Set-OPS-Public/docs/sortir-les-cles-du-poste.md

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> **Pour qui :** l'exploitant, le jour où il réalise que 1 644 octets valent toute
> l'installation. À faire une fois, puis à refaire quand une clé change.
# Sortir les clés du poste
## Ce qui est en jeu
Le **code** de Set-OPS est répliqué trois fois : `eregion`, la forge du site, patient 0.
Les **voûtes chiffrées** y sont aussi. Le coffre est solide.
Les **clés** qui l'ouvrent vivent dans neuf fichiers de ce poste — 1 644 octets — sans
aucune copie ailleurs. S'y ajoutent les clés SSH par lesquelles on entre sur les
hyperviseurs, la frontière et chaque machine.
Ce qu'on perd avec le poste, par ordre de gravité :
| Ce qui disparaît | Conséquence |
|---|---|
| Le poste seul | Les mots de passe restic restent lisibles sur les machines vivantes (`/etc/setops/restic.pass`) — récupérable, mais douloureux, et plus aucun déploiement possible entre-temps |
| Le poste **et** une machine | L'état de cette machine devient illisible |
| Le poste **et** le site | Terminal |
## La manœuvre
```bash
make cles-recenser # voir ce qui sortirait, sans rien écrire
make cles-exporter VERS=/media/…/CLE # sortir, chiffrer, RELIRE
```
**Lance-la toi-même**, dans ton terminal. `gpg` demande une phrase de passe : elle ne doit
passer ni par un journal, ni par le contexte d'un assistant. C'est la seule façon de
s'en assurer.
L'outil refuse trois choses, et chacune a été éprouvée en la faisant échouer :
- une destination **dans** l'infrastructure — ces clés ouvrent les sauvegardes ; les y
ranger ferait un coffre dont la clé est à l'intérieur ;
- **écraser** une archive existante — elle est peut-être la seule ;
- une archive qu'il **n'arrive pas à rouvrir** — elle est alors supprimée. Une sauvegarde
de clés qu'on ne sait pas ouvrir est pire que rien : elle donne le sentiment d'être
protégé.
Il ne montre jamais le contenu des clés — seulement leur nom, leur taille et leur
empreinte. De quoi vérifier sans divulguer.
## Les deux gestes qui restent, et qui ne sont pas facultatifs
**1. La phrase de passe va ailleurs que le support.** Séparés, ils ne valent rien l'un
sans l'autre ; ensemble, ils valent l'installation. Un papier dans un autre lieu, ou un
gestionnaire de mots de passe qui n'est pas sur ce poste.
**2. Une seconde copie, dans un autre lieu physique.** Un support unique dans un tiroir
unique, c'est le problème qu'on vient de fermer, déplacé de quelques mètres.
## Les rouvrir — la moitié qui compte
Le jour où l'on s'en sert, **le poste est mort**. Le dépôt Set-OPS est répliqué trois
fois, mais le *cloner* demande la clé SSH… qui est dans l'archive qu'on essaie d'ouvrir.
Une procédure rangée dans le dépôt serait donc inaccessible exactement quand elle sert.
La clé se suffit donc à elle-même. À côté de l'archive :
```
setops-cles-<poste>.tar.gpg les clés, chiffrées
restaurer_cles.py le script, autonome
LISEZ-MOI-RESTAURATION.txt le mode d'emploi, et les commandes manuelles
```
documentation : la tournee des 74 documents, parce qu un balayage ne lit pas La revision a commence par un balayage par motifs — chemins morts, cibles make absentes, comptes derives. Il a trouve une trentaine d ecarts et rate presque tout le reste : un motif ne voit que ce qui s exprime en motif. make hote-planifier en est l exemple. La cible EXISTE, donc le controle passait au vert. C est une cible depreciee qui refuse et sort en 2, recommandee par AGENTS.md, et qui contredit la REGLE D OR du meme fichier trois ecrans plus haut. Il fallait lire pour la voir. 74 documents lus un par un. 66 corriges, 8 exacts. CE QUI ETAIT FRANCHEMENT FAUX AGENTS.md, la source d autorite, annoncait la flotte pas encore executee contre des VM reelles. Elle a ete rasee et remontee depuis zero trois fois. ecosysteme-chezlepro.md, le document montre a un client, portait la meme phrase : il se sous-vendait gravement. courriel-conception.md s ouvrait sur aucun role n est encore ecrit, au-dessus de son propre paragraphe 1 qui les nomme. autorisation.md se terminait sur rien n est construit alors qu il rapporte des mesures datees du role en fonctionnement. hebergeur-exploitation.md disait rien n est fait d un depot qui existe. filiation-emancipation.md se contredisait a deux ecrans de distance. DES MODELES DECRITS D APRES UN MONDE ANTERIEUR Le resolveur : cinq documents decrivaient un Unbound par VM en opt-in, trois le donnaient en exemple d integration FACULTATIVE — il est universel depuis le 2026-08-24. L adressage de nomenclature-vm.md : reseau unique, VLAN 11-15, VMID a cinq chiffres. Le nommage SDN de sdn-evpn.md contre le code : c est le wiki qui avait raison. CE QUI CASSE AU PREMIER ESSAI Le nom du gabarit dore etait faux a quatre endroits, dont la procedure qui le FABRIQUE et le critere R2 de l epreuve d operateur independant. preparer-un-site-hebergeur.md avertissait qu une VM faite a la main serait detruite : raser derive du plan, il ne la detruira jamais — le risque est l inverse. Un mot de passe d essai en clair dans un depot public. DEUX PREUVES ETENDUES, ET UNE QUI SE TROMPAIT ELLE-MEME P57 couvre les groupes : elle a signale aussitot 29 groupes annonces au-dessus d un tableau qui en cite 40. P29 confronte le tableau de authentification.md aux declarations reelles : 12 annonces, 21 reels. Et P57 imposait un chiffre faux — 56 preuves alors que le depot en porte 57, la conditionnelle vivant hors de tout comptage. Un garde-fou qui fait respecter une erreur ajoute l assurance a l erreur. CE QUI RESTE, ET QU AUCUNE PREUVE NE TIENT Deux comptes trouves a la main. Et une lacune reelle : rien ne garde les meta/acces.yml — ni qu un service web-sso en porte un, ni que le groupe qu il nomme existe. P29 tient les positions d authentification, personne ne tient les habilitations. make prouver : CONFORME, 56 OK, 0 echec, 1 saute. 0 lien mort. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Crgis8CxCWkAGFA1ecBz3q
2026-09-06 16:18:23 -04:00
> **Une clé faite avant cette version ne porte pas les compagnons.**
> `make cles-compagnons VERS=/media/…/CLE` les y dépose **sans refaire l'archive** : ni
> phrase de passe redemandée, ni risque d'écraser ce qui est déjà vérifié.
Sur la machine neuve, il ne faut que `gpg`, `python3` et la phrase de passe :
```bash
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg --lister # voir sans rien écrire
python3 restaurer_cles.py setops-cles-*.tar.gpg # remettre en place
```
Le script remet chaque fichier à sa place selon son nom, et **repose les droits à 0600**.
Ce n'est pas cosmétique : `ssh` refuse une clé privée que d'autres peuvent lire, et son
message ne dit pas qu'il s'agit d'un droit — une archive extraite depuis un support FAT
arrive systématiquement dans cet état. Il **refuse** aussi d'écraser une clé déjà là :
lancé par erreur sur un poste qui fonctionne, il ne détruit rien.
Si même ce script refuse de tourner, le LISEZ-MOI porte les commandes manuelles — `gpg`,
`tar`, `chmod`. **Les deux chemins ont été éprouvés** le 2026-09-05 : export, poste vidé,
restauration depuis la clé seule, empreintes comparées — identiques, 4 sur 4, droits
700/600.
## L'éprouver pendant qu'on a encore le choix
```bash
make cles-restaurer ARCHIVE=/media/…/setops-cles-*.tar.gpg
```
Il refusera, puisque les clés sont déjà en place — et ce refus est en soi la preuve que
l'archive s'ouvre et que la phrase de passe est la bonne. C'est le test le moins cher
qui existe, et il vaut d'être refait après chaque changement de clé.
## Quand recommencer
Quand une voûte est créée ou sa clé changée (`voutes.py`), quand une paire SSH de runner
est refaite, et à l'arrivée d'un écosystème. `make cles-recenser` dit en une seconde si
l'archive rangée est encore complète : compare le nombre de fichiers et les empreintes.
## Ce que ça ne couvre pas
La **phrase de passe** elle-même : si elle est perdue, l'archive est du bruit. C'est le
prix du chiffrement, et c'est pour ça que le geste 1 n'est pas décoratif.