docs : un README par rôle (12 manquants) + carte remise à l'état du code
Solde la dette documentaire repérée à l'audit du 2026-07-03. Tous les rôles ont désormais un README, au format maison (intention → rôle → variables → notes/limites → prérequis). Ils documentent ce qui ne se lit PAS dans les tâches : - serveur_debian : rôle-catégorie sans tâches — il ne porte que le flux SSH du plan de gestion, sans quoi les nftables générés couperaient l'accès Ansible à toute la flotte ; le vrai travail est dans le playbook de groupe. - hosts_statiques : le plancher /etc/hosts comme CONDITION de l'ordre de reconstruction (résolution par nom avant que PowerDNS existe) ; fichier entièrement géré, alias d'exposition best-effort. - resoudre_base / resoudre_annuaire : entrées, sorties (facts), et pourquoi le FQDN plutôt que le nom court (fédération + nom canonique pour verify-full). - serveur_dovecot : les 3 réglages Dovecot 2.4 qui conditionnent la remise (static_allow_all_users, mail_inbox_path vide, mail_path par utilisateur) et le local-part seul comme chemin commun LMTP/IMAP ; limite mono-domaine. - serveur_postfix : liens mailstore/milter, recopie de /etc/hosts dans le chroot. - serveur_rspamd : clé DKIM idempotente ; le domaine signé doit être PUBLIC en prod, sinon la signature ne vaut rien pour les MX distants. - client_backup / serveur_backup : jobs déclaratifs, chiffrement côté client, deux pièges (jobs vides = silencieux ; dépôt neuf vide après un from-zero) ; hors-nœud n'est pas hors-site. - serveur_oauth2_proxy : le patron réutilisable Keycloak-devant-n'importe-quoi, et pourquoi allow_unverified_email est nécessaire avec un annuaire LDAP. - serveur_icingaweb2 : modes ldap vs external, écoute à restreindre en SSO. - client_unbound : le garde-fou de bascule (apply ET confirm, validation réelle avant de toucher /etc/resolv.conf). docs/carte-set-ops.md ne décrivait plus l'état du code : - expose EST consommé au déploiement (annoncé comme « Phase 3 à venir ») : expositions_des_applications + expositions.conf.j2, alias /etc/hosts, SANs d'edge dérivés par instancier.py ; - 3 mécanismes transverses ajoutés (résolution d'annuaire, plancher de résolution, resoudre_base nommé dans les bindings app→base) ; - 5 entrées d'index ajoutées : réseau/pare-feu, ordre de déploiement, preuve/recette, exploitation courante, wiki — pans du corpus non indexés ; - ce qui reste ouvert est marqué : meta/liens.yml sur le seul serveur_postfix, requiert non consommé au déploiement (l'ordre vient des couches + du graphe). make verifier vert : ansible-lint 514 fichiers, tests, syntax-check, 23 preuves CONFORME / 0 échec / 0 sauté. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
This commit is contained in:
parent
8c401f95cf
commit
4a1d0836d0
14 changed files with 672 additions and 11 deletions
40
CHANGELOG.md
40
CHANGELOG.md
|
|
@ -1,5 +1,45 @@
|
|||
# CHANGELOG — Set-OPS
|
||||
|
||||
## 2026-07-29 — dette documentaire soldée (un README par rôle) + carte revue
|
||||
|
||||
### Ajouté — les 12 README de rôles manquants
|
||||
**Tous les rôles ont désormais un README.** Les 12 restants sont écrits, au format maison
|
||||
(intention → rôle → variables → notes/limites → prérequis), et documentent surtout ce qui
|
||||
ne se lit pas dans les tâches :
|
||||
|
||||
- **Socle et résolution** — `serveur_debian` (rôle-catégorie sans tâches : il ne porte que le
|
||||
flux SSH du plan de gestion, *sans quoi les nftables couperaient l'accès Ansible*),
|
||||
`hosts_statiques` (le plancher `/etc/hosts` qui rend l'ordre de reconstruction possible).
|
||||
- **Rôles utilitaires** — `resoudre_base` et `resoudre_annuaire` : entrées/sorties (facts),
|
||||
et *pourquoi* le FQDN plutôt que le nom court (fédération + `verify-full`).
|
||||
- **Courriel** — `serveur_dovecot` (les trois réglages Dovecot 2.4 qui conditionnent la
|
||||
remise ; le local-part seul comme chemin commun LMTP/IMAP), `serveur_postfix` (liens
|
||||
`mailstore`/`milter`, recopie de `/etc/hosts` dans le chroot), `serveur_rspamd` (clé DKIM
|
||||
idempotente ; le domaine signé doit être **public** en prod).
|
||||
- **Sauvegardes** — `client_backup` (jobs déclaratifs, chiffrement côté client, *le dépôt
|
||||
neuf est vide tant qu'une première sauvegarde n'a pas tourné*) et `serveur_backup`
|
||||
(hors-nœud ≠ hors-site).
|
||||
- **SSO et supervision** — `serveur_oauth2_proxy` (le patron réutilisable Keycloak-devant-
|
||||
n'importe-quoi ; pourquoi `allow_unverified_email` est nécessaire avec un annuaire LDAP)
|
||||
et `serveur_icingaweb2` (modes `ldap` vs `external`, et l'écoute à restreindre en SSO).
|
||||
- **`client_unbound`** — le garde-fou de bascule du résolveur (`apply` **et** `confirm`,
|
||||
validation avant de toucher `/etc/resolv.conf`).
|
||||
|
||||
### Corrigé — `docs/carte-set-ops.md` ne décrivait plus l'état du code
|
||||
- **`expose` est consommé au déploiement** (la carte l'annonçait encore comme « Phase 3 à
|
||||
venir ») : vhosts nginx dérivés via `expositions_des_applications` +
|
||||
`expositions.conf.j2`, alias `/etc/hosts`, SANs d'edge dérivés par `instancier.py`.
|
||||
- **Trois mécanismes transverses ajoutés au catalogue** : résolution d'annuaire
|
||||
(`resoudre_annuaire`), plancher de résolution (`hosts_statiques`), et `resoudre_base`
|
||||
nommé dans la ligne des bindings app→base.
|
||||
- **Cinq entrées d'index ajoutées** : réseau/pare-feu, ordre de déploiement, preuve/recette,
|
||||
exploitation courante, wiki — des pans entiers du corpus n'étaient pas indexés.
|
||||
- Reste ouvert, explicitement : `meta/liens.yml` sur le seul `serveur_postfix`, et `requiert`
|
||||
non consommé au déploiement (indice applicatif ; l'ordre, lui, vient des couches+graphe).
|
||||
|
||||
Validation : `make verifier` vert (ansible-lint 514 fichiers, tests, syntax-check,
|
||||
**23 preuves CONFORME**).
|
||||
|
||||
## 2026-07-28 — figures annotées dans le wiki (console d'exploitation)
|
||||
|
||||
### Ajouté — les 8 vues de la console illustrées, dans le wiki
|
||||
|
|
|
|||
|
|
@ -2,9 +2,11 @@
|
|||
|
||||
> **À lire en premier.** Point d'entrée vers le corpus documentaire, et **catalogue des
|
||||
> mécanismes transverses** — ceux qui vivent dans le code et qu'on *re-découvre* sinon.
|
||||
> Créée le 2026-07-03 après un audit du dépôt. But : ne plus re-déterrer ce qui existe.
|
||||
> Créée le 2026-07-03 après un audit du dépôt, **revue le 2026-07-29**. But : ne plus
|
||||
> re-déterrer ce qui existe.
|
||||
|
||||
Le dépôt est **déjà bien documenté** (~22 docs). Le manque n'était pas la doc du *modèle*,
|
||||
Le dépôt est **déjà bien documenté** (26 docs + 7 pièces d'audit + 21 unités de wiki, et un
|
||||
README par rôle). Le manque n'était pas la doc du *modèle*,
|
||||
mais (a) un index « par où commencer » et (b) une carte des *mécanismes* (dispersés dans le
|
||||
code + les README de rôles). Cette page comble ces deux trous.
|
||||
|
||||
|
|
@ -17,6 +19,11 @@ code + les README de rôles). Cette page comble ces deux trous.
|
|||
| **Services, maturité, dette** | `docs/catalogue-services.md` (**la carte de maturité + la cruft y sont déjà**) |
|
||||
| **Exploitation / VM** | `docs/vm-lifecycle.md`, `docs/procedure-template-debian13-proxmox.md`, `docs/config-proxmox.md`, `docs/nomenclature-vm.md`, `docs/multi-instances.md` |
|
||||
| **Conceptions de domaine** | `docs/identite-sso.md`, `docs/courriel-conception.md`, `docs/bindings-conception.md`, `docs/dns-interne.md`, `docs/dimensionnement-ressources.md`, `docs/integrations-vm.md` |
|
||||
| **Réseau / pare-feu** | `docs/flux-conception.md` (le modèle) → `docs/registre-flux.md` (**généré**, matrice d'audit) ; underlay : `underlay.yml.example` + `make underlay` |
|
||||
| **Ordre de déploiement** | `docs/couches-deploiement.yml` (couches) + `docs/dependances-groupes.yml` (graphe) → `playbooks/site.yml` (**généré**, `make site`) |
|
||||
| **Preuve / recette** | `docs/audit/affirmations.md` (registre), `make prouver` → `docs/audit/preuve-<date>.md`, `docs/audit/plan-de-recette.md` (**généré** du wiki), `docs/audit/protocole-operateur-independant.md` |
|
||||
| **Exploitation courante** | `docs/runbooks-exploitation.md`, `docs/intrants-communs.md`, `docs/intrants-base-gui-conception.md`, `docs/theme-forgejo-hors-flotte.md` |
|
||||
| **Pédagogie (le wiki)** | `wiki/` — 21 unités (+ `_Sidebar`) publiées par `make wiki-publier` ; entrer par `wiki/Home.md` |
|
||||
| **Vision / positionnement** | `docs/ecosysteme-chezlepro.md`, `docs/positionnement.md`, `docs/pouvoirs-set-ops.md` |
|
||||
|
||||
## 2. Les mécanismes transverses (et OÙ ils vivent)
|
||||
|
|
@ -29,7 +36,9 @@ Ce que je re-découvre sinon. **Consulter avant de concevoir un nouveau mécanis
|
|||
| Nomenclature dérivée | VMID / IP / VLAN / FQDN dérivés | `inventory_rules.deriver_nomenclature` + `plan/nomenclature.yml` | `nomenclature-vm.md` |
|
||||
| Dimensionnement | RAM/CPU/disque sommés par logiciel | `roles/*/meta/empreinte.yml` → `deriver_ressources` | `dimensionnement-ressources.md` |
|
||||
| **Bindings app→app** | lien **côté app** (`liens`) résolu en host_vars | `plan/applications.yml` `liens:` + `roles/*/meta/liens.yml` + `instancier.resoudre_liens` | `bindings-conception.md` |
|
||||
| **Bindings app→base** | lien **côté base** (`consommateur`/`portee`) résolu **dans le rôle** | `plan/bases-donnees.yml` + `include_vars`/`lookup('vars', secret)` dans les rôles consommateurs | `bindings-conception.md` §5 |
|
||||
| **Bindings app→base** | lien **côté base** (`consommateur`/`portee`) résolu **dans le rôle** | `plan/bases-donnees.yml` + rôle utilitaire `resoudre_base` (`lookup('vars', secret)`, `no_log`) inclus par le consommateur | `bindings-conception.md` §5 |
|
||||
| Résolution d'annuaire | connexion LDAP (uri/base DN/bind) **dérivée**, jamais recopiée | rôle utilitaire `resoudre_annuaire` (inclus par dovecot/postfix/keycloak/icingaweb2) | `identite-sso.md` |
|
||||
| Plancher de résolution | `/etc/hosts` généré depuis l'inventaire + alias d'`expose` → l'écosystème se résout **DNS éteint** | rôle `hosts_statiques` (appliqué dans la couche socle) | `dns-interne.md` |
|
||||
| Pont de certificat | cert step_ca → service, resync au renouvellement | script `*-cert-sync` + unité `.path`, dans chaque rôle serveur ; cert déposé par `client_pki` | — |
|
||||
| Ordonnancement socle-first | socle/durci avant les `client_*` | `serveur_debian`/`serveur_durci` d'abord (posent `/etc/hosts` via `hosts_statiques`) | — |
|
||||
| Sûreté check-mode | dry-run fiable | `when: not ansible_check_mode` sur les tâches de service + handlers | — |
|
||||
|
|
@ -45,14 +54,23 @@ Ce que je re-découvre sinon. **Consulter avant de concevoir un nouveau mécanis
|
|||
|
||||
- **Maturité des rôles, échafaudages, rôles-catégories inertes** : voir
|
||||
`docs/catalogue-services.md` « État d'implémentation » (source de vérité, tenue à jour).
|
||||
- **Dette repérée en plus (audit 2026-07-03)** :
|
||||
- README manquants sur les rôles récents : `serveur_dovecot`, `serveur_postfix`,
|
||||
`serveur_rspamd`, et `hosts_statiques` ;
|
||||
- `meta/liens.yml` seulement sur `serveur_postfix` (les autres liens app→app viendront) ;
|
||||
- `requiert` / `expose` : câblés **côté GUI** (édition + validation `valider_applications`)
|
||||
mais **pas encore consommés au déploiement** — `expose`→vhost nginx = Phase 3 des bindings ;
|
||||
`requiert` = indice de dépendance (les dépendances de *groupes* sont dans
|
||||
`docs/dependances-groupes.yml`, lues par la GUI).
|
||||
- **Dette (audit 2026-07-03, revu le 2026-07-29)** :
|
||||
- ✅ **soldé** — README de rôles : **tous les rôles en ont un** (les 12 manquants écrits le
|
||||
2026-07-29 : `serveur_debian`, `hosts_statiques`, `resoudre_base`, `resoudre_annuaire`,
|
||||
`serveur_dovecot`, `serveur_postfix`, `serveur_rspamd`, `client_backup`, `serveur_backup`,
|
||||
`client_unbound`, `serveur_oauth2_proxy`, `serveur_icingaweb2`).
|
||||
- ✅ **soldé** — `expose` **est** consommé au déploiement : `plan/applications.yml` →
|
||||
filtre `expositions_des_applications` → vhosts nginx dérivés
|
||||
(`roles/serveur_nginx/tasks/main.yml`, template `expositions.conf.j2`, drapeau
|
||||
`serveur_nginx_publier_expositions`), + alias `/etc/hosts` posés par `hosts_statiques`,
|
||||
+ SANs des certificats d'edge dérivés par `scripts/instancier.py`.
|
||||
- ⏳ **ouvert** — `meta/liens.yml` seulement sur `serveur_postfix` (`mailstore`, `milter`) :
|
||||
les autres liens app→app viendront.
|
||||
- ⏳ **ouvert** — `requiert` : câblé **côté GUI** (édition + validation
|
||||
`valider_applications`) mais pas consommé au déploiement ; c'est un indice de dépendance
|
||||
*applicative*. Les dépendances de **groupes** (celles qui pilotent l'ordre) vivent dans
|
||||
`docs/dependances-groupes.yml` + `docs/couches-deploiement.yml`, et sont bel et bien
|
||||
consommées par l'orchestrateur (`scripts/orchestrer.py` → `playbooks/site.yml`).
|
||||
|
||||
## 4. Discipline (pour ne plus re-déterrer)
|
||||
|
||||
|
|
|
|||
62
roles/client_backup/README.md
Normal file
62
roles/client_backup/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,62 @@
|
|||
# client_backup
|
||||
|
||||
Intégration cliente **sauvegarde** : le nœud pousse ses **données** (pas sa VM) vers le dépôt
|
||||
restic hors-nœud (`serveur_backup`), chiffrées côté client, sur un timer systemd.
|
||||
|
||||
## Principe
|
||||
L'infrastructure est **reconstructible par le code** (`make reconstruire`). Ce qui ne se
|
||||
reconstruit pas, c'est l'**état** : clés de l'AC, annuaire, bases, courrier, dépôts Git.
|
||||
C'est cet état — et lui seul — que ce rôle sauvegarde.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Installe `restic`.
|
||||
- Dépose la clé SSH privée de sauvegarde et le mot de passe restic dans `/etc/setops`
|
||||
(`0600`), depuis la voûte.
|
||||
- Configure l'accès SSH vers la cible (utilisateur restreint `restic`).
|
||||
- Déploie `sauvegarder.sh` + l'unité et le **timer** systemd, et l'active.
|
||||
|
||||
## Jobs déclaratifs
|
||||
Chaque nœud déclare ses `client_backup_jobs` (en `group_vars`/`host_vars`) :
|
||||
|
||||
```yaml
|
||||
client_backup_jobs:
|
||||
- nom: step_ca
|
||||
chemins: [/etc/step-ca]
|
||||
- nom: postgresql
|
||||
commande: "sudo -u postgres pg_dumpall > /var/backups/setops/postgresql/all.sql"
|
||||
chemins: [/var/backups/setops/postgresql]
|
||||
```
|
||||
|
||||
Le script exécute, dans l'ordre : les `commande` (dumps vers le *staging*) → `restic init`
|
||||
si le dépôt est neuf → `restic backup` de tous les `chemins` → `restic forget --prune`
|
||||
(rétention).
|
||||
|
||||
## Secrets requis (Vault)
|
||||
```yaml
|
||||
vault_restic_password # mot de passe du dépôt restic (le chiffrement)
|
||||
vault_backup_ssh_privkey # clé privée SSH vers la cible (publique côté serveur_backup)
|
||||
```
|
||||
Sans eux, le rôle refuse de s'exécuter (assertion).
|
||||
|
||||
## Variables principales
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `client_backup_cible` | `backup-01.{{ domaine_interne }}` | Nœud dépôt |
|
||||
| `client_backup_repo` | `sftp:restic@<cible>:<hôte>` | Un sous-dossier par nœud |
|
||||
| `client_backup_staging` | `/var/backups/setops` | Préparation des dumps |
|
||||
| `client_backup_retention` | `--keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6` | `restic forget` |
|
||||
| `client_backup_horaire` | `*-*-* 02:30:00` | Timer systemd |
|
||||
| `client_backup_jobs` | `[]` | **À déclarer par nœud** |
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- **Chiffrement côté client** : la cible ne voit que des blocs chiffrés — elle n'a donc pas
|
||||
besoin d'être aussi protégée que les sources.
|
||||
- `client_backup_jobs: []` = le timer tourne mais ne sauvegarde rien. C'est silencieux :
|
||||
vérifier que chaque nœud porteur d'état déclare ses jobs.
|
||||
- Un dépôt neuf est **vide jusqu'à la première exécution** : après une reconstruction
|
||||
from-zero, déclencher une première sauvegarde plutôt que d'attendre 02:30.
|
||||
- Restauration : `restic restore` avec le même mot de passe (cf. `docs/runbooks-exploitation.md`).
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `serveur_backup` déployé, et sa `serveur_backup_pubkey` correspondant à la clé privée de
|
||||
la voûte. Couche **agents** (après les services).
|
||||
53
roles/client_unbound/README.md
Normal file
53
roles/client_unbound/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,53 @@
|
|||
# client_unbound
|
||||
|
||||
**Résolveur local** par nœud (Unbound) : cache + récursion, avec une **stub-zone** vers
|
||||
l'autoritatif interne (PowerDNS). Rend la résolution *dynamique* sans casser Internet.
|
||||
Troisième et dernière couche du DNS interne (`docs/dns-interne.md`).
|
||||
|
||||
## Les trois couches
|
||||
1. `hosts_statiques` — plancher `/etc/hosts`, toujours là, indépendant de tout service ;
|
||||
2. `serveur_powerdns` — autoritatif de la zone interne ;
|
||||
3. **ce rôle** — résolveur local, **opt-in**, qui rend la résolution dynamique par nœud.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Installe `unbound` et `bind9-dnsutils` (`dig`, pour valider **avant** de basculer).
|
||||
- Déploie `setops.conf` : écoute sur `127.0.0.1`, stub-zone vers l'autoritatif interne,
|
||||
récursion (ou transitaires) pour le reste d'Internet.
|
||||
- Valide la configuration (`unbound-checkconf`), active le service.
|
||||
- **Bascule** `/etc/resolv.conf` vers `127.0.0.1` — protégée (voir ci-dessous).
|
||||
|
||||
## Garde-fou de bascule (anti-coupure)
|
||||
Changer le résolveur d'un nœud à distance, c'est risquer de le rendre muet. Le rôle exige
|
||||
donc **deux** interrupteurs, et vérifie avant d'agir :
|
||||
|
||||
```yaml
|
||||
client_unbound_apply: true
|
||||
client_unbound_confirm: true
|
||||
```
|
||||
|
||||
Sans les deux, le rôle installe et démarre Unbound mais **ne touche pas** à `/etc/resolv.conf`
|
||||
(refus explicite). Avec les deux, il applique d'abord les redémarrages en attente, puis
|
||||
**valide qu'Unbound résout réellement** (un nom interne *et* un nom Internet) — et ne bascule
|
||||
qu'ensuite. Même doctrine que la règle 4 d'`AGENTS.md` : action risquée = confirmation explicite.
|
||||
|
||||
## Variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `client_unbound_ecoute` | `127.0.0.1` | Écoute (boucle locale) |
|
||||
| `client_unbound_zone_interne` | `{{ domaine_interne }}` | Zone en stub |
|
||||
| `client_unbound_dns_autoritatif` | dérivé du groupe `serveur_powerdns` | Cible de la stub-zone |
|
||||
| `client_unbound_transitaires` | `[]` | Vide = récursion propre (racine + DNSSEC) |
|
||||
| `client_unbound_apply` / `_confirm` | `false` / `false` | Bascule de `/etc/resolv.conf` |
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`53/udp` entrant en **localhost** · `53/tcp` sortant vers `serveur_powerdns`.
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- Transitaires vides = Unbound **récurse lui-même** (racine + DNSSEC). Si la récursion
|
||||
sortante est bloquée par le réseau, renseigner `client_unbound_transitaires`.
|
||||
- Le rôle exige l'IP de l'autoritatif interne (assertion) : `serveur_powerdns` doit être
|
||||
dans l'inventaire avec un `ansible_host`.
|
||||
- DoT (DNS chiffré) n'est pas encore branché — c'est un des flux restants du zéro-confiance.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `serveur_powerdns` actif. Couche **agents**.
|
||||
42
roles/hosts_statiques/README.md
Normal file
42
roles/hosts_statiques/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,42 @@
|
|||
# hosts_statiques
|
||||
|
||||
**Plancher de résolution** : génère `/etc/hosts` depuis l'inventaire, pour que tout
|
||||
l'écosystème se résolve par nom **même DNS éteint**.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Génère `/etc/hosts` (template `hosts.j2`) à partir des hôtes actifs de l'inventaire :
|
||||
IP, nom court, FQDN interne.
|
||||
- **Alias d'exposition** (optionnel, actif par défaut) : pose `<IP de l'edge> <FQDN exposé>`
|
||||
pour chaque application qui déclare un `expose` dans le plan — la résolution des services
|
||||
publiés ne dépend donc pas non plus du DNS.
|
||||
|
||||
## Pourquoi
|
||||
C'est ce qui rend l'**ordre de reconstruction** possible : appliqué dans la couche **socle**
|
||||
(via `playbooks/groupes/serveur_debian.yml`), il donne la résolution par nom avant que
|
||||
`serveur_powerdns` n'existe. Sans lui, tout service référençant un FQDN interne
|
||||
(`resoudre_base`, `resoudre_annuaire`, certificats step_ca…) échouerait au premier
|
||||
déploiement d'une instance neuve.
|
||||
|
||||
Les trois couches de résolution : ce plancher → PowerDNS autoritatif → Unbound local
|
||||
(`client_unbound`, opt-in). Cf. `docs/dns-interne.md`.
|
||||
|
||||
## Variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `hosts_statiques_actif` | `true` | Génère (ou non) `/etc/hosts` |
|
||||
| `hosts_statiques_domaine` | `{{ domaine_interne }}` | Suffixe des FQDN |
|
||||
| `hosts_statiques_publier_expositions` | `true` | Ajoute les alias `expose` → edge |
|
||||
| `hosts_statiques_expositions` | `[]` | Calculé par le rôle (filtre `expositions_des_applications`) |
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- Les alias d'exposition sont **best-effort** : le rôle lit `applications.yml` et
|
||||
`domaines.yml` sur le **nœud de contrôle** (`delegate_to: localhost`, `stat` d'abord).
|
||||
Plan absent (ex. préparation du golden template) → alias simplement omis, pas d'échec.
|
||||
- Le fichier est **entièrement géré** par Ansible : toute ligne ajoutée à la main sur un
|
||||
nœud est écrasée au prochain passage. C'est voulu (source unique = le plan).
|
||||
- Postfix tourne en chroot : `serveur_postfix` recopie ce `/etc/hosts` dans
|
||||
`/var/spool/postfix/etc/` pour que le MTA bénéficie du même plancher.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `domaine_interne` défini ; `setops_plan_dir` pour les alias d'exposition.
|
||||
- Filtre `expositions_des_applications` (`filter_plugins/`).
|
||||
49
roles/resoudre_annuaire/README.md
Normal file
49
roles/resoudre_annuaire/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,49 @@
|
|||
# resoudre_annuaire
|
||||
|
||||
**Rôle utilitaire** (pas un groupe déployable) : dérive la connexion à l'annuaire interne
|
||||
(OpenLDAP) de façon déclarative, à partir du `domaine_interne` et de l'hôte d'annuaire.
|
||||
|
||||
Remplace le câblage LDAP qui était répété dans `serveur_dovecot`, `serveur_postfix`,
|
||||
`serveur_keycloak` et `serveur_icingaweb2`. **Un seul endroit** fixe le nom de l'hôte
|
||||
d'annuaire.
|
||||
|
||||
## Usage
|
||||
```yaml
|
||||
- name: Résoudre l'annuaire (rôle partagé)
|
||||
ansible.builtin.include_role:
|
||||
name: resoudre_annuaire
|
||||
|
||||
- name: Adopter la connexion annuaire pour <service>
|
||||
ansible.builtin.set_fact:
|
||||
<service>_ldap_uri: "{{ resoudre_annuaire_uri }}"
|
||||
<service>_ldap_base_dn: "{{ resoudre_annuaire_base_dn }}"
|
||||
```
|
||||
|
||||
## Sorties (facts, persistent après `include_role`)
|
||||
| Fact | Exemple |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `resoudre_annuaire_fqdn` | `id-ldap-01.exemple.internal` |
|
||||
| `resoudre_annuaire_uri` | `ldaps://id-ldap-01.exemple.internal` |
|
||||
| `resoudre_annuaire_base_dn` | `dc=exemple,dc=internal` |
|
||||
| `resoudre_annuaire_users_dn` | `ou=people,dc=exemple,dc=internal` |
|
||||
| `resoudre_annuaire_bind_dn` | `cn=admin,dc=exemple,dc=internal` |
|
||||
| `resoudre_annuaire_bind_password` | Déréférencé de la voûte (`no_log`) |
|
||||
|
||||
## Variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `resoudre_annuaire_hote` | `id-ldap-01` | **Le** point où le nom d'hôte est fixé (surchargeable par instance) |
|
||||
| `resoudre_annuaire_port` | `636` | Port LDAPS |
|
||||
| `resoudre_annuaire_encryption` | `ldaps` | Schéma de l'URI |
|
||||
| `resoudre_annuaire_bind_cn` | `admin` | CN du compte de bind |
|
||||
| `resoudre_annuaire_secret` | `vault_openldap_admin` | **Nom** de la variable de voûte |
|
||||
|
||||
## Notes
|
||||
- Les sorties sont posées en `set_fact` (pas en `defaults`) : les defaults d'un rôle inclus
|
||||
ne survivent pas à la fin de son exécution, contrairement aux facts.
|
||||
- Le base DN est **dérivé** du `domaine_interne` (`a.b` → `dc=a,dc=b`) : aucun DN codé en dur.
|
||||
- Le rôle exige un `domaine_interne` non vide (assertion).
|
||||
- LDAPS suppose la confiance step_ca posée par `client_pki` sur le nœud consommateur.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `domaine_interne` défini ; voûte déverrouillée (`ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE`).
|
||||
46
roles/resoudre_base/README.md
Normal file
46
roles/resoudre_base/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,46 @@
|
|||
# resoudre_base
|
||||
|
||||
**Rôle utilitaire** (pas un groupe déployable) : résout l'entrée de base de données d'un
|
||||
consommateur depuis le registre partagé `instance/plan/bases-donnees.yml`.
|
||||
|
||||
C'est la moitié « **binding app→base** » de la conception des liaisons — le lien est déclaré
|
||||
**côté base** (le registre nomme son `consommateur`), et résolu **dans le rôle consommateur**,
|
||||
pour que le secret ne quitte jamais ce rôle. Cf. `docs/bindings-conception.md` §5.
|
||||
|
||||
## Usage
|
||||
```yaml
|
||||
- name: Résoudre la base depuis le registre (rôle partagé)
|
||||
ansible.builtin.include_role:
|
||||
name: resoudre_base
|
||||
vars:
|
||||
resoudre_base_groupe: serveur_keycloak
|
||||
```
|
||||
|
||||
## Entrée
|
||||
| Variable | Rôle |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `resoudre_base_groupe` | Le groupe consommateur cherché dans le registre |
|
||||
|
||||
## Sorties (facts, persistent après `include_role`)
|
||||
| Fact | Contenu |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `resoudre_base_entree` | L'entrée du registre (`base`, `proprietaire`, `secret`, `serveur`…) |
|
||||
| `resoudre_base_db_password` | Mot de passe déréférencé de la voûte (`no_log`) |
|
||||
| `resoudre_base_db_host` | **FQDN** du serveur de base |
|
||||
| `resoudre_base_db_port` | Port (défaut `5432`) |
|
||||
|
||||
## Pourquoi le FQDN (et pas le nom court)
|
||||
Décision d'architecture : non ambigu en fédération (`data-sql-01` existe chez plusieurs
|
||||
tenants) **et** nom canonique pour la vérification TLS `verify-full`. Résolu par le plancher
|
||||
`/etc/hosts` (`hosts_statiques`).
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- Le rôle **assère** la présence d'une entrée (`base`, `proprietaire`, `secret`) : aucun
|
||||
consommateur ne peut être déployé sans sa déclaration dans le plan. Message d'erreur
|
||||
explicite pointant `instance/plan/bases-donnees.yml`.
|
||||
- Le secret est déréférencé par `lookup('vars', <nom>)` : le registre ne contient que le
|
||||
**nom** de la variable de voûte, jamais sa valeur.
|
||||
- Un seul consommateur par entrée (le premier trouvé gagne).
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `setops_plan_dir` défini ; voûte déverrouillée (`ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE`).
|
||||
44
roles/serveur_backup/README.md
Normal file
44
roles/serveur_backup/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,44 @@
|
|||
# serveur_backup
|
||||
|
||||
**Cible des sauvegardes** : héberge les dépôts restic (un sous-dossier par nœud source),
|
||||
servis en **SFTP/SSH** à un utilisateur restreint. Le pendant de `client_backup`.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Crée l'utilisateur système `restic` et la racine des dépôts `/srv/restic`.
|
||||
- Sécurise cette racine (droits stricts).
|
||||
- Autorise la **clé publique** de sauvegarde dans son `authorized_keys`.
|
||||
|
||||
C'est tout : le rôle est délibérément minimal. Aucun démon, aucune logique de sauvegarde —
|
||||
tout se passe côté client (dumps, chiffrement, rétention).
|
||||
|
||||
## Sécurité
|
||||
Le **chiffrement est fait par le client** (restic) : ce nœud ne détient que des blocs
|
||||
chiffrés et n'a jamais le mot de passe des dépôts. Compromettre la cible ne donne pas accès
|
||||
aux données.
|
||||
|
||||
La clé **privée** correspondante vit dans la voûte, côté `client_backup`
|
||||
(`vault_backup_ssh_privkey`) ; seule la publique est déclarée ici.
|
||||
|
||||
## Variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_backup_utilisateur` | `restic` | Compte de dépôt |
|
||||
| `serveur_backup_racine` | `/srv/restic` | Racine des dépôts |
|
||||
| `serveur_backup_pubkey` | *(vide — **obligatoire**)* | Clé publique autorisée |
|
||||
|
||||
Le rôle **exige** `serveur_backup_pubkey` (assertion) : sans elle, la cible serait déployée
|
||||
mais inaccessible.
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`22/tcp` entrant depuis `client_backup` (SSH, clé dédiée). Aucun autre port.
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- **Hors-nœud, pas hors-site** : la cible protège de la perte d'une VM, pas de la perte du
|
||||
cluster. Une copie hors-site reste à faire.
|
||||
- Dimensionner le disque en conséquence (`meta/empreinte.yml` : 64 Go par défaut) — c'est la
|
||||
ressource critique de ce nœud.
|
||||
- Le compte `restic` n'est pas confiné à un shell restreint (`rrsync`/`ForceCommand`) :
|
||||
durcissement possible si la cible venait à sortir du périmètre de confiance.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- Couche **services** (avant les agents `client_backup`).
|
||||
39
roles/serveur_debian/README.md
Normal file
39
roles/serveur_debian/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,39 @@
|
|||
# serveur_debian
|
||||
|
||||
**Rôle-catégorie** du socle : il ne porte **aucune tâche**. Son unique contenu est
|
||||
`meta/flux.yml` — la déclaration du **plan de gestion** (SSH) de tout nœud de la flotte.
|
||||
|
||||
## Pourquoi un rôle sans tâches
|
||||
Le résolveur de flux (`scripts/resoudre_flux.py`, `make flux`) agrège les
|
||||
`roles/<rôle>/meta/flux.yml` **par nom de groupe**. Le groupe `serveur_debian` est le socle
|
||||
appliqué à tous les hôtes ; c'est donc ici que se déclare le flux SSH d'administration.
|
||||
|
||||
> ⚠️ **Critique** : sans cette déclaration, les rulesets nftables générés
|
||||
> (`nftables_baseline`, `policy drop`) couperaient l'accès Ansible/SSH à toute la flotte.
|
||||
|
||||
## Le travail réel
|
||||
Il est fait par le playbook du groupe, `playbooks/groupes/serveur_debian.yml`, qui applique
|
||||
dans l'ordre :
|
||||
|
||||
| Rôle | Apport |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `common_packages` | Paquets de base |
|
||||
| `hosts_statiques` | Plancher de résolution `/etc/hosts` (indépendant du DNS) |
|
||||
| `qemu_guest_agent` | Agent invité Proxmox |
|
||||
| `cloud_init` | Cohérence du premier démarrage |
|
||||
| `sudo_ansible` | Compte de déploiement |
|
||||
| `chrony` | Horloge (`fuseau_horaire`) |
|
||||
| `ssh_baseline` | Base SSH |
|
||||
| `systemd_ssh_auto` | Démarrage SSH fiable |
|
||||
| `motd` | Bannière |
|
||||
|
||||
Le playbook refuse toute cible non-Debian (assertion `ansible_facts.distribution`).
|
||||
|
||||
## Place dans l'ordre
|
||||
Couche **socle** (`docs/couches-deploiement.yml`) — la première. Le durcissement
|
||||
(`serveur_durci`) vient juste après, tout le reste ensuite.
|
||||
|
||||
## Notes
|
||||
- Ajouter un flux réseau **du socle** (pas d'un service) se fait ici, pas ailleurs.
|
||||
- `hosts_statiques` étant appliqué ici, la résolution par nom fonctionne dès le socle,
|
||||
avant que PowerDNS existe — c'est ce qui permet l'ordre de reconstruction from-zero.
|
||||
54
roles/serveur_dovecot/README.md
Normal file
54
roles/serveur_dovecot/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,54 @@
|
|||
# serveur_dovecot
|
||||
|
||||
**Mailstore** : Dovecot 2.4 (Debian 13) — IMAP pour les utilisateurs, LMTP pour la remise
|
||||
depuis Postfix, authentification et résolution des comptes sur l'annuaire OpenLDAP.
|
||||
Stockage **Maildir** de boîtes virtuelles. Cf. `docs/courriel-conception.md`.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Installe `dovecot-core`, `-imapd`, `-lmtpd`, `-ldap`.
|
||||
- Crée l'utilisateur/groupe système `vmail` (uid/gid 5000) et `/var/vmail`.
|
||||
- **TLS** : pont de certificat step_ca (`client_pki`) — script `setops-dovecot-cert-sync`
|
||||
+ unités `.service`/`.path` qui recopient le certificat d'hôte dans `/etc/dovecot/tls`
|
||||
et rechargent Dovecot **à chaque renouvellement**.
|
||||
- **Annuaire** : connexion fournie par le rôle partagé `resoudre_annuaire` (uri, base,
|
||||
bind_dn, bind_password) — rien de codé en dur.
|
||||
- Déploie toute la configuration en **un drop-in** `conf.d/99-setops.conf` (syntaxe 2.4),
|
||||
valide avec `doveconf` avant d'activer le service.
|
||||
- Désactive l'auth système par défaut : **LDAP est l'unique autorité**.
|
||||
|
||||
## Réglages Dovecot 2.4 qui comptent
|
||||
La 2.4 a changé la donne par rapport à la 2.3 ; ces trois points conditionnent la remise :
|
||||
- `static_allow_all_users` pour le userdb static ;
|
||||
- `mail_inbox_path` laissé **vide** ;
|
||||
- `mail_path` **par utilisateur** — `{{ vmail_base }}/%{user | username}`.
|
||||
|
||||
Le local-part seul (`| username`) donne le **même chemin** pour la remise LMTP (destinataire
|
||||
local-part) et l'accès IMAP (adresse complète) — c'est ce qui fait fonctionner le flux
|
||||
bout-en-bout en mono-domaine.
|
||||
|
||||
## Variables principales
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_dovecot_vmail_base` | `/var/vmail` | Racine des boîtes |
|
||||
| `serveur_dovecot_mail_path` | `<base>/%{user \| username}` | Chemin Maildir par compte |
|
||||
| `serveur_dovecot_ldap_filter` | `(&(objectClass=inetOrgPerson)(mail=%{user}))` | Login = adresse courriel |
|
||||
| `serveur_dovecot_tls_actif` | `true` | Pont de certificat step_ca |
|
||||
| `serveur_dovecot_lmtp_reseau` | `true` | LMTP :24 pour un MTA **distant** (edge-mta) |
|
||||
| `serveur_dovecot_sasl_reseau` | `false` | Auth SASL réseau :12345 pour la soumission :587 |
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`993/tcp` IMAPS (utilisateurs) · `24/tcp` LMTP ← Postfix (TLS vérifié) ·
|
||||
`12345/tcp` SASL ← Postfix · `636/tcp` → OpenLDAP (userdb/passdb).
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- **Mono-domaine** : le chemin ne conserve pas le domaine. Le multi-domaine demandera de le
|
||||
préserver des deux côtés (raffinement Étape B).
|
||||
- LMTP et SASL **réseau** doivent être restreints au nœud MTA par pare-feu — c'est ce que
|
||||
fait `nftables_baseline` à partir de `meta/flux.yml` (`pair: serveur_postfix`).
|
||||
- Si Postfix est **co-localisé**, le rôle bascule sur les sockets sous le chroot
|
||||
(`/var/spool/postfix/private`) plutôt que sur le réseau (détection automatique).
|
||||
- Le certificat est **exigé** : sans `client_pki` sur le nœud, le rôle échoue explicitement.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `serveur_dovecot requiert serveur_openldap actif` (`docs/dependances-groupes.yml`).
|
||||
- `client_pki` appliqué sur le nœud (couche `pki_client`, avant la couche `services`).
|
||||
58
roles/serveur_icingaweb2/README.md
Normal file
58
roles/serveur_icingaweb2/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,58 @@
|
|||
# serveur_icingaweb2
|
||||
|
||||
**Frontal de supervision** : Icinga Web 2 + module IcingaDB + module *Business Process*,
|
||||
co-localisé avec le moteur `serveur_icinga`. Application PHP servie par un nginx **local**
|
||||
et php-fpm ; l'edge nginx proxifie par nom.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Résout sa base IcingaDB via `resoudre_base` (même consommateur que le moteur) et
|
||||
l'annuaire via `resoudre_annuaire` — aucun câblage en dur.
|
||||
- Installe `icingadb-web` (qui tire `icingaweb2`), le module BPM, PHP 8.4 (fpm, pgsql, ldap,
|
||||
intl, gd, curl, xml, mbstring) et nginx.
|
||||
- Déploie la configuration `.ini` (ressources, authentification, rôles, IcingaDB, Redis),
|
||||
active les modules, déploie le vhost nginx local et retire le site par défaut.
|
||||
- **Processus métier (BPM)** : peut en semer en IaC (`serveur_icingaweb2_bpm_processes`), tout
|
||||
en laissant le répertoire éditable depuis l'UI.
|
||||
|
||||
## Deux modes d'authentification
|
||||
| `serveur_icingaweb2_auth` | Fonctionnement |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `ldap` (défaut) | Connexion directe à OpenLDAP (LDAPS) — Icinga Web 2 n'a pas d'OIDC natif |
|
||||
| `external` | L'utilisateur est fourni par une passerelle SSO devant (`serveur_oauth2_proxy` → Keycloak) ; nginx pose `REMOTE_USER` |
|
||||
|
||||
En mode `external`, restreindre l'écoute de nginx à la boucle locale
|
||||
(`serveur_icingaweb2_nginx_bind: "127.0.0.1:"`) — sinon l'application reste joignable en
|
||||
contournant la passerelle.
|
||||
|
||||
## Variables principales
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_hostname` | `icinga.{{ domaine_interne }}` | Nom servi |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_http_port` | `8080` | nginx local (l'edge proxifie ici) |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_auth` | `ldap` | Backend d'authentification |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_remote_user` | `$remote_user` | Variable nginx source de `REMOTE_USER` |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_nginx_bind` | `""` | `"127.0.0.1:"` derrière une passerelle |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_admins` | `testmail` | uid recevant le rôle Administrateur (liste séparée par virgules) |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_redis_port` | `6380` | Redis IcingaDB **local** |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_modules` | `[icingadb, businessprocess]` | Modules activés |
|
||||
| `serveur_icingaweb2_bpm_processes` | `{}` | Processus métier semés en IaC |
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`8080/tcp` entrant depuis l'edge · `5432/tcp` → PostgreSQL (IcingaDB, `verify-full`) ·
|
||||
`636/tcp` → OpenLDAP. Icinga 2 (API `5665`) et le Redis IcingaDB (`6380`) sont
|
||||
**co-localisés** : consommés en localhost, donc absents du registre des flux.
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- `serveur_icingaweb2_admins` doit désigner de vrais uid de l'annuaire — sinon plus personne
|
||||
n'est administrateur de l'interface.
|
||||
- Les versions PHP sont **épinglées à 8.4** (Debian 13) dans les noms de paquets, de service et
|
||||
de socket : une montée de Debian demandera de les changer ensemble.
|
||||
- Le Redis IcingaDB (`6380`) est distinct du groupe `serveur_redis` (cache applicatif) et du
|
||||
Redis de `serveur_rspamd`.
|
||||
- Semer un processus BPM ici le met **sous gestion Ansible** : il sera réécrit à chaque
|
||||
passage, même modifié dans l'UI. Par défaut, le rôle n'en sème aucun.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `serveur_icingaweb2 requiert serveur_icinga, serveur_postgresql, serveur_openldap actifs`
|
||||
(`docs/dependances-groupes.yml`).
|
||||
- `client_pki` (LDAPS + PostgreSQL `verify-full`). Couche **apps**.
|
||||
59
roles/serveur_oauth2_proxy/README.md
Normal file
59
roles/serveur_oauth2_proxy/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,59 @@
|
|||
# serveur_oauth2_proxy
|
||||
|
||||
**Passerelle SSO générique** : place Keycloak **devant n'importe quelle application** qui n'a
|
||||
pas d'OIDC natif. L'utilisateur s'authentifie une fois auprès de Keycloak ; l'application
|
||||
le reçoit via un **en-tête** (authentification « external »).
|
||||
|
||||
C'est le patron réutilisable qui évite d'écrire une intégration OIDC par application.
|
||||
Éprouvé devant Icinga Web 2.
|
||||
|
||||
## Comment ça s'assemble
|
||||
```
|
||||
navigateur → edge nginx (TLS) → oauth2-proxy :4180 → application (127.0.0.1:8080)
|
||||
↓
|
||||
Keycloak (OIDC)
|
||||
```
|
||||
L'application passe en `auth: external` et lit `REMOTE_USER`, posé par nginx depuis l'en-tête
|
||||
de la passerelle. Elle n'a **aucune** connaissance d'OIDC.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Installe le binaire Go officiel depuis les *releases* GitHub (pas d'apt), sous
|
||||
`/usr/local/bin/oauth2-proxy`, avec un utilisateur système dédié.
|
||||
- Déploie la configuration et l'unité systemd, active le service.
|
||||
- **Assère** d'entrée toute la configuration OIDC obligatoire — pas de démarrage à moitié
|
||||
configuré.
|
||||
|
||||
## Variables obligatoires (par instance)
|
||||
| Variable | Rôle |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_client_id` | Client OIDC déclaré dans Keycloak |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_client_secret` | Secret du client (**voûte**) |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_redirect_url` | `https://<app>/oauth2/callback` |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_upstream` | Application protégée (ex. `http://127.0.0.1:8080`) |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_cookie_secret` | 32 octets base64 (**voûte**, `vault_oauth2_cookie`) |
|
||||
|
||||
## Autres variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_version` | `v7.15.3` | Version épinglée |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_ecoute` | `0.0.0.0:4180` | L'edge proxifie ici |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_realm` | `{{ identite_realm }}` | Realm applicatif |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_issuer` | `https://keycloak.<domaine>/realms/<realm>` | Émetteur OIDC |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_email_domains` | `*` | Tout utilisateur authentifié par Keycloak |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_allow_unverified_email` | `true` | Voir ci-dessous |
|
||||
| `serveur_oauth2_proxy_ca_bundle` | `/etc/ssl/certs/ca-certificates.crt` | Racine step_ca (via `client_pki`) |
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- **`allow_unverified_email: true` est nécessaire ici** : les comptes viennent de l'annuaire
|
||||
LDAP, qui ne porte pas de drapeau `email_verified`. L'IdP est interne et de confiance ;
|
||||
sans ce réglage, aucune connexion ne passe.
|
||||
- La version est **épinglée** : une montée de version est un geste délibéré (relire les notes
|
||||
de version d'oauth2-proxy, les options changent de nom entre majeures).
|
||||
- Le service écoute en clair sur `:4180` — le TLS est terminé à l'edge. À restreindre à l'edge
|
||||
par pare-feu (`meta/flux.yml`, `pair: edge`).
|
||||
- Une instance protège **une** application (upstream unique). Deux applications = deux
|
||||
instances (ou un déploiement par nœud applicatif).
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `client_pki` (confiance step_ca pour joindre Keycloak en HTTPS) et `serveur_keycloak` actif.
|
||||
- Le client OIDC doit exister dans le realm Keycloak, avec la bonne URL de redirection.
|
||||
57
roles/serveur_postfix/README.md
Normal file
57
roles/serveur_postfix/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,57 @@
|
|||
# serveur_postfix
|
||||
|
||||
**MTA** : Postfix 3.x (Debian 13) sur le nœud *edge-mta* — réception SMTP :25, cartes LDAP
|
||||
(domaines, boîtes, alias), remise **LMTP réseau** vers le mailstore (`serveur_dovecot`).
|
||||
**Ne stocke aucune boîte.** Cf. `docs/courriel-conception.md`.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Préconfigure Postfix par **debconf** (installation non interactive), installe
|
||||
`postfix` + `postfix-ldap`.
|
||||
- **Chroot** : recopie `/etc/hosts` dans `/var/spool/postfix/etc/` — le MTA hérite du
|
||||
plancher de résolution (`hosts_statiques`), sinon il ne résout aucun nom interne.
|
||||
- **TLS** : pont de certificat step_ca (`client_pki`) — script `setops-postfix-cert-sync`
|
||||
+ unités `.service`/`.path`, recharge Postfix à chaque renouvellement.
|
||||
- **Annuaire** : connexion fournie par `resoudre_annuaire` ; carte `ldap-mailboxes.cf`
|
||||
(validation des destinataires contre LDAP).
|
||||
- Soumission `:587` optionnelle, avec **SASL délégué à Dovecot** (passdb LDAP).
|
||||
- Valide la configuration (`postfix check`) avant d'activer le service.
|
||||
|
||||
## Liaisons (`meta/liens.yml`)
|
||||
Le rôle **accepte** deux liens déclarés côté application dans `plan/applications.yml` :
|
||||
|
||||
| Lien | Effet |
|
||||
| --- | --- |
|
||||
| `mailstore` | Injecte `serveur_postfix_mailstore_hote` = FQDN de la cible (Dovecot LMTP) |
|
||||
| `milter` | Passe `serveur_postfix_rspamd_milter` à `true` (rspamd co-localisé) |
|
||||
|
||||
C'est le sens « **app→app** », résolu par `scripts/instancier.py`. Cf.
|
||||
`docs/bindings-conception.md`.
|
||||
|
||||
## Variables principales
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_postfix_mailstore_hote` | *(vide — **obligatoire**)* | Nœud Dovecot, normalement injecté par le lien `mailstore` |
|
||||
| `serveur_postfix_lmtp_port` | `24` | LMTP vers le mailstore |
|
||||
| `serveur_postfix_reseaux_confiance` | `127.0.0.0/8 [::1]/128` | `mynetworks` (relais autorisé) |
|
||||
| `serveur_postfix_submission_actif` | `false` | Soumission :587 (SASL Dovecot) |
|
||||
| `serveur_postfix_rspamd_milter` | `false` | Milter antispam/DKIM co-localisé |
|
||||
| `serveur_postfix_lmtp_tls_verify` | `false` | Zéro-confiance : vérifier le certificat du mailstore |
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`25/tcp` entrant (externe + `client_smtp`) · `587/tcp` soumission (flotte) ·
|
||||
`24/tcp` → Dovecot (TLS vérifié) · `12345/tcp` → Dovecot (SASL) ·
|
||||
`11332/tcp` → rspamd local · `636/tcp` → OpenLDAP · `25/tcp` sortant (MX distants).
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- Le rôle **exige** `serveur_postfix_mailstore_hote` (assertion) : pas de remise locale, la
|
||||
remise finale appartient au mailstore. C'est la scission edge-mta / mail-store.
|
||||
- `serveur_postfix_reseaux_confiance` est à adapter au réseau de l'instance — laissé au
|
||||
strict minimum par défaut.
|
||||
- `serveur_postfix_lmtp_tls_verify: true` demande que la racine step_ca soit lisible
|
||||
(`/etc/step/certs/root_ca.crt`, posée en `0644` par `client_pki`).
|
||||
- La frontière publique (MX, SPF/DKIM/DMARC publics, filtrage entrant) relève de
|
||||
l'OPNsense — Étape B, hors flotte Ansible.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- `serveur_postfix requiert serveur_dovecot actif` (`docs/dependances-groupes.yml`).
|
||||
- `client_pki` appliqué sur le nœud.
|
||||
40
roles/serveur_rspamd/README.md
Normal file
40
roles/serveur_rspamd/README.md
Normal file
|
|
@ -0,0 +1,40 @@
|
|||
# serveur_rspamd
|
||||
|
||||
**Antispam + signature DKIM** : rspamd 3.x (Debian 13), branché en **milter** sur Postfix
|
||||
(nœud *edge-mta*), avec Redis local comme backend. **Ne stocke aucune boîte.**
|
||||
Cf. `docs/courriel-conception.md`.
|
||||
|
||||
## Rôle
|
||||
- Installe `rspamd` et `redis-server` (backend local, non partagé).
|
||||
- **Clé DKIM** : génération **idempotente** — la clé n'est créée que si elle est absente,
|
||||
puis ses droits sont fixés. Un redéploiement ne casse jamais une signature en place.
|
||||
- Affiche l'**enregistrement DNS DKIM à publier** (`<sélecteur>._domainkey`) — la publication
|
||||
relève de la frontière publique (Étape B).
|
||||
- Configure par **surcharges** `local.d/` uniquement (`redis.conf`, `worker-proxy.inc`,
|
||||
`dkim_signing.conf`) : les fichiers Debian d'origine ne sont jamais édités.
|
||||
|
||||
## Variables
|
||||
| Variable | Défaut | Rôle |
|
||||
| --- | --- | --- |
|
||||
| `serveur_rspamd_redis_serveur` | `127.0.0.1:6379` | Backend Redis local |
|
||||
| `serveur_rspamd_milter_port` | `11332` | Worker proxy consommé par Postfix |
|
||||
| `serveur_rspamd_dkim_actif` | `true` | Signature DKIM |
|
||||
| `serveur_rspamd_dkim_domaine` | `{{ domaine_interne }}` | Domaine signé (**public** en prod) |
|
||||
| `serveur_rspamd_dkim_selecteur` | `setops` | Sélecteur DKIM |
|
||||
| `serveur_rspamd_dkim_repertoire` | `/var/lib/rspamd/dkim` | Clés |
|
||||
|
||||
## Flux (`meta/flux.yml`)
|
||||
`11332/tcp` milter et `11334/tcp` interface de contrôle — **`localhost` uniquement**.
|
||||
Le couplage à Postfix est une co-localisation, pas un flux réseau.
|
||||
|
||||
## Notes / limites
|
||||
- Le Redis d'ici est **local au nœud** et distinct du groupe `serveur_redis` (cache
|
||||
applicatif) : ne pas les confondre ni les fusionner.
|
||||
- Le domaine signé par défaut est le domaine **interne** (bac à sable). En production, il
|
||||
doit être le domaine **public**, et l'enregistrement DKIM publié dans la zone publique —
|
||||
sinon la signature ne vaut rien pour les MX distants.
|
||||
- Côté Postfix, l'activation passe par le lien `milter` (`meta/liens.yml` de
|
||||
`serveur_postfix`), pas par une variable saisie à la main.
|
||||
|
||||
## Prérequis
|
||||
- Postfix co-localisé sur le même nœud (le milter n'écoute qu'en local).
|
||||
Loading…
Reference in a new issue