pubkey` (assertion) : sans elle, la cible serait déployée
mais inaccessible.
## Flux (`meta/flux.yml`)
`22/tcp` entrant depuis `client_backup` (SSH, clé dédiée). Aucun autre port.
## Notes / limites
- **Hors-nœud, pas hors-site** : la cible protège de la perte d'une VM, pas de la perte du
cluster. Une copie hors-site reste à faire.
- Dimensionner le disque en conséquence (`meta/empreinte.yml` : 64 Go par défaut) — c'est la
ressource critique de ce nœud.
- Le compte `restic` n'est pas confiné à un shell restreint (`rrsync`/`ForceCommand`) :
durcissement possible si la cible venait à sortir du périmètre de confiance.
## Prérequis
- Couche **services** (avant les agents `client_backup`).

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@ -0,0 +1,39 @@
# serveur_debian
**Rôle-catégorie** du socle : il ne porte **aucune tâche**. Son unique contenu est
`meta/flux.yml` — la déclaration du **plan de gestion** (SSH) de tout nœud de la flotte.
## Pourquoi un rôle sans tâches
Le résolveur de flux (`scripts/resoudre_flux.py`, `make flux`) agrège les
`roles/<rôle>/meta/flux.yml` **par nom de groupe**. Le groupe `serveur_debian` est le socle
appliqué à tous les hôtes ; c'est donc ici que se déclare le flux SSH d'administration.
> ⚠️ **Critique** : sans cette déclaration, les rulesets nftables générés
> (`nftables_baseline`, `policy drop`) couperaient l'accès Ansible/SSH à toute la flotte.
## Le travail réel
Il est fait par le playbook du groupe, `playbooks/groupes/serveur_debian.yml`, qui applique
dans l'ordre :
| Rôle | Apport |
| --- | --- |
| `common_packages` | Paquets de base |
| `hosts_statiques` | Plancher de résolution `/etc/hosts` (indépendant du DNS) |
| `qemu_guest_agent` | Agent invité Proxmox |
| `cloud_init` | Cohérence du premier démarrage |
| `sudo_ansible` | Compte de déploiement |
| `chrony` | Horloge (`fuseau_horaire`) |
| `ssh_baseline` | Base SSH |
| `systemd_ssh_auto` | Démarrage SSH fiable |
| `motd` | Bannière |
Le playbook refuse toute cible non-Debian (assertion `ansible_facts.distribution`).
## Place dans l'ordre
Couche **socle** (`docs/couches-deploiement.yml`) — la première. Le durcissement
(`serveur_durci`) vient juste après, tout le reste ensuite.
## Notes
- Ajouter un flux réseau **du socle** (pas d'un service) se fait ici, pas ailleurs.
- `hosts_statiques` étant appliqué ici, la résolution par nom fonctionne dès le socle,
avant que PowerDNS existe — c'est ce qui permet l'ordre de reconstruction from-zero.

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@ -0,0 +1,54 @@
# serveur_dovecot
**Mailstore** : Dovecot 2.4 (Debian 13) — IMAP pour les utilisateurs, LMTP pour la remise
depuis Postfix, authentification et résolution des comptes sur l'annuaire OpenLDAP.
Stockage **Maildir** de boîtes virtuelles. Cf. `docs/courriel-conception.md`.
## Rôle
- Installe `dovecot-core`, `-imapd`, `-lmtpd`, `-ldap`.
- Crée l'utilisateur/groupe système `vmail` (uid/gid 5000) et `/var/vmail`.
- **TLS** : pont de certificat step_ca (`client_pki`) — script `setops-dovecot-cert-sync`
+ unités `.service`/`.path` qui recopient le certificat d'hôte dans `/etc/dovecot/tls`
et rechargent Dovecot **à chaque renouvellement**.
- **Annuaire** : connexion fournie par le rôle partagé `resoudre_annuaire` (uri, base,
bind_dn, bind_password) — rien de codé en dur.
- Déploie toute la configuration en **un drop-in** `conf.d/99-setops.conf` (syntaxe 2.4),
valide avec `doveconf` avant d'activer le service.
- Désactive l'auth système par défaut : **LDAP est l'unique autorité**.
## Réglages Dovecot 2.4 qui comptent
La 2.4 a changé la donne par rapport à la 2.3 ; ces trois points conditionnent la remise :
- `static_allow_all_users` pour le userdb static ;
- `mail_inbox_path` laissé **vide** ;
- `mail_path` **par utilisateur**`{{ vmail_base }}/%{user | username}`.
Le local-part seul (`| username`) donne le **même chemin** pour la remise LMTP (destinataire
local-part) et l'accès IMAP (adresse complète) — c'est ce qui fait fonctionner le flux
bout-en-bout en mono-domaine.
## Variables principales
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_dovecot_vmail_base` | `/var/vmail` | Racine des boîtes |
| `serveur_dovecot_mail_path` | `<base>/%{user \| username}` | Chemin Maildir par compte |
| `serveur_dovecot_ldap_filter` | `(&(objectClass=inetOrgPerson)(mail=%{user}))` | Login = adresse courriel |
| `serveur_dovecot_tls_actif` | `true` | Pont de certificat step_ca |
| `serveur_dovecot_lmtp_reseau` | `true` | LMTP :24 pour un MTA **distant** (edge-mta) |
| `serveur_dovecot_sasl_reseau` | `false` | Auth SASL réseau :12345 pour la soumission :587 |
## Flux (`meta/flux.yml`)
`993/tcp` IMAPS (utilisateurs) · `24/tcp` LMTP ← Postfix (TLS vérifié) ·
`12345/tcp` SASL ← Postfix · `636/tcp` → OpenLDAP (userdb/passdb).
## Notes / limites
- **Mono-domaine** : le chemin ne conserve pas le domaine. Le multi-domaine demandera de le
préserver des deux côtés (raffinement Étape B).
- LMTP et SASL **réseau** doivent être restreints au nœud MTA par pare-feu — c'est ce que
fait `nftables_baseline` à partir de `meta/flux.yml` (`pair: serveur_postfix`).
- Si Postfix est **co-localisé**, le rôle bascule sur les sockets sous le chroot
(`/var/spool/postfix/private`) plutôt que sur le réseau (détection automatique).
- Le certificat est **exigé** : sans `client_pki` sur le nœud, le rôle échoue explicitement.
## Prérequis
- `serveur_dovecot requiert serveur_openldap actif` (`docs/dependances-groupes.yml`).
- `client_pki` appliqué sur le nœud (couche `pki_client`, avant la couche `services`).

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@ -0,0 +1,58 @@
# serveur_icingaweb2
**Frontal de supervision** : Icinga Web 2 + module IcingaDB + module *Business Process*,
co-localisé avec le moteur `serveur_icinga`. Application PHP servie par un nginx **local**
et php-fpm ; l'edge nginx proxifie par nom.
## Rôle
- Résout sa base IcingaDB via `resoudre_base` (même consommateur que le moteur) et
l'annuaire via `resoudre_annuaire` — aucun câblage en dur.
- Installe `icingadb-web` (qui tire `icingaweb2`), le module BPM, PHP 8.4 (fpm, pgsql, ldap,
intl, gd, curl, xml, mbstring) et nginx.
- Déploie la configuration `.ini` (ressources, authentification, rôles, IcingaDB, Redis),
active les modules, déploie le vhost nginx local et retire le site par défaut.
- **Processus métier (BPM)** : peut en semer en IaC (`serveur_icingaweb2_bpm_processes`), tout
en laissant le répertoire éditable depuis l'UI.
## Deux modes d'authentification
| `serveur_icingaweb2_auth` | Fonctionnement |
| --- | --- |
| `ldap` (défaut) | Connexion directe à OpenLDAP (LDAPS) — Icinga Web 2 n'a pas d'OIDC natif |
| `external` | L'utilisateur est fourni par une passerelle SSO devant (`serveur_oauth2_proxy` → Keycloak) ; nginx pose `REMOTE_USER` |
En mode `external`, restreindre l'écoute de nginx à la boucle locale
(`serveur_icingaweb2_nginx_bind: "127.0.0.1:"`) — sinon l'application reste joignable en
contournant la passerelle.
## Variables principales
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_icingaweb2_hostname` | `icinga.{{ domaine_interne }}` | Nom servi |
| `serveur_icingaweb2_http_port` | `8080` | nginx local (l'edge proxifie ici) |
| `serveur_icingaweb2_auth` | `ldap` | Backend d'authentification |
| `serveur_icingaweb2_remote_user` | `$remote_user` | Variable nginx source de `REMOTE_USER` |
| `serveur_icingaweb2_nginx_bind` | `""` | `"127.0.0.1:"` derrière une passerelle |
| `serveur_icingaweb2_admins` | `testmail` | uid recevant le rôle Administrateur (liste séparée par virgules) |
| `serveur_icingaweb2_redis_port` | `6380` | Redis IcingaDB **local** |
| `serveur_icingaweb2_modules` | `[icingadb, businessprocess]` | Modules activés |
| `serveur_icingaweb2_bpm_processes` | `{}` | Processus métier semés en IaC |
## Flux (`meta/flux.yml`)
`8080/tcp` entrant depuis l'edge · `5432/tcp` → PostgreSQL (IcingaDB, `verify-full`) ·
`636/tcp` → OpenLDAP. Icinga 2 (API `5665`) et le Redis IcingaDB (`6380`) sont
**co-localisés** : consommés en localhost, donc absents du registre des flux.
## Notes / limites
- `serveur_icingaweb2_admins` doit désigner de vrais uid de l'annuaire — sinon plus personne
n'est administrateur de l'interface.
- Les versions PHP sont **épinglées à 8.4** (Debian 13) dans les noms de paquets, de service et
de socket : une montée de Debian demandera de les changer ensemble.
- Le Redis IcingaDB (`6380`) est distinct du groupe `serveur_redis` (cache applicatif) et du
Redis de `serveur_rspamd`.
- Semer un processus BPM ici le met **sous gestion Ansible** : il sera réécrit à chaque
passage, même modifié dans l'UI. Par défaut, le rôle n'en sème aucun.
## Prérequis
- `serveur_icingaweb2 requiert serveur_icinga, serveur_postgresql, serveur_openldap actifs`
(`docs/dependances-groupes.yml`).
- `client_pki` (LDAPS + PostgreSQL `verify-full`). Couche **apps**.

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@ -0,0 +1,59 @@
# serveur_oauth2_proxy
**Passerelle SSO générique** : place Keycloak **devant n'importe quelle application** qui n'a
pas d'OIDC natif. L'utilisateur s'authentifie une fois auprès de Keycloak ; l'application
le reçoit via un **en-tête** (authentification « external »).
C'est le patron réutilisable qui évite d'écrire une intégration OIDC par application.
Éprouvé devant Icinga Web 2.
## Comment ça s'assemble
```
navigateur → edge nginx (TLS) → oauth2-proxy :4180 → application (127.0.0.1:8080)
Keycloak (OIDC)
```
L'application passe en `auth: external` et lit `REMOTE_USER`, posé par nginx depuis l'en-tête
de la passerelle. Elle n'a **aucune** connaissance d'OIDC.
## Rôle
- Installe le binaire Go officiel depuis les *releases* GitHub (pas d'apt), sous
`/usr/local/bin/oauth2-proxy`, avec un utilisateur système dédié.
- Déploie la configuration et l'unité systemd, active le service.
- **Assère** d'entrée toute la configuration OIDC obligatoire — pas de démarrage à moitié
configuré.
## Variables obligatoires (par instance)
| Variable | Rôle |
| --- | --- |
| `serveur_oauth2_proxy_client_id` | Client OIDC déclaré dans Keycloak |
| `serveur_oauth2_proxy_client_secret` | Secret du client (**voûte**) |
| `serveur_oauth2_proxy_redirect_url` | `https://<app>/oauth2/callback` |
| `serveur_oauth2_proxy_upstream` | Application protégée (ex. `http://127.0.0.1:8080`) |
| `serveur_oauth2_proxy_cookie_secret` | 32 octets base64 (**voûte**, `vault_oauth2_cookie`) |
## Autres variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_oauth2_proxy_version` | `v7.15.3` | Version épinglée |
| `serveur_oauth2_proxy_ecoute` | `0.0.0.0:4180` | L'edge proxifie ici |
| `serveur_oauth2_proxy_realm` | `{{ identite_realm }}` | Realm applicatif |
| `serveur_oauth2_proxy_issuer` | `https://keycloak.<domaine>/realms/<realm>` | Émetteur OIDC |
| `serveur_oauth2_proxy_email_domains` | `*` | Tout utilisateur authentifié par Keycloak |
| `serveur_oauth2_proxy_allow_unverified_email` | `true` | Voir ci-dessous |
| `serveur_oauth2_proxy_ca_bundle` | `/etc/ssl/certs/ca-certificates.crt` | Racine step_ca (via `client_pki`) |
## Notes / limites
- **`allow_unverified_email: true` est nécessaire ici** : les comptes viennent de l'annuaire
LDAP, qui ne porte pas de drapeau `email_verified`. L'IdP est interne et de confiance ;
sans ce réglage, aucune connexion ne passe.
- La version est **épinglée** : une montée de version est un geste délibéré (relire les notes
de version d'oauth2-proxy, les options changent de nom entre majeures).
- Le service écoute en clair sur `:4180` — le TLS est terminé à l'edge. À restreindre à l'edge
par pare-feu (`meta/flux.yml`, `pair: edge`).
- Une instance protège **une** application (upstream unique). Deux applications = deux
instances (ou un déploiement par nœud applicatif).
## Prérequis
- `client_pki` (confiance step_ca pour joindre Keycloak en HTTPS) et `serveur_keycloak` actif.
- Le client OIDC doit exister dans le realm Keycloak, avec la bonne URL de redirection.

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@ -0,0 +1,57 @@
# serveur_postfix
**MTA** : Postfix 3.x (Debian 13) sur le nœud *edge-mta* — réception SMTP :25, cartes LDAP
(domaines, boîtes, alias), remise **LMTP réseau** vers le mailstore (`serveur_dovecot`).
**Ne stocke aucune boîte.** Cf. `docs/courriel-conception.md`.
## Rôle
- Préconfigure Postfix par **debconf** (installation non interactive), installe
`postfix` + `postfix-ldap`.
- **Chroot** : recopie `/etc/hosts` dans `/var/spool/postfix/etc/` — le MTA hérite du
plancher de résolution (`hosts_statiques`), sinon il ne résout aucun nom interne.
- **TLS** : pont de certificat step_ca (`client_pki`) — script `setops-postfix-cert-sync`
+ unités `.service`/`.path`, recharge Postfix à chaque renouvellement.
- **Annuaire** : connexion fournie par `resoudre_annuaire` ; carte `ldap-mailboxes.cf`
(validation des destinataires contre LDAP).
- Soumission `:587` optionnelle, avec **SASL délégué à Dovecot** (passdb LDAP).
- Valide la configuration (`postfix check`) avant d'activer le service.
## Liaisons (`meta/liens.yml`)
Le rôle **accepte** deux liens déclarés côté application dans `plan/applications.yml` :
| Lien | Effet |
| --- | --- |
| `mailstore` | Injecte `serveur_postfix_mailstore_hote` = FQDN de la cible (Dovecot LMTP) |
| `milter` | Passe `serveur_postfix_rspamd_milter` à `true` (rspamd co-localisé) |
C'est le sens « **app→app** », résolu par `scripts/instancier.py`. Cf.
`docs/bindings-conception.md`.
## Variables principales
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_postfix_mailstore_hote` | *(vide — **obligatoire**)* | Nœud Dovecot, normalement injecté par le lien `mailstore` |
| `serveur_postfix_lmtp_port` | `24` | LMTP vers le mailstore |
| `serveur_postfix_reseaux_confiance` | `127.0.0.0/8 [::1]/128` | `mynetworks` (relais autorisé) |
| `serveur_postfix_submission_actif` | `false` | Soumission :587 (SASL Dovecot) |
| `serveur_postfix_rspamd_milter` | `false` | Milter antispam/DKIM co-localisé |
| `serveur_postfix_lmtp_tls_verify` | `false` | Zéro-confiance : vérifier le certificat du mailstore |
## Flux (`meta/flux.yml`)
`25/tcp` entrant (externe + `client_smtp`) · `587/tcp` soumission (flotte) ·
`24/tcp` → Dovecot (TLS vérifié) · `12345/tcp` → Dovecot (SASL) ·
`11332/tcp` → rspamd local · `636/tcp` → OpenLDAP · `25/tcp` sortant (MX distants).
## Notes / limites
- Le rôle **exige** `serveur_postfix_mailstore_hote` (assertion) : pas de remise locale, la
remise finale appartient au mailstore. C'est la scission edge-mta / mail-store.
- `serveur_postfix_reseaux_confiance` est à adapter au réseau de l'instance — laissé au
strict minimum par défaut.
- `serveur_postfix_lmtp_tls_verify: true` demande que la racine step_ca soit lisible
(`/etc/step/certs/root_ca.crt`, posée en `0644` par `client_pki`).
- La frontière publique (MX, SPF/DKIM/DMARC publics, filtrage entrant) relève de
l'OPNsense — Étape B, hors flotte Ansible.
## Prérequis
- `serveur_postfix requiert serveur_dovecot actif` (`docs/dependances-groupes.yml`).
- `client_pki` appliqué sur le nœud.

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@ -0,0 +1,40 @@
# serveur_rspamd
**Antispam + signature DKIM** : rspamd 3.x (Debian 13), branché en **milter** sur Postfix
(nœud *edge-mta*), avec Redis local comme backend. **Ne stocke aucune boîte.**
Cf. `docs/courriel-conception.md`.
## Rôle
- Installe `rspamd` et `redis-server` (backend local, non partagé).
- **Clé DKIM** : génération **idempotente** — la clé n'est créée que si elle est absente,
puis ses droits sont fixés. Un redéploiement ne casse jamais une signature en place.
- Affiche l'**enregistrement DNS DKIM à publier** (`<sélecteur>._domainkey`) — la publication
relève de la frontière publique (Étape B).
- Configure par **surcharges** `local.d/` uniquement (`redis.conf`, `worker-proxy.inc`,
`dkim_signing.conf`) : les fichiers Debian d'origine ne sont jamais édités.
## Variables
| Variable | Défaut | Rôle |
| --- | --- | --- |
| `serveur_rspamd_redis_serveur` | `127.0.0.1:6379` | Backend Redis local |
| `serveur_rspamd_milter_port` | `11332` | Worker proxy consommé par Postfix |
| `serveur_rspamd_dkim_actif` | `true` | Signature DKIM |
| `serveur_rspamd_dkim_domaine` | `{{ domaine_interne }}` | Domaine signé (**public** en prod) |
| `serveur_rspamd_dkim_selecteur` | `setops` | Sélecteur DKIM |
| `serveur_rspamd_dkim_repertoire` | `/var/lib/rspamd/dkim` | Clés |
## Flux (`meta/flux.yml`)
`11332/tcp` milter et `11334/tcp` interface de contrôle — **`localhost` uniquement**.
Le couplage à Postfix est une co-localisation, pas un flux réseau.
## Notes / limites
- Le Redis d'ici est **local au nœud** et distinct du groupe `serveur_redis` (cache
applicatif) : ne pas les confondre ni les fusionner.
- Le domaine signé par défaut est le domaine **interne** (bac à sable). En production, il
doit être le domaine **public**, et l'enregistrement DKIM publié dans la zone publique —
sinon la signature ne vaut rien pour les MX distants.
- Côté Postfix, l'activation passe par le lien `milter` (`meta/liens.yml` de
`serveur_postfix`), pas par une variable saisie à la main.
## Prérequis
- Postfix co-localisé sur le même nœud (le milter n'écoute qu'en local).